Type de contenu: Actualités
Il est tombé sur une pomme unique appelée la pomme Belliveau, selon le nom de la famille où elle a été conçue.
Denise Flynn, propriétaire de la Cidrerie Corberrie, avec son cidre aux pommes, était sur place pour montrer comment greffer les pommiers pour produire ces pommes.
La présentation de la Renaissance de la pomme Belliveau a eu lieu à la chapelle de l’Université Sainte-Anne, le 26 avril. Natalie Robichaud, directrice générale de la Société acadienne, a présenté les deux conférenciers et les recherches du chercheur.
Ce qui rend une pomme intéressante, c’est son passé. Ça nous rapproche à nos ancêtres.
Simon Thibault a tenté d’expliquer le gout et la texture de la pomme en indiquant que le gout est important.
Il a indiqué que le cidre de Denise Flynn fait avec la pomme Belliveau est délicieux. «Ce qui rend une pomme intéressante, c’est son passé. Ça nous rapproche à nos ancêtres», selon lui.
Son expérience avec la pomme Belliveau a commencé dans le verger de son père, Hector, à la Pointe-de-l’Église. «Mon père m’a expliqué l’origine de cette pomme. Je n’en avais jamais entendu parler. Je me demandais pourquoi n’est-elle pas plus connue», a-t-il expliqué.
«J’ai compris que nos besoins ont changé. Avant le 20e siècle, nous nous nourrissions nous-mêmes avec nos jardins et nos propres vergers. Il y avait les connaissances communautaires. Nous mangions en communauté en partageant la nourriture produite dans nos jardins entre voisins avec les variétés préférées.»
À lire aussi: La pomme Belliveau, un «matrimoine» culinaire
Depuis la fin du 19e siècle, tout a changé. «Les variétés de pommes préférées n’étaient plus importantes. On a commencé à acheter aux magasins, donc la valeur des connaissances a disparu. Ce n’était plus nécessaire de connaitre les types de pommes. Le monde oublie. Quand on perd les connaissances, c’est difficile de justifier ses choix.»
Il a offert de présenter sa recherche sur les pommes Belliveau au Oxford Food Symposium. «Je devais présenter l’histoire de la pomme dans mon discours. Il a fallu donc aborder où tout a commencé avec ces pommes.»
«J’ai donc demandé des informations de ma mère. Traditionnellement, ce sont les femmes qui s’occupaient du verger. Elle m’a présenté un pamphlet de François G. J. Comeau, agronome, qui avait fait une recherche sur l’industrie des pommes et notamment sur la pomme Belliveau il y a 100 ans.»
«Selon les archives de François Comeau, retrouvées aux Centre acadien de l’Université Sainte-Anne, la première pomme Belliveau est originaire du verger de Marie-Modeste (LeBlanc) Belliveau, épouse de Frederic Belliveau.»
«La graine a été plantée par les Belliveau après le retour des Acadiens venus à l’Anse-des-Belliveau. Elle s’est répandue à Annapolis. La source remonte à 1768 et a perduré jusqu’à 1927 environ. La recherche de François Comeau a présenté une longue liste de variétés de pommes, y compris les plus communes de nos jours.»
Denise Flynn a donné une explication sur la façon de greffer les pommiers avec des scions (branches) des pommiers Belliveau sur d’autres pommiers. Les branches ainsi greffées avec du baume poussent avec les pommes Belliveau ou des variétés voulues.
Elle a offert des scions aux gens intéressés à les greffer sur leurs arbres coupés, mais bien établis avec beaucoup de racines.
Quant au futur de la pomme Belliveau, Simon note qu’il commence maintenant avec les scions offerts aux gens qui veulent bien faire revivre cette variété de pomme acadienne.
