«J’aime écrire des poèmes, composer de la musique et chanter, a-t-elle avoué lors du lancement de son album. Depuis un jeune âge, je m’amuse à développer mes passions de chansonnière-compositrice-musicienne-auteure-poète, dans les deux langues. Me voici rendue dans la cinquantaine et je suis fière d’enfin partager mes créations.»
Le disque numérique présente quatre chansons originales ainsi que deux poèmes présentés avec son accent acadien de la Baie Sainte-Marie.
Colette a confié que deux évènements récents l’ont poussée à développer son projet d’album, qu’elle mijotait depuis longtemps. Elle a été invitée à participer au projet local de femmes musiciennes appelé Fleurir en musique. Le projet comprenait des ateliers avec l’auteure-compositrice-interprète locale, Vickie Deveau, et était organisé par la Société acadienne de Clare.
Elle a participé aux ateliers et au spectacle de clôture des deux éditions, soit en 2023 et en 2024. Munie d’une nouvelle confiance en elle-même, elle a donc décidé de partager, grâce à cet album, ses talents de poète et de musicienne sur une plus grande échelle.
Le deuxième évènement est celui d’une période récente de récupération après s’être cassé un os dans le dos en tombant à la maison. Forcée de garder le lit ou la chaise, elle a eu le temps de réfléchir sur la vie et de composer la chanson-titre de l’album. Elle a adopté une attitude qu’on ne peut pas toujours contrôler la vie, que sera sera, ce qui est reflété dans son album.
Ce dernier comprend les chansons: «Coureur de bois» (basée sur les coureurs de bois d’antan), «Le pêcheur éternel» (un pêcheur qui périt en mer et les relations avec la mer), «La vie est belle» (basée sur une histoire vraie) et «Ça f’ra ça que ça f’ra» (son attitude suite à sa blessure).
Les poèmes s’intitulent «Perdue dans la brume» (rédigé à la fin de la pandémie) et «J’en ai eu assez» (une femme qui en fait beaucoup pour sa famille). L’album comprend un petit livret avec les paroles.
Elle a composé des centaines d’œuvres poétiques. Elle note que ce n’est que le début. Elle a hâte de continuer de s’épanouir et de présenter d’autres compositions. «Mes pièces musicales et poétiques font rayonner ma langue maternelle, ma culture et mon héritage acadien métis. Je vise à sauvegarder les vieux mots français et mi’kmaq de mes ancêtres», explique-t-elle.
Je suis âgée de plus de cinquante ans, mais il n’est jamais trop tard. On peut réaliser ses rêves à n’importe quel âge ou étape de vie.
Colette est fière de son nouvel album et prévoit en produire d’autres.
«Les chansons sont de style indie folk et country rock au rythme à faire danser. Je veux divertir les gens, les faire chanter, rire et taper du pied. Mais je veux aussi les faire ressentir toutes sortes d’émotions par ma musique, mes chants et mes paroles poétiques», selon elle.
L’album a été réalisé en collaboration avec Briand Melanson, réalisateur professionnel, mieux connu comme membre de l’ancien groupe Grand Dérangement. C’est lui qui a assuré la réalisation, la production, l’enregistrement et la diffusion de l’album numérique.
L’artiste a pu réaliser cet album grâce à des subventions de la Fédération culturelle acadienne de la Nouvelle-Écosse, dans le cadre du programme Stella, et de Music Nova Scotia. Elle a intitulé son projet Enfin parée à m’épanouir parce qu’elle se sentait prête à partager ses œuvres avec le grand public. «Je suis âgée de plus de cinquante ans, mais il n’est jamais trop tard. On peut réaliser ses rêves à n’importe quel âge ou étape de vie», selon elle.
L’album est en vente à 20 $ la pièce et est disponible chez Clarence Shopping Mart à Saulnierville ou en communiquant avec: [email protected].
Colette Deveau est présentement journaliste pour l’émission La Mouvée de Radio-Canada couvrant la région de Clare dès 16 heures les après-midis de la semaine, animée par Nathalie Geddry. Elle a œuvré dans divers domaines, dont au Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse et à la Fédération des femmes acadiennes, ayant été aussi journaliste au début de sa carrière pour Le Courrier de la Nouvelle-Écosse après sa mère, Marie-Adèle Deveau.
