Type de contenu: Opinion
Je l’ai moi-même surtout connu dans son rôle de conseiller municipal au cours de la vingtaine d’années pendant lesquelles il a occupé ce poste. Il était toujours évident qu’il avait à cœur le bien-être de sa communauté en se faisant le porte-parole des préoccupations des gens qu’il représentait. Ses interventions au cours des réunions publiques du conseil étaient toujours pertinentes, démontrant qu’il avait approfondi les méandres de chaque situation problématique en question. Tout en demeurant discret et compatissant, il avait toujours le temps et le souci de répondre aux questions que lui posaient ses électeurs afin de mieux les servir.
Les témoignages de la foule de personnes qui se sont rendues au salon funéraire, à la cérémonie au cimetière et à la réception abondaient d’éloges à propos de la personnalité de Brian. Une personne très attentive aux autres, celui que l’on téléphonait quand on avait besoin d’aide pour accomplir une tâche bénévole, celui qui était capable de résoudre tout problème technique, celui qui savait construire sa propre maison, car il était aussi charpentier et menuisier de métier. Un voisin sans pareil. Par moments, Brian devenait athlète, au hockey surtout, et il détenait sa ceinture noire de karaté.
Mais, au-delà de tous ces éloges, Brian était avant tout un homme de famille. Il était fort attaché à son épouse de 33 ans, Lisa, et à ses deux enfants, Daralyn et Jeremy et à sa petite-fille Nyomi. Il faisait partie de la famille de huit enfants de Jerry à Alferd (Alfred) et Grace Comeau. Il a grandi dans le village de Saulnierville Station où, à l’époque, on disait pouvoir remplir un autobus scolaire avec les enfants de ce seul village. C’était aussi le village de son cousin musicien, Johnny Comeau, présent aux funérailles, lui-même parti d’une famille nombreuse de dix enfants. Nous pouvons déduire que plusieurs aspects du savoir-faire de Brian sont issus d’un profond sentiment d’entraide qui a toujours caractérisé la vie des familles acadiennes aux nombreux enfants. Il s’agit d’un trait distinctif de notre identité. Le départ de Brian laisse un vide parmi nous, mais son exemple de vie familiale nous rappelle les liens profonds qui existent encore aujourd’hui entre parents, grands-parents, oncles, tantes, cousins et cousines, neveux et nièces. Qu’il repose en paix et que son souvenir demeure toujours une source d’inspiration pour nous tous.
Germaine Comeau