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le Mercredi 25 juin 2025 11:00 Nos communautés - Vallée

Vestiges perdus, secrets enfouis: ce que cache le sol de Port-Royal (partie 1)

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Une vue aérienne de la rivière Allain, le lieu de naissance des moulins français de la région de Port-Royal.  — PHOTO: Robert Surette, AFAP
Une vue aérienne de la rivière Allain, le lieu de naissance des moulins français de la région de Port-Royal.
PHOTO: Robert Surette, AFAP

Les célébrations de 2025 entourant la Journée de Pierre Dugua de Mons étaient consacrées en partie à la reconnaissance du moulin de Poutrincourt de 1607, qui est au cœur d’un grand projet de recherche historique pour repérer ces vestiges.

Vestiges perdus, secrets enfouis: ce que cache le sol de Port-Royal (partie 1)
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Type de contenu: Actualité

Christine Igot, crieuse publique d’Annapolis Royal et présidente du comité de jumelage Annapolis Royal-Royan. 

PHOTO: Jean-Philippe Giroux

Jean-Philippe Giroux

IJL – Réseau.Presse – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

Cette journée, au calendrier depuis l’année 2023, est une occasion unique pour la région de rendre hommage aux fondateurs acadiens de Port-Royal et de ses environs, le milieu de naissance du français en Amérique du Nord. 

Chaque année, en faisant le lien avec le sieur de Mons, l’on explore une autre facette du passé français de la région, dont celle du moulin de Poutrincourt. 

«L’année dernière, c’était Dugas de Mons lui-même et la ville de Royan, et le jumelage avec la ville d’Annapolis Royal. Cette année, c’est Poutrincourt et le moulin qu’on met en valeur, avec le pain, l’importance du pain et l’importance de moudre le blé», explique Christine Igot, crieuse publique d’Annapolis Royal. 

«L’objectif, c’est de mettre en valeur toute cette histoire pour que les gens, les Acadiens, mais aussi les anglophones, comprennent que c’est le début de la culture européenne.» 

Elle avoue que ce n’est pas toujours facile à accomplir, car il n’y a pas énormément d’Acadiens dans la région. «Mais moi, en tant qu’anglophone, c’est aussi un de mes objectifs. C’est que les anglophones comprennent mieux.» 

La présentation du projet et la visite du site ont eu lieu lors d’une cérémonie municipale de la Municipalité du comté d’Annapolis. 

PHOTO: Jean-Philippe Giroux

57 ans plus tard 

Il y a plusieurs décennies, la compagnie Nova Scotia Light and Power et l’Association historique d’Annapolis Royal se sont mobilisés pour faire reconnaitre le moulin de Poutrincourt de 1607 en tant que premier moulin à eau sur le territoire qui est devenu le Canada, relate Christine Igot. 

La reconnaissance officielle a eu lieu en septembre 1968, ajoute la préfète du comté d’Annapolis, Diane LeBlanc, qui a exprimé sa gratitude pour le travail accompli par les individus impliqués dans cette recherche sur l’histoire des moulins français, dont le chercheur et auteur Mark Carter Borton, qui en est à l’œuvre depuis une couple d’années. 

Un travail qui, selon elle, se fera «avec l’amour que tu as dans la recherche, dans nos ancêtres, dans l’histoire, dans notre culture», a-t-elle dit à M. Borton lors d’un discours qu’elle a prononcé, le 16 juin, au site historique de Lequille. 

À lire aussi: À la recherche du moulin de Poutrincourt de 1607

La rivière d’Allain, tout près de la reproduction de ce moulin à grains français du 17e siècle, sera le site principal d’exploration. 

Crédit : Wikipédia

Port-Royal n’aurait fort probablement pas vu le jour sans les efforts de Jean de Biencourt, sieur de Poutrincourt, l’un des colonisateurs de l’Acadie. Avec Pierre Dugua de Mons, ces deux marchands sont venus dans la région dans le but de fonder la colonie de Port-Royal. 

Le sieur de Poutrincourt est l’homme derrière la construction, en 1607, d’un moulin à grain, sur la rivière Lequille. Le marchand voulait «soulager le labeur du moulin à bras en fabricant [un moulin à eau] pour les colons de Port-Royal», peut-on lire sur la plaque du monument du gouvernement canadien dédié au moulin. 

 

La préfète du comté d’Annapolis, Diane LeBlanc, et le propriétaire Richard Laurin ont pris la parole durant la cérémonie. 

PHOTO: Jean-Philippe Giroux

Il inclut le marais de Richard Laurin, fondateur de Novacadie Tours, qui se spécialise dans les visites guidées dans la région de la vallée d’Annapolis, d’un point de vue acadien. 

Il a acheté cette propriété il y a quelques années, ne sachant pas précisément ce qui se cachait en dessous. C’est lorsque Mark Carter Borton est venu vers lui pour explorer le terrain qu’il a pris conscience de l’ampleur du projet. 

M. Laurin est d’avis que le potentiel touristique de Lequille mérite d’être atteint, et veut faire partie de son développement. «En silence, j’ai nourri le rêve de voir ce site être un peu plus valorisé, à sa juste valeur». En ce moment, l’endroit n’est pas bien indiqué pour les touristes, ce qui le désole. 

Mais la situation semble prendre un tournant positif, d’après M. Laurin, car les efforts pour valoriser l’histoire de l’Acadie, de sa fondation à la Déportation, se multiplient. 

Il y a quelques temps, un guide a informé M. Laurin et M. Borton du potentiel de la région pour une inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. «C’est un peu effrayant pour nous, qui aimons la paix et la tranquillité, mais ce sera à la communauté de décider de l’orientation qu’elle souhaite donner à ce projet, lance M. Laurin aux citoyens présents lors de la cérémonie. 

«Il a le potentiel d’une reconnaissance universelle.»

Type: Actualités

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