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Le sénateur Réjean Aucoin présente le Sénat canadien en Clare

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L’affiche de la présentation, qui a eu lieu à l’Université Sainte-Anne. — PHOTO : Richard Landry
L’affiche de la présentation, qui a eu lieu à l’Université Sainte-Anne.
PHOTO : Richard Landry

POINTE-de-l’ÉGLISE - Un an après sa nomination au Sénat canadien, le sénateur acadien Réjean Aucoin était en visite dans la région de Clare, le 5 mars. En collaboration avec la Société acadienne de Clare, il est venu faire une présentation sur le Sénat et son accueil personnel à Ottawa.

Le sénateur Réjean Aucoin présente le Sénat canadien en Clare
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Rencontré à la suite de sa présentation, le sénateur Aucoin a noté que c’est la première fois de l’histoire depuis la Confédération canadienne que deux sénateurs acadiens sont nommés en Nouvelle-Écosse. 

Il a noté la nomination d’Allister Surette, qui vient d’être aussi nommé au Sénat canadien. Le nouveau sénateur Surette n’a pas encore été au Sénat à Ottawa parce qu’il a été nommé juste avant que le gouvernement ait été prorogé jusqu’au remplacement du premier ministre Justin Trudeau.

D’après la liste des nominations des sénateurs canadiens, M. Aucoin estime qu’il est le septième sénateur acadien nommé en Nouvelle-Écosse et le 997e sénateur nommé depuis la Confédération. Résidant à Chéticamp et avocat à la retraite, il est le premier sénateur acadien nommé du Cap-Breton.  

 Le sénateur Réjean Aucoin (à gauche) était accompagné du nouveau sénateur Allister Surette lors de sa présentation, le mercredi 5 mars. C’est la première fois qu’il y a deux sénateurs acadiens de la Nouvelle-Écosse au Sénat canadien.

PHOTO : Richard Landry

Quant à lui, le nouveau sénateur Allister Surette, jusqu’à récemment recteur de l’Université Sainte-Anne, devient donc le huitième sénateur acadien de la Nouvelle-Écosse. Les deux nouveaux sénateurs sont les premiers Acadiens de la Nouvelle-Écosse nommés au Sénat à la suite de la retraite de Gerald Comeau en 2013.

Après en avoir fait la demande, M. Aucoin croit qu’il a été nommé au Sénat à cause de son travail ardent pour la défense d’une circonscription électorale provinciale dans la région de Chéticamp et pour sa défense des droits des Acadiens et des francophones dans la province au fil des ans.

«L’Association des juristes d’expression française de la Nouvelle-Écosse, que j’ai fondée, donne de l’information au public sur le Centre d’accès à la justice à Halifax. C’était le temps de venir en région. Il y a eu une clinique juridique à l’Université Sainte-Anne, où les gens pouvaient venir rencontrer des avocats du Centre pour des rencontres un à un et qui étaient ouvertes au public en Clare.»

Le sénateur Aucoin était à l’École secondaire de Clare plus tôt le même jour, où il a participé dans un procès simulé (étant ancien avocat) dans le rôle de juge. L’activité était organisée en collaboration avec l’Association des juristes d’expression française. Il en a profité pour présenter aussi le Sénat canadien. Il a poursuivi à l’École secondaire de Par-en-Bas pour le même exercice le lendemain, le 6 mars.

La présentation au public a eu lieu dans la chapelle de l’Université Sainte-Anne. Après avoir été présenté par Natalie Robichaud, directrice générale de la Société acadienne de Clare, le sénateur Aucoin a noté que le Sénat canadien joue un rôle très important pour trois raisons. «Il n’y a aucune loi qui peut être adoptée sans nous, nous travaillons ensemble en vue de faire des enquêtes sur des enjeux importants et nous défendons des groupes qui ne sont pas représentés à la Chambre des Communes», selon lui. 

«Pour ma part, je me fais un devoir de représenter les Acadiens de la Nouvelle-Écosse, et je suis heureux de pouvoir maintenant compter sur un deuxième Acadien pour représenter notre province. Allister Surette a été nommé en décembre dernier, une première en Nouvelle-Écosse d’avoir deux Acadiens pour vous représenter au Sénat!»

Il a ensuite présenté l’histoire du Sénat. «En 1864, des représentants de la province du Canada (aujourd’hui l’Ontario et le Québec) et des provinces de l’Atlantique négociaient la Confédération. Ils proposaient de se joindre afin de former un seul pays. Ils s’entendaient tous sur le fait que le Canada devait être une démocratie et qu’il devait y avoir une chambre élue fondée sur la représentation selon la population.»

Le sénateur a noté que ce type de représentation inquiétait grandement certaines personnes. «Les Néoécossais, par exemple, craignaient que la voix de leurs députés soit noyée par celles des députés des provinces ayant une plus grande population. Comme le Québec était la seule province francophone, les Québécois craignaient aussi que la majorité anglophone ne tienne pas compte de leurs préoccupations. Les Pères de la Confédération ont donc décidé d’établir un équilibre entre la représentation selon la population et la représentation régionale», a-t-il expliqué.

Il y a donc eu la création d’une chambre haute, le Sénat, où toutes les régions du pays auraient un nombre égal de sièges (24 chacun pour l’Ontario, le Québec et les provinces des Maritimes lors de sa création). 

Il a ensuite présenté comment les projets de loi de la Chambre des Communes sont étudiés et débattus dans chaque chambre. «Avant d’être adoptés, tous les projets de loi doivent faire l’objet de trois lectures et être étudiés par un comité de la Chambre des Communes et du Sénat.»

Le Sénat a été créé pour donner une voix forte aux régions, selon lui. «Alors que les députés examinent l’impact d’un projet de loi sur leur circonscription, les sénateurs examinent son impact sur le plan provincial, régional et même national, ainsi que sur certains groupes moins bien représentés, comme les femmes, les autochtones et les Acadiens.» 

Il a conclu que le fait que les sénateurs sont nommés plutôt qu’élus permet au Sénat de représenter tous les Canadiens et pas seulement ceux qui choisissent de se lancer en politique. Tout sénateur peut être en service jusqu’à l’âge de 75 ans. 

Type: Actualités

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