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Après la diffusion des trois premiers épisodes, Bruno Boëz, directeur général de l’organisme, révèle les objectifs de ce récent projet et ses perspectives d’évolution.«[C’est] s’assurer d’une cohésion de nos groupements, expose-t-il. Pour porter ces voix qui ne sont pas suffisamment entendues dans la sphère médiatique.»
Il s’agit de faire rayonner l’organisation et ses différents projets en cours, comme sa participation au festival CINEMANIA, qui aura lieu du 4 au 16 novembre prochains.
Un enregistrement du balado.
Durant la journée du 11 novembre, il y aura notamment une table ronde, où sera enregistré un nouvel épisode diffusé en fin d’année. Elle portera sur les 10 ans de Plan-Séquence, un programme de mentorat qui permet de créer des situations de jumelage entre des créatrices et des créateurs de la francophonie canadienne et acadienne, et des professionnels du réseau de l’Inis.
Un autre épisode sur la musique à l’écran et les relations créatives entre le secteur musical en francophonie canadienne et le monde de la création du visuel est aussi en cours de préparation et devrait sortir au printemps. «Ça permet justement aux différents auditeurs et auditrices qui nous écoutent sur les différentes plateformes de diffusion de connaitre ce travail-là, qui n’est pas suffisamment visible.»
En outre, RACCORD souhaite apporter des expertises et faciliter l’accès à des outils et informations venant soutenir les étudiants et cinéastes de la relève qui pourraient en avoir besoin pour se perfectionner professionnellement. «Créer un espace d’échange qui dépasse notre réseau de membres pour que d’autres personnes s’arriment à ces informations, à ces connaissances sur le secteur», explique M. Boëz.
«On peut encore développer pour que ça soit davantage des balados en forme de formation, mini-formation sur un métier de la réalisation.»
L’idée est également d’accompagner et valoriser les projets des partenaires de RACCORD, comme l’institut national de l’image et du son (L’inis) ou la Fédération culturelle canadienne-française. «On a envie d’aller au-delà de notre regroupement pour s’ouvrir à l’extérieur et grandir de cette manière-là avec les partenariats.»
Bruno Boëz, directeur général du RACCORD, et Anna Payet, coordonnatrice des services et des communications.
Une autre manière de faire connaitre leurs membres, c’est-à-dire les artistes cinéastes, les réalisateurs(trices) et les scénaristes, qui travaillent à la production et à la création du contenu audiovisuel francophone en situation minoritaire, dans toutes les régions en dehors du Québec, et de mettre en avant les préoccupations créatives auxquelles elles et ils font face.
«C’est assez percutant parce que ce sont des projets qui sont en cours de développement, qui sont en général en cours d’écriture, de scénarisation, voire un peu plus proches de l’étape du tournage et qui potentiellement vont se retrouver sur les écrans.»
L’intérêt de ce nouveau média est également de pouvoir partager l’histoire de l’industrie de l’image et du son à l’oral, comme RACCORD le fait déjà au sein de sa revue RACCORD IMAGE. «On raconte l’histoire de l’audiovisuel et du cinéma en Acadie, en Ontario, dans l’Ouest et dans le Nord. On peut très bien avoir une personne, un professionnel, un acteur ou une actrice lire ces passages-là pour en faire un balado, parce que c’est quelque chose qui est très ressourçant, très utile aussi pour les étudiants.»
De surcroit, alors que l’organisme vient tout juste de fêter ses 20 ans, le podcast leur offre la possibilité de célébrer cet évènement. «On va revenir sur les bas du ciment de l’organisation et toutes les histoires, toutes les batailles, toute cette cohésion de groupe qui s’est construite au fil de l’eau», confie M. Boëz.
«Après, ce balado a plein de formes d’évolutions possibles», soutient-il, soulignant que ce dernier n’a pas pour objectif de remplacer leur revue ou les publications sur les médias sociaux, mais plutôt de les compléter.
Étant donné qu’on est la seule organisation à l’échelle nationale qui nous occupons des créateurs, des créatrices, c’est quelque chose à prendre, c’est un espace à prendre.
«C’est encore une fois une manière de s’assurer qu’on est dans ce secteur, qu’on existe dans toutes les fenêtres de diffusion possibles, affirme-t-il. Étant donné qu’on est la seule organisation à l’échelle nationale qui nous occupons des créateurs, des créatrices, c’est quelque chose à prendre, c’est un espace à prendre. Et voilà, on nous encourage à continuer.»
De premiers retours très positifs ont en effet été accueillis avec joie au sein de l’équipe, ce qui les motive d’autant plus à poursuivre sur leur lancée. «On cherche toujours à grandir, et la communauté grandit aussi, au fur et à mesure où les personnes aussi s’engagent, et c’est une manière aussi pour les créateurs de partager leurs expériences.»
Ceci permet d’établir des liens entre les auditeurs et le monde de la création, qui a trop souvent tendance à fonctionner en vase clos. «C’est un combat de manière générale, quelle que soit sa langue, un artiste, c’est un combat. Il faut persuader, il faut convaincre.»
«Donc rappelez qu’il y a derrière tous les contenus qu’on voit, que ce soit dans le champ musical, dans le champ du théâtre, il y a des artistes qui sont derrière ça. Il y a des talents, il y a des génies, et puis, il y a cette parole-là, qui a envie aussi d’être partagée, qui a envie d’être davantage audible.»
D’où l’importance d’écouter les artistes et professionnels parler de leurs préoccupations et de leur lutte sur le terrain, et découvrir comment un organisme comme RACCORD peut les accompagner, les soutenir et leur offrir la visibilité nécessaire à la réalisation de leurs projets. «RACCORD, comme le balado en fait, c’est un moyen de propulser les créateurs et les créatrices vers leurs projets et leurs carrières.»
