«C’était un festival de trois jours et on a eu une tempête de cinq jours. La majorité des activités ont dû être annulées. On était un peu désappointés, un peu déçus les samedi et dimanche suivant le festival. Mais on s’est remis sur pied et on a choisi des dates pour le Festival d’hiver de 2026, le vendredi, samedi et dimanche 13, 14 et 15 février 2026», a partagé Carole Aucoin, agente de développement économique, d’employabilité et d’innovation au Conseil de développement de la Nouvelle-Écosse (CDNE).
Une reconduite qui a été décidée à la suite de la réaction, et notamment l’enthousiasme, des personnes qui ont, malgré la tempête, pu participer.
«C’est pas que les gens ne voulaient pas venir. Il y en avait beaucoup qui nous disaient, «Oh, j’aimerais bien, mais je peux pas y aller à cause de la température». C’est pas quelque chose qu’on pouvait contrôler.»
Lucienne et Fidel LeFort dansant sur la musique de Ashley et André Poirier.
«[Mais] les personnes qui ont participé ont vraiment aimé ça, ont [dit que] c’était très bien. Alors ça, c’est un gros plus. Ils attendaient qu’on aille le faire de nouveau l’année prochaine. On a juste eu à commencer à en parler de nouveau, on était tout excités», raconte Mme Aucoin.
Parmi ses souvenirs les plus marquants, elle se remémore particulièrement des repas conviviaux, des célébrations musicales et, surtout, d’un fort esprit communautaire, à l’image de ce qu’ils souhaitaient mettre en avant en organisant ce festival.
«Le samedi, ça a commencé à midi avec la musique. Il y avait du violon, puis du piano, du keyboard. Les premières personnes qui sont rentrées ont commencé à danser en entrant dans l’édifice. C’était vraiment encourageant. […] Le soir, il y avait un souper de Prime Rib, au Portage Club House. Il y avait 80 personnes qui avaient acheté leurs billets [et] trois personnes ne se sont pas présentées. Mais quelqu’un a ramassé leurs plats pour les apporter à leur maison.»
Derrière cet enthousiasme, les organisateurs de l’évènement restent cependant conscients des choses à rectifier et à mettre en place pour le perfectionner.
«C’était une première fois, un essai. C’était structuré, mais, maintenant, on a un modèle qu’on veut améliorer. […] Au lieu de commencer de rien, on a juste à ajuster, faire des modifications pour le rendre plus facile pour la deuxième année.»
On a eu un débriefing de l’équipe de coordination d’organisation sur l’année prochaine. On va commencer un peu plus gros, chercher différents endroits, plus de bénévoles, des choses comme ça.
Ainsi, Mme Aucoin partage quelques pistes d’évolution sur lesquelles ils sont actuellement déjà en train de travailler.
«On a eu un débriefing de l’équipe de coordination d’organisation sur l’année prochaine. On va commencer un peu plus gros, chercher différents endroits, plus de bénévoles, des choses comme ça. Avoir certaines activités et des repas organisés, que les gens pourront acheter avec des billets à l’avance. Ça nous protègera et encouragera les gens, d’une façon ou d’une autre, à participer.»
Les musiciens Robert Deveaux et Gillian Head.
De même, c’est aussi l’aspect promotionnel de l’évènement qui est entièrement repensé. «Pour le premier festival, on avait fait la promotion, mais pas une grosse campagne de marketing. Là, on s’en va avec les tags lines et on a décidé de faire incorporer une organisation juste pour le festival. On va faire ça lorsque nous aurons pu réserver le nom officiel pour le festival et nous continuerons avec la création d’un logo.»
Mais, tous les espoirs de Mme Aucoin restent surtout portés sur une météo plus favorable et profitable, ce qui leur permettra, assurément, de préparer le futur festival beaucoup plus sereinement.
«La Mère Nature, je veux qu’elle fasse mieux l’année prochaine. C’est pas souvent qu’on a ce temps-là. Mon plus gros défi, c’était pas l’organisation du festival, c’était, «Oh mon Dieu! Est-ce qu’on doit procéder avec l’évènement ou est-ce qu’on doit annuler?» Ça, c’était vraiment stressant.»
«Mais, en mettant la sécurité des gens, des participants, des musiciens en avant, c’était plus facile de prendre la décision [d’]annuler. On n’aurait pas voulu que les gens se fassent mal, en allant ou en rentrant à leur maison après notre activité. On a beaucoup de leçons à apprendre de ça et on va continuer pour le rendre bigger and better l’année prochaine, plus gros et meilleur.»
