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Dans le coin du Cap-Breton, la Municipalité du comté d’Inverness prévoit que la loi aura un impact considérable sur les 15 services d’incendie sur son territoire.
«Tous les détails n’ont pas encore été réglés, mais les municipalités continuent de se réunir avec les services chargés des affaires municipales et de la gestion des urgences afin de poursuivre le dialogue et d’élaborer un plan à long terme pour les services d’incendie», informe Keith MacDonald, directeur général d’Inverness.
Les discussions jusqu’à maintenant semblent être positives, avec quelques points à clarifier. Par exemple, une inquiétude d’Inverness et d’autres municipalités rurales serait liée au niveau de formation que chacun de leurs membres devra suivre.
«Cela s’explique par le fait que les couts de formation sont extrêmement élevés et que certains de leurs membres n’ont peut-être pas le temps de suivre cette formation.»
Dans la Municipalité du District de Lunenburg, une Municipalité avec plus d’argent que d’autres régions en Nouvelle-Écosse, la structure reste inchangée: «Les services d’incendie bénévoles gèrent leurs propres opérations, et la municipalité continue de les soutenir par le biais d’un financement et d’une collaboration», précise la porte-parole Sherri Turner.
Ce financement comprend une redevance par département — comme c’est le cas dans les autres municipalités de la province —, ce qui assure l’entretien de leur matériel, de leurs installations, de la formation de leur personnel et le paiement de leurs assurances.
«Comme pour tous les services d’incendie, les besoins ne cessent de croitre et nous nous engageons à travailler en étroite collaboration avec les services concernés pour les soutenir», commente Turner.
Avec cette loi, il y a aussi du positif pour la rétention et le recrutement, selon elle.
«Le fait que leur contribution soit reconnue à l’échelle provinciale et qu’une norme uniforme soit appliquée dans toute la Nouvelle-Écosse aidera les bénévoles à envisager l’avenir de ce service avec confiance. Lorsque les pompiers savent que leur modèle bénéficie d’un soutien, cela favorise à la fois la fidélisation et le recrutement.»
Mais il faudra prendre son mal en patience, car la Province n’est qu’aux prémices de la réforme.
«Je suis en pourparlers avec les deux ministères provinciaux, soutient MacDonald. Ils ont prévu un délai de deux à trois ans pour réorganiser en profondeur les services d’incendie de la Nouvelle-Écosse.»
L’Association des services d’incendie de la Nouvelle-Écosse (FSANS) mentionne que des consultations ont déjà commencé en janvier dernier. Premièrement avec les responsables des services d’incendie, mais ensuite avec, entre autres, les municipalités, la Fédération des municipalités de la Nouvelle-Écosse et les commissaires des pompiers.
«C’était une expérience unique. Nous n’avions jamais eu l’occasion auparavant de les rencontrer (les commissaires), c’était donc une autre formidable opportunité», comment Greg Jones, président de la FSANS.
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Vivre avec les feux
La saison des feux de forêt est différente d’année en année, avec certaines saisons exceptionnelles, comme l’année record de 2023, où il y a eu plusieurs incendies au Canada, de côte à côte.
Or, la sècheresse deviendra un phénomène de plus en plus commun. Avec l’accroissement des incendies et de leur intensité, sans compter les problèmes de relève et de rétention des bénévoles, les services d’incendies cherchent des solutions pour affronter leur nouvelle réalité.
Bien que les corps de pompiers volontaires du District de Lunenburg soient formés à la lutte contre ces incendies et s’entrainent régulièrement avec du matériel adéquat, les risques évoluent, et la Municipalité continuera de collaborer avec la Province, à mesure que les saisons deviendront plus exigeantes.
Plus au nord de la province, à Inverness, la situation est un peu différente. Il y aurait un écart à combler afin d’aider les pompiers à lutter contre les feux de forêt, dit Keith MacDonald.
«Nous avons eu des échanges avec le ministère des Ressources naturelles, affirme-t-il. Celui-ci nous a apporté son soutien en nous fournissant du matériel, mais ce dernier finit par vieillir. Il est certain que la formation et la réalisation d’exercices sur le terrain seront importantes à l’avenir.»
«Ce sont là quelques-uns des sujets dont nous discutons actuellement, car il s’agit d’une priorité, compte tenu de l’aggravation potentielle des risques d’incendies de forêt ces dernières années. Et il ne fait aucun doute que cette menace persistera.»
La FSANS rappelle que, depuis l’année dernière, la Province a formé le Service de gestion des urgences pour mieux encadrer le plan d’urgence, mieux soutenir le personnel et mieux contribuer à la sécurité publique.
«Le ministère des Ressources naturelles et des Énergies renouvelables de la Nouvelle-Écosse a lui aussi mené de nombreuses actions en coulisses concernant les techniques et les initiatives de prévention des incendies. Il y aura donc davantage d’actions à venir dans les prochains temps, mais de nombreuses personnes travaillent d’arrache-pied en coulisses pour s’assurer que notre province soit bien préparée», conclut Greg Jones.
