le Vendredi 5 juin 2026
le Vendredi 7 février 2025 9:09 Actualités: Acadie et Francophonie

Un trésor au cœur de la tourmente

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Le 2 février 1976, le jour de la marmotte n’a pas été tendre pour tous et cette date s’est inscrite dans les annales de nombreux endroits en Nouvelle-Écosse. Ce jour-là, la nature s’est déchainée de façon inattendue, manifestant une force inouïe, particulièrement dans les comtés de Yarmouth, Digby et Shelburne.

Un trésor au cœur de la tourmente
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Les lieux les plus touchés ont été les iles à l’extrémité du Digby Neck. Une terrible tempête a frappé, laissant derrière elle des dégâts comme on n’en avait jamais vu, mais aussi une surprise pour qui aime l’histoire. 

Ce matin du 2 février, dans le village de pêcheurs de Westport, sur l’ile Brier, le vent s’est soudain mis à souffler à 118 miles à l’heure et les vagues ont atteint une hauteur de 12 mètres. Sur le front de mer, le déferlement monstrueux a détruit tout ce qui se trouvait sur son passage et a emporté bateaux, quais, édifices, magasin, usine de poisson, sections de la route, poteaux électriques et téléphoniques, véhicules, et plus encore. 

Le long du littoral, une quarantaine de bâtiments ont été totalement détruits et d’autres endommagés, et des arbres ont été arrachés. En plus des ravages, une quantité de matériel de pêche, de poisson frais et congelé, et tout le contenu du magasin ont été éparpillés et emportés par les flots. Il ne restait que des débris. 

La communauté est devenue méconnaissable et la région a été déclarée zone sinistrée. Fort heureusement, aucune victime n’a été à déplorer. Depuis les reconstructions, le village a totalement changé de visage pour toujours.

La catastrophe a cependant permis la mise au jour d’un véritable trésor. Dans l’ouest de l’ile se trouve une plage, Pond Cove, endroit souvent visité par des phoques et des baleines. Lors de la tempête, la fureur de l’océan avait brassé les flots et les fonds marins en profondeur. Une épave qui avait passé bien du temps enfoui dans la boue, ce qui l’avait préservée de la détérioration, est devenue visible. 

Il s’agissait d’un canot en bois. On a d’abord pensé, à cause de sa forme, que ce pouvait être une épave viking, puis songeant aux mers du sud, qu’il pourrait s’agir d’une embarcation de pirates. D’autres ont pensé à un bateau mi’kmaq. 

Cependant, l’expertise a déterminé que le canot datait de la période acadienne et qu’il s’agissait d’un canoé pirogue acadien. Son séjour d’environ 300 ans enfoui dans la vase a permis sa conservation.

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*Canoé est la rectification grammaticale du mot canoë. 

La fabuleuse découverte qui a été faite à la suite de la grande catastrophe a été nettoyée et elle est maintenant exposée au musée maritime de l’Atlantique à Halifax dans la section de l’exposition permanente des épaves.

Le Courrier de la Nouvelle-Écosse adopte l’orthographe rectifiée.

Type: Récit

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