Le Festival est organisé par le Festival international du cinéma francophone en Acadie (FICFA). Le film Trécarré était le seul film originaire de l’Acadie, à l’Est canadien.
Il s’agit d’un documentaire de 30 minutes produit par Natalie Robichaud avec la collaboration de l’Office national du film. Son film présente les musiciens de la région du Trécarré en Clare (Bangor, Station-de-Saulnierville et Ville-des-Tuyaux ou «Pipetown» ) avec sa grande réputation du talent musical local.
On présente les musiciens talentueux de cette région, qui sont reconnus dans la région et ailleurs au Canada et plus loin au fil des années.
Les musiciens présentés sont de Clare, mais surtout de la région du Trécarré, une région éloignée de la côte en allant vers les bois. Il s’agit surtout de Dennis à Alfred Comeau, Kenneth Saulnier, Johnny Comeau, Daniel LeBlanc et les familles Melanson et Saulnier, et bien d’autres.
Dans le film, Elaine Thimot présente les villages, Daniel LeBlanc présente la musique et Mary Guptill présente la région forestière.
Natalie a expliqué la raison pour laquelle la région de Dieppe en France s’intéresse au cinéma francophone du Canada. «Le débarquement des Canadiens là vers la fin de la Deuxième Guerre mondiale fait en sorte que les relations avec les Canadiens sont fortes. Tout le monde là adore les Canadiens», a-t-elle noté.
Les gens ont aimé son film, selon elle, malgré le défi de ne pas toujours avoir compris les accents acadiens de la Baie Sainte-Marie. Il parait qu’on disait la même chose au sujet des films québécois.
C’est dommage que le film n’était pas sous-titré. Je ne sais pas si c’était afin de ne pas m’insulter. Ça m’aurait permis de mieux expliquer et de creuser le contenu avant les présentations. C’est difficile de comprendre l’«acadjunne» quand on n’est jamais sorti de la Normandie.»
Natalie a présenté son film deux fois durant le Festival au Cinéma Megarama. Elle a eu l’occasion de parler de l’accent de la Baie Sainte-Marie pour que les spectateurs comprennent mieux le contenu du film, en donnant des exemples du parler local.
«C’est dommage que le film n’était pas sous-titré. Je ne sais pas si c’était afin de ne pas m’insulter. Ça m’aurait permis de mieux expliquer et de creuser le contenu avant les présentations. C’est difficile de comprendre l’«acadjunne» quand on n’est jamais sorti de la Normandie», selon elle.
Natalie a eu l’occasion de rencontrer des cinéastes professionnels de carrière, dont certains venants de Vancouver, d’Edmonton et du Québec. «Je me suis sentie comme une [impostrice], hors de ma confidence. Je n’étais pas habituée d’être toute seule, ne connaissant personne, parmi des gens qui se connaissaient déjà. Mais, ça m’a inspirée de faire d’autres films, ayant vu d’autres films excellents», a-t-elle confié.
Les films présentés étaient 80 % québécois. Il y avait 12 films présentés par jour, sur trois jours. «Je ne les ai pas tous vus, mais j’en ai vu beaucoup. Mon film n’était pas en compétition, je ne sais pas pourquoi. J’estime qu’on préfère des fictions aux documentaires.»
La cinéaste d’ici avoue qu’elle a pu faire de bons contacts qui lui ont permis de développer des idées de nouveaux films, des gens qui ont de l’expérience et qui connaissent les programmes d’appui. «J’espère retourner un jour avec d’autres films, puisqu’ils sont toujours à la recherche de films canadiens.»
