le Vendredi 5 juin 2026
le Mercredi 2 avril 2025 11:00 Actualités: Acadie et Francophonie

Raphaël Butler: «Faire partie d’Évangéline, un privilège»

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Portrait de Raphaël Butler. — PHOTO : Propriété de Gestev
Portrait de Raphaël Butler.
PHOTO : Propriété de Gestev

Pour incarner Beausoleil, l’équipe de la nouvelle comédie musicale, Évangéline, qui s’en vient l’année prochaine, a fait appel à Raphaël Butler, un artiste acadien, originaire du Nouveau-Brunswick, qui s’est révélé très enthousiaste d'être choisi pour ce projet.

Raphaël Butler: «Faire partie d’Évangéline, un privilège»
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«C’est pas nécessairement quelque chose que je m’attendais de faire, confie Raphaël Butler.  [C’est] venu sur mon passage, un peu inattendu comme ça. Jamais j’aurais imaginé être dans un spectacle musical de cette grandeur-là. […] Le spectacle, les décors sont tellement grandioses, les chansons sont extrêmement belles, extrêmement touchantes. C’est vraiment un pur bonheur et un privilège [d’en] faire partie.»

C’est vraiment un beau cadeau qui tombe dans ma carrière.

— Raphaël Butler

L’artiste est d’autant plus touché d’avoir été choisi pour ce rôle que c’est, pour lui, la première fois qu’il joue dans une production d’une telle envergure. «Je suis auteur-compositeur-interprète. J’ai présentement trois albums. J’ai joué en tant que comédien au théâtre, à la télévision, au cinéma.»

«En début de carrière, j’avais fait un spectacle musical à Caraquet, sur Louis Mailloux, poursuit-il. C’est une histoire historique aussi, où j’incarnais le rôle type. […] Mais c’était pas aussi épique, aussi grand. Donc, oui, j’ai déjà touché à ce monde-là, des spectacles musicaux et comédies musicales, mais j’ai jamais eu la chance de faire partie d’un projet comme ça. C’est vraiment un beau cadeau qui tombe dans ma carrière.»

En outre, l’artiste s’estime également très surpris de comment cette opportunité est arrivée jusqu’à lui. «Ça a été vraiment un appel téléphonique inattendu de la part du metteur en scène, Jean-Jacques Pillet. Ils cherchaient vraiment quelque chose de spécifique pour le rôle de Beausoleil, le personnage de Joseph Broussard, qui est une personne qui a vraiment existé durant la Déportation des Acadiens», raconte-t-il. 

«Ça fait qu’ils cherchaient vraiment un Acadien pour cette personnalité-là. C’est Jean-François Breau qui leur avait donné mon nom. [Il leur a dit], « Raphaël Butler, je pense que c’est exactement qui vous recherchez ». Puis [j’ai] juste envoyé une self-tape d’une chanson, «Des amants légendaires», qui est le premier single du spectacle, et, tout de suite, le retour, ça a été, « Écoute, t’as même pas besoin de descendre à Montréal. T’as le rôle. » C’est comme ça que ça s’est produit un peu. Ça me fait vraiment triper.»

D’autant qu’avoir été choisi, et pouvoir incarner ce personnage-là en particulier, ressemble aussi à la réalisation d’un long rêve pour lui. «C’est vraiment spécial. C’est un grand privilège pour moi de faire revivre ce héros acadien, Beausoleil, qui représente vraiment l’esprit de la résistance acadienne durant la Déportation, c’est vraiment un honneur.» 

«Ça fait à peu près 10 ans que je dis aux gens autour de moi, « Si jamais ils font une télésérie ou un film sur l’histoire de Beausoleil, je veux absolument jouer dedans ». J’aime ce genre de héros du vieux temps qui était là, qui était présent. Je voulais faire partie de ça.»

Ainsi, si les répétitions n’ont pas encore commencé, M. Butler s’est quand même déjà lancé dans la préparation de son rôle. «Il y a beaucoup de littérature sur Beausoleil, des livres que j’ai lus. Je connaissais déjà le personnage. Dans la pièce, c’est quelqu’un de très respecté et de confiance.»

«On commence les répétitions à la mi-mai, précise-t-il. Ça fait que, cet été, on va plus plonger dedans en profondeur. Mais là, on commence à recevoir le livret final et les chansons finalisées.» 

Il ajoute que, pour ce genre de spectacle, il y a la préparation du comédien, mais aussi du chanteur, de l’instrument. «Pour ce rôle, j’ai recommencé à prendre des cours de chant. Je vais vraiment me mettre en meilleure forme vocale, continuer à élargir ma voix, l’améliorer. Des semaines de cinq ou sept spectacles, c’est demandeur sur une voix. [Il faut] rester en forme vocalement. C’est quelque chose qui est très important.»

En effet, si l’auteur-compositeur-interprète évolue dans le milieu de la musique depuis 10 ans, son genre habituel, du folk-pop-rock, reste cependant très éloigné de ce qu’il s’apprête à expérimenter sur scène avec Évangéline.

«Je chante généralement mes propres chansons. On se promène dans les festivals, les tournées scolaires, à travers le Canada, en France, en Côte d’Ivoire pour les Jeux de la francophonie, etc. Ça fait que, là, ça va être fun de vivre ça autrement et de chanter des chansons, des textes, des compositions d’autres personnes. C’est un nouveau challenge et un nouvel élément pas mal excitant pour moi.»

Mais, outre toute la nouveauté et le défi, c’est aussi pouvoir porter l’histoire de l’Acadie qui l’enthousiasme particulièrement. «L’Acadie, c’est mon chez-moi, c’est mes racines. J’ai grandi à Moncton, avec la culture acadienne. Je l’ai dans le sang. Avoir la chance de représenter les Acadiens sur de grosses planches, ça me touche beaucoup.» 

«Évangéline et Gabriel, c’est une histoire que tous les Acadiens connaissent, qu’on connait depuis qu’on est tout jeunes. Et, aller faire découvrir l’histoire des Acadiens au Québec, montrer ce qui s’est passé, éduquer les gens un peu là-dessus, ça va être super aussi.»

«Je pense que ça va toucher les Acadiens. Pour moi, c’est une énorme fierté de pouvoir faire partie de ce projet-là.»

Type: Actualités

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