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Ayant entamé un projet d’écriture à ce moment-là, il envisageait de profiter de l’occasion pour enfin l’achever.
Mais, c’est finalement beaucoup plus que ce séjour en Nouvelle-Écosse est venu lui apporter. «Ce que j’avais vérifié au préalable, c’est [si] ça devait être un nouveau projet, puis [si] ça devait être un projet qui était directement en lien avec la culture acadienne», raconte-t-il.
«On m’a dit que non. Donc, moi, j’avais déjà un projet de pièce de théâtre sur lequel je travaillais, sur lequel je travaille encore d’ailleurs, depuis 2022. Donc je me suis dit que ce serait une bonne opportunité de continuer avec ce projet-là.»
Mais, une fois sur place, les choses ne se sont pas passées comme il l’avait imaginé. En effet, le jeune homme n’a finalement pas progressé aussi rapidement dans son projet d’écriture qu’il l’espérait.
Toutefois, il ne regrette rien, conscient et reconnaissant de tout ce que cette aventure lui aura apporté. «Ça a été une expérience intéressante. Au final, je n’ai pas nécessairement avancé autant que j’aurais voulu sur l’écriture du texte. Premièrement, juste avec le contexte du congrès, on avait un horaire hyper chargé, beaucoup d’activités et tout ça. Mais je pense que ça a quand même été bénéfique.»
[…] c’est venu nourrir mon processus créatif et [que] ça m’a aidé, pour les étapes de travail que j’ai eues par la suite.»
«Juste pour les rencontres, les discussions, j’ai quand même du travail qui a été fait. Donc, même si, au final, il n’y a rien [de ce] que j’ai écrit durant cette semaine-là qui se retrouve dans mon texte, je pense quand même que c’est venu nourrir mon processus créatif et [que] ça m’a aidé, pour les étapes de travail que j’ai eues par la suite.»
Zacharie Fusilli a par ailleurs enchainé avec une autre résidence, après celle organisée par le Congrès. Un mois complet d’écriture, où, porté par ce qu’il venait de vivre, il s’est senti aussi davantage inspiré. «J’avais plus de choses en tête pour continuer vraiment avec mon projet.»
Bien que la pièce ne soit aujourd’hui pas encore terminée, il reste confiant dans son objectif d’arriver un jour à la publier et la monter, sur la scène acadienne ou ailleurs dans la francophonie.
En attendant que ce projet aboutisse, il s’adonne à son autre activité de comédien et garde l’esprit ouvert à d’autres propositions.
«Avec les rencontres qui ont été faites, pendant le Congrès, il y a peut-être, éventuellement, des nouveaux projets qui vont venir, avec peut-être Julie Malenfant, qui a fait [aussi] la résidence et qui est marionnettiste. Elle a l’idée d’un spectacle de marionnettes [dont] possiblement ce serait moi qui viendrais faire la mise en scène», partage-t-il.
«Je vais être dans la distribution d’une pièce au Nouveau-Brunswick, à l’automne prochain. Donc, je dirais que ce sont ces autres projets qui vont me tenir occupé dans les prochains mois.»
«Sinon, j’ai d’autres trucs qui me jettent en tête, des projets que j’aimerais commencer avec des amis, mais qui sont encore, pour l’instant, au niveau embryonnaire, si on veut, donc pas trop développés pour l’instant», confie-t-il également.
Mon identité acadienne, c’est quelque chose qui a toujours été hyper important pour moi.»
Mais, au-delà de ressources et des opportunités créatives que cette résidence lui aura apportées, c’est aussi le partage et les rencontres autour de la culture acadienne qui l’auront particulièrement marqué.
«Mon identité acadienne, c’est quelque chose qui a toujours été hyper important pour moi. Dès ma jeunesse, c’est quelque chose qui m’a été inculqué par mes parents, puis que j’ai continué par moi-même par la suite. Donc, de pouvoir vivre le Congrès mondial acadien, mais de l’intérieur [y] participer en tant qu’artiste, dans un certain sens, j’ai trouvé ça spécial.»
Une expérience qu’il voudrait pouvoir réitérer cette année, d’autant plus que le prochain Congrès mondial acadien aura lieu dans sa région natale.
«J’ai espoir que je pourrai y participer à nouveau, à titre d’artiste, même si c’est peut-être rêver en grand. Mais idéalement, j’aimerais me retrouver à animer peut-être des spectacles.»
Une culture et une identité qu’il a donc à cœur de porter et de représenter, et qui se retrouvent naturellement, sans qu’il en ait forcément l’intention initiale, dans son art.
«C’est pas nécessairement quelque chose qui va toujours être mis en avant dans chacune de mes œuvres parce que je pense que, juste avec quoi-ce que l’Acadie est rendue, ça peut être bien de regarder ailleurs que des œuvres qui vont toujours parler de notre acadienneté, de l’Acadie telle quelle. Par contre, ce qui est sûr, c’est que je suis Acadien, donc ce que je crée est de l’art acadien, peu importe le sujet.»
