le Mercredi 10 juin 2026
le Vendredi 11 avril 2025 12:00 Rubrique - Notre musique de côte à côte

NOTRE MUSIQUE DE CÔTE À CÔTE – Matt Boudreau de BAIE

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Du heavy metal dans sa jeunesse au quatuor acadien à succès aujourd’hui, BAIE, Matt Boudreau nous parle de leur processus créatif et des décisions qu'ils ont prises pour aider à lancer la discussion sur les minorités dans la musique.

NOTRE MUSIQUE DE CÔTE À CÔTE – Matt Boudreau de BAIE
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Matt Boudreau, membre du groupe BAIE. 

PHOTO: Site Web officiel du groupe BAIE

Melissa : Bonjour, Matt! Comment ça va?

Matt : Hallo! Ça va bien, pis toi?

Mel : Ça va! Merci beaucoup d’être là. C’est un plaisir de vous rencontrer! J’ai ste rubrique icette que je fais avec des artistes francophones/acadiens pis je suis contente que t’as pu en faire partie! Alors, je sais que vous êtes membre du groupe BAIE. Peut-être, juste pour commencer, tu peux me dire comment toi, personnellement, t’as commencé en musique? 

M : Ouais! J’ai commencé en musique quand j’avais peut-être 12-13 ans. On n’a pas une famille qu’est immensément musicale, mais moi pis mon frère, on est. Mon frère est plus jeune que moi et lui a starté à jouer de la guitare avant moi, so, j’ai vraiment pris ça après mon frère. On a commencé à jouer du Ozzy Osbourne pis du stuff de même – on était intéressé dans du gros metal, du stuff beaucoup plus heavy de ce qu’on fait asteur. Mon pépère jouait de la guitare itou pis mes oncles, so, c’était un peu quand même dans la famille, mais c’est vraiment avec le rock pis le metal que ç’a starté. Éventuellement, on a commencé à découvrir un peu plus les song writers, comme du Johnny Cash et ç’a évolué de là. À un moment donné, j’ai exploré des synthesizers pis ç’a ouvert un autre spectrum de la musique pop. So, maintenant, je dirais que c’est comme un mélange de tous ces genres-là! J’aime vraiment tout faire et je me sens comme si je n’ai pas le temps de faire toute la musique que j’ai envie de créer!    

Mel : Wow, trop cool! Et t’as grandi où, Matt?

M : Moi, je viens de Petit-Rocher. J’ai grandi à Petit-Rocher et j’ai vécu un peu à Moncton et un peu à Caraquet aussi, et maintenant, je suis basé à Bathurst. 

Mel : Nice! Est-ce que c’est là que votre groupe BAIE est localisé aussi ou vous êtes un peu partout?

M : Pas mal! On est quatre dans la band. Il y a moi, il y a mon frère Marc-André qui reste à Petit-Rocher, il y a Chloé qui vit à Bertrand et y’a Maxence qui vit à Memramcook. On n’est pas tous dans la même région, mais on est quand même proche assez!

Mel : Nice! So, t’as starté à jouer de la musique quand t’avais 12 ans, plus dans le genre metal, pis quand c’est que tu dirais que la musique francophone/acadjonne a commencé à t’intéresser? 

M : Je ne peux pas vraiment parler pour les autres membres de la band, mais pour moi personnellement, c’est un peu bizarre parce que à la high school, j’étais un peu in and out de ça (la musique francophone) et j’étais un peu annoyed parce que l’école, c’était vraiment, «Il faut que tu parles français, parle pas l’anglais». Le français était, comme, forcé sur nous autres, pis j’ai grandi à Petit-Rocher, mais aussi resté à Bathurst, et c’est un endroit quand même 50/50 au niveau de la langue. J’avais aussi une grande influence anglophone, pis je crois pas que ça, c’est une mauvaise chose. Je trouve que ça fait franglais pis j’aime bein m’exprimer de ste façon-là itou. So, à la high school j’étais un peu moins into la musique française. Pis là, j’ai décollé, j’ai fait mes études en musique. Je voulais être un musicien pis un moment donné, j’ai déménagé à Montréal. Ç’a pas duré longtemps parce que j’avais eu un huge break-up, so, quand j’ai eu ce gros sad moment-là à Montréal, j’ai eu comme un calling, à moitié, de juste revenir chez-nous. 

So, je m’ai dit que j’allais faire ça, faire de la musique et écrire des tunes. J’aimais right d’écrire des tunes, c’est juste j’essayais d’écrire des tunes en anglais. Mais là, j’étais comme, non, c’est clair qu’on peut faire du stuff en français, pis c’était dans le temps que du stuff comme Louis-Jean Cormier pis Klô Pelgag ont commencé à être beaucoup plus populaire pis je voyais que comme, OK, dans la francophonie, y’a du stuff qu’est un peu plus out there que je peux découvrir. Pis je commençais à voir que c’est pas juste du Lennie Gallant, ça peut être beaucoup de choses, tu sais. Je pense que j’étais juste fermé un peu à tout ce qu’était la musique francophone, mais ces découvertes m’ont ouvert.

Mel : Wow, fascinant! Tout le monde à leur parcours, tu sais! J’écoutais surtout des artistes anglophones en grandissant, avec exception de Roland et Johnny pis Grand Dérangement, bien sûr. Mais pour ces raisons-là, quand j’ai commencé à écrire des tunes, moi aussi, c’était en anglais. C’est vraiment plus tard dans la vie que j’ai commencé à écrire des tunes en français que j’aimais, en plus. Au début, mes chansons francophones étaient trop dans un français qui n’était pas le mien; en écrivant en acadjonne, j’ai pu écrire du stuff que j’enjoyais de chanter et mes tunes francophones me faisaient plus de sens.

Matt Boudreau, membre du groupe BAIE.

PHOTO : Facebook - Matt Boudreau

M : Ça commence vraiment à bloomer quand tu commences à être capable d’écrire dans la façon que tu parles. Je trouve que c’est vraiment là que tu commences à trouver le fun dedans. J’enseigne l’écriture de chanson à l’école Trémolo icette à Caraquet pis justement, au début, c’est tout proper pis, à un moment donné, ils commencent à découvrir leur personnalité à travers de leur écriture et c’est là que ça commence à être vraiment intéressant. 

Mel : Quelle sorte de cool job, enseigner l’écriture de chanson! Trop awesome!

M : I know! C’est l’école Trémolo. C’est Chloé qu’est dans la band qu’a ouverte cette école-là avec un ami pis c’est vraiment cool. C’est comme une branche du Gala de la chanson de Caraquet, dans le fond.

Mel : Wow, vraiment awesome. Une école pour t’aider avec ta musique, c’est cool, ça. Quand tu commences un de tes cours d’écriture et que c’est une des premières leçons, qu’est-ce que tu donnes comme avis aux étudiants?  

M : J’ai commencé tous mes cours de composition à leur dire, «Là, on va commencer en se disant ste une chose icette: on va apprendre comment écrire de la marde». C’est ça qu’il faut faire, pis je leur dis que s’ils ne sont pas capables d’accepter que tout ce que t’écris ce n’est pas tout le temps bon, ça va te bloquer souvent. Si t’es capable de dire, ouais, je vais écrire de la marde, écrire whatever, y mettre de la musique par dessus pis avoir du fun, t’as là la chance après ça de corriger le texte pis essayer de le rendre meilleur. Parce que, tu sais, être inspiré, c’est un peu comme une excuse pour soit pas composer ou composer. Ça ne fait rien si que t’es inspiré ou pas, juste écrit pis ce qui sort [sortira]. Même si c’est de la marde, au moins que t’as quand même fait quelque chose. Tu peux mettre de la musique sur le fait des textes qui ne sont vraiment pas bons, mais c’est correct si la musique est bonne. Au moins que t’as ça, tu sais. 

Mel : C’est de la bonne advice, ça, parce que si tu juges trop ta musique, tu vas jamais écrire, ça va te geler. À la fin du processus, si tu finis avec quelque chose que t’aime, tant mieux.

M : C’est ça. Prend la pas trop au sérieux. C’est cheesy, mais c’est vrai qu’un moment donné, si t’écris et t’essaies, ça va fleurir.

Mel : C’est vrai! De la bonne advice, ça, pour des nouveaux écrivains. Ça fait qu’avant que t’es devenu membre de BAIE, étais-tu dans un autre groupe ou faisais-tu un projet solo

BAIE.

PHOTO : Facebook - BAIE

M : Oui, dans le fond, c’était mon solo project qu’était comme ma main thing avant BAIE pis ça, c’était juste mon nom, Matt Boudreau. Je suis rendu à cinq albums right nowI love it! C’est pas mon main project right now, parce que BAIE est comme ma main thing pis ça va vraiment bien, so, je mets mon focus là-dessus, mais je continue beaucoup à écrire mon projet, pis on dira que ça me fait du bien. C’est comme un «no-stress» project, qu’est vraiment le fun. Mais, c’est ça. J’ai commencé avec ça, j’ai accompagné beaucoup d’autres artistes, soit à la guitare ou au synthétiseur pis après ça, BAIE est venu dans le portrait.

Mel : Nice, pis comment est-ce que BAIE s’est formé? Avec quatre membres dans la band, comment est-ce que vous êtes devenu groupe?

M : C’est une longue histoire, mais dans le fond, on était un autre band avant pis c’était moi pis deux autres gars pis on faisait des concours. On a fait le Gala de la chanson à Caraquet pis après du temps, la line-up a juste changé. Chloé avait joiné la band, mon frère avait joiné la band pis après ça, les deux autres boys ont décidé de partir pis de faire leur own thing. Après ça, on était les trois, moi, mon frère pis Chloé, pis on a fait notre premier album. Le premier album, on l’a fait avec Maxence Cormier, qu’est le drummer des Hôtesses, qui faisait le drumming pour nous autres. Après un bout, on s’est dit qu’on voulait avoir Maxence comme membre officiel du band itou parce qu’il [est] awesome au niveau de sa personnalité et des drums itou, so, on voulait vraiment l’avoir avec nous autres pis c’est ça! Dans le fond, ç’a juste continué comme ça pis c’est le fun!

Mel : Awesome! Pis quand vous créez un album, est-ce que vous vous rencontrez tous ensemble et vous écrivez, ou toi, tu viens avec une idée de tune et tu partages ça avec les autres membres? 

M : On est vraiment pas comme le typical band qui va se rencontrer toutes les deux semaines ou quelque chose pis pratiquer. On va vraiment juste se rencontrer quand on a besoin de le faire. So, pour créer pis ça, faut vraiment qu’on schedule de quoi, tu sais! On va vraiment comer up avec nos propres idées de notre bord. Moi, je vais souvent écrire du stuff pis composer dans mon studio pis juste comme, mapper out des drums et faire quelque chose de même pis envoyer ça au band pis après ça, on le jam out quand on se rencontre pis c’est un peu de même que notre processus se fait. Souvent, Chloé va envoyer des idées à moi, on va développer des idées pis c’est vraiment nice. C’est comme en bits and pieces

3 des membres du groupe BAIE, Matt Boudreau, Chloé Breault et Marc-André Boudreau. 

PHOTO: Site Web officiel - BAIE

Mel : Oh, ça c’est nice. Ça jive bien comme ça. 

M : Ouais, on est tous vraiment busy pis un peu tout dans notre own bord, so, ça rend facile quand il ne faut pas qu’on se voit à chaque fois qu’on veut présenter de quoi… c’est plus relax.

Mel : C’est ça, pis le fait que vous avez les habiletés de s’enregistrer pour partager vos idées aide beaucoup itou.

M : Yeah, honnêtement. Ma biggest thing about faire de la musique pis toute ça, c’était vraiment toujours d’être capable de le faire on my own pis de la faire chez-nous. Au fur et à mesure, je m’ai acheté de l’équipement pour tout faire ça à la maison parce que ça rend ça so much easier. Je n’aime pas ça dealer avec des grosses équipes pour des projets. J’aime ça d’avoir des affaires vraiment close pis d’avoir le contrôle un peu sur toutes les affaires. C’est sûr qu’avec BAIE, on a été chercher d’autres réalisateurs pis tout ça, mais avec mon projet, j’ai souvent juste enregistré chez-nous pis fais ma own thing à mon own time, fait que, je trouve ça beaucoup plus facile. Pis asteur, everything is becoming so accessible, pis ça devient de plus en plus facile d’enregistrer à la maison.

Mel : Absolument. C’est vraiment cool, ça, et ça fait que vous pouvez être dans différentes régions pis faire votre own thing et partager ça super facilement entre un et l’autre. Matt, j’ai aussi vu que vous avez pris une grosse décision de ne plus vous rendre aux ECMAs (East Coast Music Awards) cette année. C’est immense comme décision et si tu veux en discuter un peu, je serais curieuse de savoir comment vous êtes rendu à prendre cette décision-là. Comme artiste acadienne et personnellement, je trouve ça vraiment cool, parce que je reconnais comment important que ces évènements-là sont. Les ECMAs peuvent être utiles pour se faire voir et se faire connaitre, alors, le message envers enlever votre groupe comme participant est important. Ça n’aurait pas dû être facile comme choix. 

M : Ouais, c’était pas facile à faire, mais c’était un peu un no-brainer. On a eu la conversation, on a debater si qu’on devrait le faire ou pas. Mais ce qu’est arrivé, c’est que justement, les ECMAs, c’est les East Coast Music Awards, fait que ça enveloppe toute la musique de toutes les Atlantiques, de toutes les quatre provinces. Pis, quand on dit toute la musique, ça veut dire toute la musique minoritaire pis toute ça, so, il faut vraiment qu’il ait la représentation. Faut quand même que toute soit so much égale, tu sais. Pis les ECMAs, on a tout le temps feeler un peu comme si c’est, «Yeah, on va vous donner un espace, but only that much», tu sais. J’feel comme si que ça prend un petit plus que ça parce que c’est beaucoup plus l’anglophone, white, pis vraiment juste ça. Pis y’a beaucoup d’artistes des groupes minoritaires qu’on commencé à speaker up, que ça soit autochtone, Mi’kmaq, francophone ou LGBTQ. Il y a beaucoup de monde qu’on commencé à speaker up pour dire, «J’feel comme si ceci devrait être plus equal pis plus représentatif de toute la musique qu’il y a out there». Parce que oui, c’est sûr, l’anglais dans les Maritimes, ça représente une grosse majorité des personnes pis toute ça, mais ça ne représente pas tout au niveau de la musique pis au niveau de la culture pis toute ça. Le nombre d’artistes dans ces [groupes] minoritaires-là est tellement, tellement, tellement grand pis important aussi. On feel que East Coast Music Awards devrait faire pas mal plus d’effort pour, justement, rejoindre ça; que ça soit des e-mails bilingues, pis pas être juste unilingue quand il y a des communications. Que ça soit quand il font des award shows que ça soit plus représentatif pis tout ça, de ne pas juste avoir des hosts qui parlent en anglais, mais aussi des hosts qui parlent en français pis pas juste des anglais qui parlent français, mais aussi d’aller chercher du monde qu’est francophone qui nous représente nous autres. So, c’est plus essayer de faire voir ce qu’est fair pour tout le monde pis vraiment s’écouter l’un et l’autre, pis c’est pour ça qu’on a fait ste move-là. 

So, nous autres on a vu nos collègues faire ça. On a vu Jeremy Dutcher le faire, on a vu Trevor Murphy le faire pis on a décidé que comme, you know what, ste monde-là a commencé à stander up, so, we need to stand up too. Il faut qu’on se tienne à côté des autres pis faut qu’on les aide à faire un stand. So, c’était vraiment pour ça. C’était surtout en support des autres pis c’est surtout [à] cause que nous autres aussi, on est de minorité francophone pis on feel qu’on déserve notre place aux ECMAs. Pis, c’est pas un hate towards les ECMAs, on adore. Moi, every time, j’ai super hâte d’aller aux ECMAs, j’aime beaucoup ça. J’aime beaucoup les artistes anglophones qui jouent là, j’aime toutes les artistes qui jouent là, y’a tout le temps des awesome bands pis tout, pis y’a un edginess pis un coolness à l’évènement pis j’adore, j’adore, j’adore d’y aller… but, c’est juste que je pense qu’il y a du monde qu’a commencé à stander up pis c’est pour une raison.

Mel : Bein, c’est ça. C’était clair que ce n’est pas que vous ne voudriez pas vous rendre, mais comme artiste minoritaire, c’est important de se voir dans ces évènements-là. Je vois pourquoi que ça aurait été difficile, mais c’est rendu plus gros que ça, on dira. Avez-vous reçu n’importe de quelle sorte de réponse ou d’autre réaction depuis votre décision et annonce que vous n’y alliez plus?

M : C’est sûr que là, on a vu les Moontunes qui on jumper in, qu’est la band de heavy soul de Moncton qui sont nos chums itou… ils ont aussi décidé de faire ste jump-là. Ils ont fait un post l’autre jour sur les social medias pis on est vraiment content qu’eux autres ont joiné in itou là-dessus. Pis c’est ça. C’est pas un feud entre nous autres pis les ECMAs. It’s about the bigger issue, et pis, let’s talk about it, tu sais. C’est vraiment ça que c’est.

Mel : C’est ça, pis tu ne peux pas vraiment dire que t’es East Coast Music Awards, c’est-à-dire, représenter toute la musique de la East coast sans avoir la représentation de tous les genres de musique et communautés minoritaires. On dira que c’est rendu un point que les ECMAs auraient dû avoir cette apperçu-là, sans avoir besoin que des artistes s’enlèvent pour commencer la discussion. Vous êtes alors des pionniers qui le font et bravo à vous autres, vraiment. 

M : Yeah! Je crois qu’ils vont en avoir, des changements, et je crois que les ECMAs se sont déjà aperçus que comme, OK, what they did was going backwards. La move qu’ils ont fait avec le firing de Blanche Israël et revenir en arrière avec tout ce qui s’est passé, et je crois qu’ils ont vu que comme, OK, we can’t do that. Et je ne sais pas si c’était une conscious decision ou quoi. Je pense que c’est juste que they needed a wake-up call. Pis c’est pour ça que les artistes leur ont donné une, pis j’ose croire que ça va aller de l’avant parce qu’ils ont pas le choix, je crois. Ils ont besoin, pour la survie, justement, d’un évènement. Pour toute la communauté autour des East Coast Music Awards, ils ont besoin de, veut ou veut pas, écouter leurs communautés. 

Mel : C’est vrai, pis après que plus d’artistes take a stand, comme vous autres le faites, ça donne la permission ou peut-être le courage aux autres artistes qui veulent aussi voir des changement chez les ECMAs à faire la même chose. Ça, c’est vraiment cool que vous avez fait ce stand-là.

M : Yeah, merci. On est content de l’avoir fait. 

Mel : So, pour BAIE, je suis sûr qu’il y a d’autres choses qui s’en viennent pour vous. Parle-moi un peu de ce qui s’en vient en termes de concerts et de nouvelles musiques.

M : C’est ça. Nous autres, cet été, en juin, on rentre en studio. On compose déjà notre deuxième album right now, pis en juin, on va enregistrer à La Grosse Rose pis, hopefully, ça va sortir late 2025, maybe early 2026, mais ça va se faire pis ça va bien se faire parce que les tunes sont déjà pas mal plus que half-way there. Pis on a une grosse tournée dans la Gaspésie pis aussi dans la Côte-Nord du Québec, so, cet été, on a une couple de dates qui s’en viennent et qui vont se faire annoncer bientôt!

Mel : Awesome! Ça, ça va être le fun! Faudrait que je tienne un oeil sur quand votre album sort pour aller voir le lancement ou un de vos shows!

M : Hopefully on pourrait faire un show à Halifax! Ça sera vraiment le fun de se rendre en Nouvelle-Écosse faire quelques shows!

Mel : Vous êtes awesome. Le monde par icette vous aimerait bien!

Légende de mots acadien :
hallo – âllo/bonjour
pis – et
ste – ce
icette – ici
pépère – grand-père
juste – simplement
asteur – maintenant
bein – bien
itou – aussi
acadjonne – acadien
chums – amis

Type: Q&R, Rubrique

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