Melissa: Hi, Sim!
Simon: Hey, Mel!
M: Gros merci pour être là aujourd’hui. Je sais que t’es super occupé!
S: Pas de stress du tout. Prends tout le temps que t’as de besoin! Comment ça va avec toi?
M: Mais, ça va bonne, rinque icette en train de travailler! Merci de faire partie de ma rubrique, Notre musique de côte à côte! Je te connais depuis longtemps, mais c’est le fun de s’assoir et d’avoir un peu de temps pour se parler!
S: Ouais, c’est awesome!
M: Ouais! So, pour commencer, quand dirais-tu que tu te souviens d’être intéressé, ou de jouer de la musique, pour la première fois?
S: Un jeune âge! Je crois qu’on a commencé des leçons de piano quand on avait six ou sept ans, pis même avant ça, il y avait un intérêt. Nous autres, dans notre famille, il n’y avait pas nécessairement grand musiciens; mon père a la chorale à l’église, mais ce n’est pas vraiment un musicien. Mame jouait du piano, mais du bord à ma mère, il n’y a pas grand musiciens, et sur le bord à pape, il y avait rinque mon grand-père qui jouait de la guitare. So, nous autres (Simon et son jumeau, Francis Robichaud), on a rinque demandé si qu’on pouvait prendre des leçons de piano, pis ça commencer de là. On a joué pour un bout pis, là, on a arrêté nos leçons à l’âge de 13, je crois.
M: C’est assez longtemps, et dès un jeune âge que vous avez joué!
S: Ouais. On a fait au moins cinq ou six ans de piano! On avait eu Jocelyne LeBlanc qui enseignait des amis ou de la famille et quand elle a arrêté d’enseigner, on avait fait une dernière année avec une madame de Meteghan, pis après l’année-là, c’était tout – là c’était la guitare et les drums.
M: OK, ça fait que vous n’avez pas arrêté la musique. C’était juste que vos intérêts ont changé à d’autres instruments.
S: Exactement. Je crois que c’était dans grade 7 à Noël que Fran avait eu des drums pis moi, j’avais eu une guitare.
M: Right. Pis comment vous avez choisi drums pour Fran et guitare pour toi?
S: Je ne suis pas vraiment sûr. Il n’y avait pas eu grand discussion parce qu’on avait juste l’habitude de pratiquer. Ma sœur était vraiment bonne en piano. Elle a été jusqu’à, comme, grade 10 ou 11 – elle recevait beaucoup de trophies! Mon père n’en était pas un qui nous forçait à pratiquer, mais on pratiquait quand même, et Marie pouvait se mettre là et lire n’importe quoi pis la jouer à 100 000 à l’heure. So, elle a continué, mais nous autres, I guess on voulait rinque jouer autre chose. Même dans grade 7, je ne dirais pas qu’il y avait personne dans nos classes qui jouait, mais le monde plus vieux jouait, pis nous autres, on voulait faire ça. Kevin O’Neil et zeux avaient deux ans plus âgés que nous autres, so dans grade 7, on allait ware des concerts à l’école et on pensait, wow, j’aimerais d’être dans ste band-là, ça c’est manière de cool. Je crois que voir les plus vieux jouer nous à vraiment donné le goût, et on se disait que l’année chuvonne, on va être sur ste stage-là.
M: Right on, pis te souviens-tu qu’est-ce que les plus vieux jouaient? C’était-il des chansons originales, c’était-il en français, c’était-il des covers?
S: C’était des covers rock, mais il y avait aussi des originales. Il y avait comme deux bands: la band à Kevin O’Neil pis la band à Jason Saulnier. Yonne jouait de la metal pis de la hard rock pis Kevin et zeux avaient enregistré un album dans grade 9 qu’était plus des tunes traditionnelles, country-rock en français et en anglais. On trouvait que ça, c’était cool, et on voulait faire ça nous autres itou.
M: Nice!
S: Ouais, c’était ça l’influence, I guess!
M: Right, so, ça pratiquait la guitare pis ça pratiquait des tunes. Dirais-tu que c’est à la high school que les bands avec qui tu jouais se sont formés?
S: Ouais, c’était definitely la high school. Nous autres, on était dans grade 9 pis Charles (Robicheau) était dans grade 8, et on ne connaissait pas vraiment Charles au temps. Un gars icette qu’était dans notre classe nommé Réal Melanson jouait de la musique, pis c’était à travers de lui qu’on a rencontré Charles parce qu’ils étaient presque des voisins. Réal jouait de la bluegrass, pis quand Charles était dans grade 7, il pickait déjà de la guitare pis il connaissait 3-4 tunes, so zeux deux jammaient des fois. Pis Réal avait amené Charles une fois chez mes parents parce qu’on jammait chez-nous tous les vendredis, et je crois qu’on a fait ça une ou deux fois jusqu’à ce que Réal venait plus, mais Charles a continué à venir. Nous autres, on allait pas être des blugrassers à 14, 15 ans, so Charles venait pis on avait un amp pis une guitare électrique, pis là, on disait, «Faut que quelqu’un chante», so Sim va chanter. Là, fallait que quelqu’un joue la bass, so j’ai passé ma guitare à Charles pis j’ai grimpé une bass. So, je dirais notre vrai première band était dans grade 9.
M: Right. Pis avant ça, vous étiez en train de former le groupe, d’apprendre des tunes pis d’apprendre vos rôles dans tout ça.
S: Ouais. Pis on avait des bar gigs rendu dans grade 10.
M: No way!
S: Ouais. On allait au Château (à l’Université Sainte-Anne) quand on avait, comme, 15 ans pis on faisait des gigs! C’était awesome pour nous autres parce qu’on était jeune pis ça sentait comme un autre niveau, pis c’était le tyme!
M: J’imagine que ouais! Ça sentait bout assez adulte, vous regardiez Kevin et zeux en train de jouer pis, là, tout d’un coup, c’est vous autres qui jouez!
S: Ouais! Pis nous autres, on n’avait pas connu les années de Chatouille ma bourrique (groupe de musique locale de la Baie), avant que Daniel et Briand et zeux avaient été à Hollywood. Moi, j’avais pris des leçons avec Daniel LeBlanc dans grade 7 et c’est quand j’étais dans grade 8 qu’ils ont décollé. So, après cette année avec lui, c’était tout apprentissage par jammer pis par oreille. Charles m’apprenait du stuff, t’écoutais du stuff pis t’essayais de le jouer, pis on n’a pas continué de lire la musique, vraiment.
M: Ah, k. Pis comment est-ce que stes Friday Night Jams on braqué? C’est qui qu’a décidé de commencer ça?
S: Well, c’est pas parce qu’on était bored. Moi pis Fran, on jouait encore du hockey, mais rendu 14-15 ans, on a joué deux games pis on a décidé que c’était plus notre affaire. Pis on a juste commencé les jams chez mame et pape pis, quand Fran a eu ses premières symbols pour ses drums, on a déménagé ça dans la cave chez René, le père à Charles. Pis, ouais, on a fait ça pendant longtemps sur les vendredis, pis là ç’a changé au samedis. C’est manière comme ça qu’on a bâti notre répertoire. On a commencé avec quelques tunes qu’on pouvait jouer ensemble, qu’est devenu 10, là 15, tout d’un coup t’en a 20. On a commencé à jouer dans les Battle of the Bands à la high school. On a fait ça pour trois ans et on gagnait, qu’était awesome, et ça, c’était avec Kevin O’Neil. Kevin nous disait, si vous voulez jouer à des bars, ça vous prend trois heures de musique. So, on a bâti nos sets avec lui. Parce que les premières gigs qu’on faisait, c’était avec lui. Mais, il était plus vieux que nous autres, so, quand il a gradué de la high school, il était gone.
M: Right on, pis c’était quoi le nom de votre groupe? T’en souviens-tu?
S: C’était U4ea. Pis on avait reçu une lettre dans la mail d’une pop band. Je crois que c’était des filles de LA qu’avait le même nom que nous autres pis ils avaient averti qu’ils allaient nous suer.
M: No way!
S: On était rinque une cover band qui chargeait pas trop pour une gig! C’est qu’on avait été sur Breakfast Television (émission matinale de nouvelles locales) pis ils avaient mis notre nom, pis de quelque façon, ils ont vu ça! Je ne sais pas comment ACN de Halifax s’est rendu à LA! Parce qu’il n’y avait rien en ligne comme asteur. Mais, je me souviens qu’on a eu ste lettre-là, so on savait que si jamais qu’on record, qu’on ne pouvait pas utiliser le nom-là.
M: Ça, c’est wild!
S: Ouais. On a utilisé le nom-là pour longtemps pis là, on est devenu G-Strung avec Mike, pis, là, on a eu Jester 7 pis The Radiators. Mais, ouais, U4ea, c’était definitely la première band.
M: Wow, so grade 9, ça faisait des gigs au Château. C’était toi, Fran et Charles – avec des fois un autre membre – qui bookait les gigs? Est-ce que vous vous disiez, «On est sérieux à propos de cecette, on veut faire plus de shows?» C’était quoi la vibe?
S: C’est juste par hasard que, dans grade 10, j’avais eu une job à Pizza Delight pis Le Goblet (un club social à la Baie) était à côté de ça. Pis Elaine était la manager, pis elle m’avait demandé, «Vous jouez de la musique, right?» Pis j’avais dit que, ouais, pis qu’on aimerait de jouer. On était souvent avec du monde plus vieux que nous autres, pis on avait été à ste tyme icette chez Darren à Alfred, qu’était le manager du Château. On allait à des camps rinque jouer pour cinq heures parce qu’on voulait jouer. Le monde nous invitait aux tymes pour jouer des tunes. So, c’était une soirée icette qu’on était à une camp pas loin de chez Darren et un de nos chums nous avait dit qu’il y avait un tyme là. So, on a grimpé nos instruments pis on a marché comme cinq minutes, pis on arrive là pis y’avait Daniel (LeBlanc) et Briand (Melanson) et Daniel (Lewis) qu’étaient là, pis c’était un grou tyme des rices. On commence à jouer avec zeux pis c’était la première fois, vraiment, qu’on avait vu stes musiciens-là qui le baillaient. Nous autres, on chantait une miette, pis zeux nous invitèrent d’en chanter plus. Pis Darren était là, so il trouvait qu’on pouvait jouer pis chanter, pis dans mars, il nous a booké à jouer comme une three piece band au Château. On y retournait tous les ans, qu’était great parce qu’on jouait là way avant qu’on avait 19! C’était le fun. Pis, une fois qu’on a pu jouer au Château, on était bon assez à jouer dans les autres bars, supposedly. Ils savaient qu’on pouvait mettre un PA ensemble pis setter up. On n’avait pas de sound guy. On faisait rinque tout nous autres. On le figurait out en le faisant. On a commencé à jouer au Goblet pis le monde venait, pis c’était le tyme. On jouait du Kim Mitchell et beaucoup de Eagles. On allait à la Red Knight à Yarmouth et on était fier si qu’on avait une gig par mois! C’était great!
M: So, t’en train de me dire que vous avez commencé à booker des gigs à 15 ans pis vous avez pas arrêté depuis?
S: Jamais. On n’a jamais, ever, pris une break. Je crois que le seul temps qu’on aurait pris un type de break c’est quand Charles avait annoncé qu’il allait joindre Grand Dérangement pis il était un peu inquiet qu’il nous quittait, mais on lui disait, «Man, you’re livin’ the dream». Parce que nous autres, on avait des jobs rendu ste temps-là. Pis il a joué avec zeux pendant 12-13 ans. On avait Lewis qu’on jouait avec et on faisait des projets on the side icette et là, et quand Charles s’en venait, on faisait des gigs. Dans le temps des fêtes, il était around pis on jouait les Levees, pis l’été, il s’en allait de nouveau pis nous autres, on faisait de quoi d’autre. C’était pas la fin du monde. Après que Charles avait fini avec Grand Dérangement pis il était around, on jouait plus de gigs que jamais. Pendant l’hiver, on a du temps off, mais ça joue beaucoup. Charles nous avait demandé, «Comment vous travaillez toute la semaine pis vous giggez tous les week-ends?» «Tu vas apprendre», on l’avait dit!
M: C’est ça!
S: Pis c’est pas tout le monde qui veut faire ça. Nous autres, on dirait que c’est dans notre ADN. Je crois que notre prochaine gig, c’est dans mars. Pis c’est nice d’avoir des week-ends à la maison, mais l’été, c’est Shédiac une week-end, là peut-être en quelque part d’autre parce qu’on joue avec d’autre monde comme Vickie (Deveau) et backer up du monde. Cet été, c’était un de nos plus busy été ever, surtout avec le Congrès. On dirait qu’il y a tout le temps de quoi, so, pourquoi pas jouer? On va jamais dire non.
M: Pis, la feeling que t’as quand tu joues, c’est bout différent de quand t’étais jeune pis t’apprenais pis tu regardais les plus vieux pour apprendre. So, c’est quoi ton expérience quand tu joues asteur? Je suis sûr qu’il y a des tunes que ça fait tellement de fois que tu les as jouées.
S: Je crois qu’on a encore la feeling de ste high-là parce qu’il y a quand même du nouveau. On n’est pas tout le temps en train de jouer dans la même place ou pour le même monde. On a joué à Digby pour New Years pis y’avait peut-être 10 personnes qu’on connaissait, pis le reste du monde était neux, qui s’enjoyait sitant, pis qui nous disent comment qu’ils aiment ce qu’on fait, et des fois tu feel l’énergie de zeux. Quand le monde y baille, c’est le tyme, pis j’aimerais mieux d’être sur le stage que d’être dans la crowd. On pense hopefully ça sonne bonne, pis le monde danse pis c’est une bonne feeling.
M: Right, pis y’a ste conversation qui se passe entre les musiciens que tu ne peux vraiment pas avoir si t’es pas sur le stage. Même à des pratiques, je trouve. Tout tombe en place quand t’es là en train de faire une gig.
S: Ouais. Des fois, on entend le commentaire: «Comment vous savez qu’est-ce que vous allez jouer?», ou, «Comment savez-vous tous les arrangements de chaque tune? Vous vous regardez même pas!» Mais, c’est des habitudes, la répétition de le jouer tellement de fois, pis on s’écoute pour se suivre. C’est vraiment tout programmé ; tu comptes quatre pis ça y baille. Toi, tu comprends ça itou. On suit la voix pis le reste tombe en place.
M: Ouais, on dirait que c’est de quoi qui click finally, après que t’as joué assez, dans des jams pis dans des spectacles. C’est une habileté que je trouve qu’est vraiment unique au monde qu’a appris par oreille ou en jouant dans des jams ; faut pas avoir tout d’écrit à la note. Si j’étais censé entrer sur la beat de quatre, mais je l’ai manqué, pis je suis rentré sur huit, la band va me suivre. Ils vont commencer quand je commence. Ce sont pas tous les musiciens qui ont cette oreille-là. C’est des choses que j’ai surtout appris en jouant des tymes à des camps, comme que toi tu le faisais, ou à des festival de country ou bluegrass avec mon grand-père. T’apprends à laisser de la place pour des breaks instrumentaux pis du stuff de même. Ça vient naturellement après du temps.
S: Pour sûr! Ça fait plus aisé d’apprendre des tunes des autres itou quand t’as pas besoin de tout noter, rinque le stuff de base pour chaque tune. On a fait ça pour une soirée louisianaise qu’a eu lieu l’été passé, pis on a appris du matériel dans une soirée pour la gig qu’était la prochaine soirée; c’était décidé à la dernière minute que ce serait nice d’avoir un peu de back up band pour le show. J’ai pratiqué les tunes que la band m’avait envoyé. Ça sonnait bonne à la pratique pis, arrivé à la gig, on n’a pas joué une des tunes qu’on avait pratiqué la soirée d’avant! Il nous disait les notes vites avant les tunes. On a joué pendant une heure. C’était pas parfait, mais à la fin du show, le gars dit que quand qu’il revenait, il voulait qu’on joue avec lui de nouveau. Charles m’avait demandé combien longtemps que ça faisait qu’on jouait les tunes, pis quand je lui ai dit rinque une journée, il ne pouvait pas le croire. Il dit comment ça sonnait bonne, pis, moi, je me sentais great parce que, quand tu veux l’amener à la next level, c’est le fun de pouvoir le faire, right?
M: Pour sûr. Pis le fait que tu dis que c’est le fun pis le fait que tu t’as mis dans une situation qu’aurait pu être vraiment stressful pour une personne qu’est pas prêt pour un challenge de même, tu te dois de la crédit! C’est du talent, ça. J’admire assez ton knowledge pis ton talent.
S: C’était une bonne expérience pis un challenge, mais c’est nice de pouvoir le faire. C’est du différent matériel avec du différent monde, pis c’est le fun!
M: T’aimes ça d’apprendre du neux stuff!
S: Ouais!
M: Je suis curious, quand dirais-tu que tu te sentais confortable à prendre un challenge comme celui-là? Quand est-ce que t’as confiance t’as permis de relaxer un peu sur la scène?
S: Ça vient avec du temps, mais itou parce que nous autres, on a braqué jeune. On avait Kevin qui nous avait beaucoup aidé itou. Lui se mettait là pis nous autres, on arrivait là le vendredi soir chez les O’Neil, pis il nous disait jamais quoi-ce qu’on allait jouer. On savait qu’on voulait jouer de la même musique, comme lui, pis il disait desoir on va apprendre «Go For a Soda» par Kim Mitchell, pis il pesait play. Là, il nous demandait, pis qu’est-ce que la tune est dedans? Kevin, c’était comme un enseignant de musique sans même le savoir. Il regardait à Charles pis il lui demandait, «Comment vas-tu faire l’intro?» Et Charles disait, «Qu’est-ce que tu veux dire, moi chai poinne.» Pis là, Kevin lui montrait comment faire les chords et quoi jouer. Kevin le jouait peut-être une fois, pis là, il voulait que Charles le fasse. Après peut-être une minute, Charles l’avait. Là, Kevin me demandait à moi, «OK, bass line, qu’est-ce que toi, tu vas faire?» Pis si je l’entendais pas, il m’apprenait quoi faire. Kevin était vraiment bon. Il nous a appris jeune comment écouter pis figuer out. Fait la jusqu’au temps que tu l’as de bien; si que ça match ce que t’entends, c’est bonne. C’est manière de même qu’on a appris à jouer, c’était Kevin. Pis quand j’avais 19, je crois, on a commencé Beauphare et on était cinq chanteux, et c’était avec zeux qu’on a commencé à figurer out qui allait chanter quelle partie de voix. C’est à ce temps-là que je commençais à apprendre des harmonies.
M: Incroyable. C’est tellement utile même de juste commencer à entrainer l’oreille à savoir quelles notes sont bonnes ou mauvaises. Ça prend du temps! Simon, je pourrais te parler pour des heures de temps. Vous êtes vraiment comme un de mes idols parce que de la même façon que vous alliez à des jams pis vous étiez primé de jouer avec d’autres musiciens, moi, Jacques (Blinn) et Éric (Dow), on se sentait de la même façon si que vous étiez aux tymes pis qu’on pouvait jammer avec vous autres pis vous regarder jouer!
S: Oh, mais, c’était bout à la camp à Anna et Jacques, ça!
M: Juste!
S: Je m’en souviens, ça jouait des tunes de The Band!
M: Oh, ouais! Pis moi, je me souviens que j’étais rinque contente d’être là. Je ne savais pas qu’est-ce que je faisais là, mais je me sentais comme la plus chanceuse personne au monde d’être assis dans une jam de même avec du monde comme vous autres.
S: On était fier que t’étais là!
M: Bein, merci! Je savais rinque que c’était le fun! Pis j’étais gêné, mais le plus de stuff de même qu’on faisait, le plus à l’aise que je me sentais. Vous m’encouragiez toute, pis ça fait une différence. Merci encore de me parler de tout ça icette, c’est le fun de reminiscer là-dessus!
S: Anytime! J’aime ça d’en parler itou parce qu’on oublie des fois – ça fait longtemps que ça va. Des fois, c’est de la misère à croire!
Légende de mots acadien :
bonne – bien
rinque – seulement
icette – ici
pis – et
ouais – oui
pape – papa
juste – seulement
ware – voir
ste – ce
chuvonne – prochain(e)
yonne – un
itou – aussi
grimper – prendre
tyme – fête
bout – probablement
stes – ces
braquer – commencer
mame – maman
asteur – maintenant
yousse – où
grou – gros
neux – nouveau
desoir – ce soir
bein – bien
chai poinne – je ne sais pas
