le Vendredi 5 juin 2026
le Mercredi 6 août 2025 14:23 Actualités: Acadie et Francophonie

CFA de Chéticamp: «l’importance de faire la connexion»

Pourquoi faire confiance à Le Courrier

Depuis le début du mois de juin, Chéticamp, sous la direction de la société Saint-Pierre, a une nouvelle coordonnatrice de la Communauté francophone accueillante (CFA), Betty Ann Cormier. Un dossier de sensibilisation et de collaboration, fondamental pour favoriser l’intégration des nouveaux arrivants francophones dans la région, que la chéticantaine a très à cœur de porter.

CFA de Chéticamp: «l’importance de faire la connexion»
00:00 00:00

Type de contenu: Actualité

«J’ai toujours aimé travailler avec les gens. Je trouve que l’accueil, c’est très important dans l’hospitalité», affirme Betty Ann Cormier. «Je veux montrer aux autres comment beau est Chéticamp, comment belles sont les personnes, les belles opportunités qu’on a ici.»

Riche de sa carrière dans le domaine du social, la nouvelle coordinatrice connaît aussi la nécessité du réseautage et de savoir s’entourer pour mener à bien ses projets.

«Ça prend tout un village pour accompagner un enfant, c’est la même chose pour un nouvel arrivant. Je ne peux pas le faire seule. Alors, je suis en train de travailler avec des associations, des bureaux, des entrepreneurs pour mettre en place les choses qu’il faut afin que ça soit un succès. Puis, je suis sûre que ça va être un succès. Je suis sûre, parce qu’on a besoin de nouveaux arrivants dans la région.»

Je vois l’importance, parce qu’un nouvel arrivant qui parle anglais ou qui parle français, il apporte beaucoup de diversité à la communauté. Il apporte ses connaissances, ses expériences, ses richesses. Richesses de différentes choses. Ce qui peut juste nous rendre encore plus forts. Puis, un francophone, pour nous, à Chéticamp, c’est un plus parce qu’il nous aide à garder la langue.

— Betty Ann Cormier

Mme Cormier, qui était déjà impliquée en tant que bénévole sur le comité consultatif avant d’être nommée coordinatrice de la CFA, avait pu en effet constater cette nécessité.

«Je vois l’importance, parce qu’un nouvel arrivant qui parle anglais ou qui parle français, il apporte beaucoup de diversité à la communauté. Il apporte ses connaissances, ses expériences, ses richesses. Richesses de différentes choses. Ce qui peut juste nous rendre encore plus forts. Puis, un francophone, pour nous, à Chéticamp, c’est un plus parce qu’il nous aide à garder la langue.»

Surtout dans une petite région où les francophones restent minoritaires et en situation de vulnérabilité face au groupe anglophone.

En conséquence, elle souligne l’impératif de conscientiser la communauté aux bénéfices d’attirer et d’accueillir des immigrés francophones à Chéticamp.

«Pour garder notre langue française, il faut y travailler.»

Ainsi, en tant que coordinatrice de la CFA, Mme Cormier doit encourager les efforts d’accueil visant l’intégration et la participation des immigrants francophones au sein de la communauté.

Mais avant cela, elle veille aussi à sensibiliser cette dernière aux besoins spécifiques des immigrés.

«Si on n’a pas vécu ailleurs, c’est difficile à comprendre», explique-t-elle. «Moi, j’ai été chanceuse, j’ai vécu dans d’autres pays. Alors, je sais, je peux comprendre un peu, ce que c’est un dépaysé. Juste arriver dans une épicerie, ça ressemble pas selon chez nous, le système bancaire, le système de santé, etc.»

Pour répondre à ses missions, Mme Cormier travaille en étroite collaboration avec le comité consultatif communautaire à qui elle demande appui et avis pour l’élaboration de ses différents projets.

«Je suis en train de préparer comme un guide, une trousse d’accueil, une fois qu’ils sont arrivés», raconte-t-elle. «La première chose qu’un nouvel arrivant a besoin, c’est un emploi. Il faut payer les choses. Après ça, c’est un logement. Après ça, c’est connaître les services aux alentours, l’importance de s’intégrer, même dans le monde du bénévolat. S’il y a des enfants, c’est l’école, etc.»

Souvent, ils sont loin de chez eux, ils sont loin de leur famille, de leurs amis. Puis, j’ai toujours dit un sourire, ça va loin, puis un bonjour, ça va loin.

— Betty Ann Cormier

Pour Mme Cormier, il est certain qu’une fois arrivé sur place, bien des obstacles demeurent encore à franchir pour le nouvel arrivant qui veut réussir son intégration et s’épanouir au sein de sa nouvelle communauté. D’où la nécessité de leur tendre la main.

«Souvent, ils sont loin de chez eux, ils sont loin de leur famille, de leurs amis. Puis, j’ai toujours dit un sourire, ça va loin, puis un bonjour, ça va loin. C’est important de faire la connexion avec ces gens-là comme ça.»

Dans cette perspective, Mme Cormier ne manque pas d’idées pour faire de Chéticamp une communauté accueillante et attrayante pour tous ceux qui désirent s’y installer.

Entre autres futurs projets, elle nous partage la préparation d’un concert multiculturel pour l’été prochain, l’organisation de rencontres avec différents groupes et associations pour leur présenter la CFA de Chéticamp, ou encore l’encouragement à l’implication et la mise en avant des nouveaux arrivants au festival Chocolat Chaud.

Son objectif étant de montrer, à travers ces diverses initiatives culturelles, éducatives et communautaires, la valeur de la région et l’image d’une communauté francophone dynamique et inclusive.

«Je pense que Chéticamp, ça a l’air prometteur. Ça a l’air prometteur qu’on va avoir des nouveaux arrivants qui parlent le français, mais aussi qu’on encourage ceux qui veulent apprendre. Ça aussi c’est important.»

Type: Actualités

Actualités: Basé sur des faits, soit observés et vérifiés directement par le ou la journaliste, soit rapportés et confirmés par des sources bien informées.

Pour consulter nos pratiques exemplaires et politiques journalistiques, cliquez ici.

Contactez la rédaction - Proposer une correction - Faire une suggestion - Contactez l'équipe