le Vendredi 5 juin 2026
le Mardi 12 novembre 2024 9:00 Nos communautés - Clare

Marionnettes et contes, un nouveau terrain d’exploration

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La SAC était en pleine fabrication de marionnettes (grosses têtes), pour le Tintamarre du CMA 2024. Il fallait en fabriquer d'autres pour l’été dernier, car les anciennes ont été endommagées par une tempête hivernale. 
 — PHOTO : De gracieuseté - SAC
La SAC était en pleine fabrication de marionnettes (grosses têtes), pour le Tintamarre du CMA 2024. Il fallait en fabriquer d'autres pour l’été dernier, car les anciennes ont été endommagées par une tempête hivernale.
PHOTO : De gracieuseté - SAC

La Société acadienne de Clare a organisé une rencontre d’information publique, le 5 novembre, à la Ruche du Hub afin de discuter de tout ce qui a trait au conte et à l’art de marionnettiste. On souhaite surtout créer de l’intérêt pour ce médium artistique et, potentiellement, une nouvelle tradition à la Baie.

Marionnettes et contes, un nouveau terrain d’exploration
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Monique Comeau de la SAC avec une fourche et une hache, style marionnette. 

PHOTO : De gracieuseté - SAC

Jean-Philippe Giroux

IJL – Réseau.Presse – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

La vision de Natalie Robichaud, directrice générale de la Société acadienne de Clare (SAC), c’est que la société devienne un «centre d’excellence en marionnetisme», et de l’exécuter avec le soutien des membres de la communauté. 

«Tout ce qui est marionnette, ça rejoint beaucoup de disciplines. Tu sais, tu as la marionnette même, qui est l’art visuel, l’art plastique, l’ingénierie. Tes marionnettes, ça peut être un sac en papier, comme ça pourrait être des énormes grosses têtes, comme qu’on a fait cet été», explique-t-elle. 

Ensuite, il y a l’aspect du conte, des histoires et de la scénarisation que la marionnette va incarner, qui parle à d’autres artistes se focalisant sur l’écriture. 

De plus, selon la taille de la création, il y a également le mouvement et la mise en scène  à prendre en compte, idéal pour les danseurs et les chorégraphes, de plus que la musique, en direct ou en bande sonore. 

«Pour moi, c’est comme un one-stop shop, si tu vois ce que je veux dire, parce qu’on est si peu nombreux dans notre communauté artistique maintenant, que c’est difficile pour juste investir dans que des projets de musique, que des projets de danses ou que des projets de théâtre.» 

Clare change énormément, fait remarquer Mme Robichaud. Les personnes actives dans le développement artistique et culturel sont aujourd’hui plus âgées ou ne sont plus dans la région, et les jeunes, eux, ne sont pas aussi nombreux. «Ma logique, dans tout ça, c’est si on fait de la marionnette, tu touches toutes [les] disciplines.» 

Elle l’a vu de ses propres yeux cet été lorsque l’équipe de la SAC et ses bénévoles ont confectionné les grosses têtes pour le Tintamarre du Congrès mondial acadien 2024, avec le Mermaid Theatre, reconnu mondialement pour ses œuvres et son travail de marionnettiste. 

Ce théâtre soutient Mme Robichaud dans sa quête pour rendre l’art de la marionnette plus connu en Clare. «Je trouve qu’on doit prendre avantage de ça, qu’on a cette relation privilégiée avec Mermaid — c’est devenu des amis —, qu’ils sont prêts à venir travailler avec nous autres pour développer cette vision qu’on a.» 

À lire aussi: La Mort des «grosses têtes»

Mais pour l’exécuter, elle a besoin du monde pour embarquer dans ce projet et d’en faire «leur bébé», car elle ne peut pas le faire toute seule, mentionne-t-elle. 

La rencontre de mardi a été productive dans le sens que les personnes présentes ont maintenant pour devoir de réfléchir à leur vision du projet et de revenir après Noël avec leurs idées. 

Cette photo a été prise une demi-heure avant le Tintamarre du CMA 2024, le 15 aout dernier, à Yarmouth. Natalie Robichaud, à la droite, et l’équipe de la SAC ont passé l’été à confectionner les grosses têtes, de grosses marionnettes qui ont été manipulées lors du défilé. Elles représentent les différentes cultures et communautés de la Baie Sainte-Marie. 

PHOTO : Jean-Philippe Giroux

Mary Ann Gauvin, présidente de la SAC, et Sheila LeBlanc, membre du conseil d’administration, se sont amusées l’été dernier, lors de la période de création des grosses têtes. 

PHOTO : De gracieuseté - SAC

Avant de passer à l’étape de la planification, Mme Robichaud veut s’assurer de trouver des personnes passionnées et intéressées. Elle ajoute qu’il faut trancher et s’entendre sur une idée plus concrète pour le projet, avant de passer à la phase suivante, qui comprendra des demandes de financement. 

Elle voudrait notamment cogner à la porte du Conseil des arts du Canada, chose qu’elle n’a pas encore faite. Une petite troupe ou un collectif d’artistes pourrait se former par la suite, grâce aux nouvelles opportunités qui se présenteraient, suggère comme idée la directrice générale. 

La SAC travaillera prochainement sur un projet de «légendes vivantes», pour l’été 2025, avec l’appui de petites marionnettes. Les textes seront inspirés notamment de la littérature existante sur les légendes locales. 

L’art du marionnettiste est aussi, selon Mme Robichaud, une manière de s’aventurer dans une nouvelle sphère du marché acadien: les spectacles pour les touts petits. D’après elle, l’offre pourrait être plus grande pour cette tranche de la population, et que le potentiel est là. 

Jean-Philippe Giroux - Rédacteur en chef - Généraliste

Rédacteur en chef - Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

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