Le conseiller municipal Claude Poirier est tout sourire, posant avec un ou une Mi-Carême.
Il est étonnant de voir comment la région acadienne du nord du Cap-Breton a réussi à maintenir cette tradition vivante pendant des siècles, qui est devenue un événement annuel, un festival d’une semaine entière.
Seuls ou en petits groupes, les gens se déguisent et vont de maison en maison pour rendre visite à leur famille et à leurs amis. Il incombe aux Mi-Carêmes de changer de voix et de manières afin de mystifier leurs hôtes, et aux maîtres de maison de deviner l’identité qui se cache sous les masques et les costumes. Le jeu de devinettes s’accompagne de musique, de nourriture et de nombreux divertissements.
La Mi-Carême a commencé en soirée avec l’activité Laissons entrer les Mi-Carêmes, le 3 mars, au Centre de généalogie Père-Charles-Aucoin des Trois Pignons, lors d’une émission en direct sur Radio CKJM avec les animateurs Charles D. Roach et Marie Stella Doucet.
Les Mi-Carêmes étaient les bienvenues pour donner le coup d’envoi du festival de cette année et d’autres se sont rassemblés pour observer, essayant de deviner qui se cache sous le masque.
Au cours de cette semaine festive, de nombreux hôtes participent au festival ainsi que La Porte verte, Le Foyer Père Fiset, Le Centre de la Mi-Carême, l’École NDA, l’École de musique Raveston et bien d’autres encore.
Il y a même eu un petit-déjeuner aux crêpes de la Mi-Carême le dimanche matin, organisé par la Garderie Les Petits Poussins pour collecter des fonds.
Il suffit de syntoniser Radio CKJM pour ressentir les festivités sur les ondes grâce à plusieurs chansons jouées en continu qui se rapportent à cette coutume et à des invités spéciaux. On peut même apercevoir des personnes costumées qui passent en voiture pour se rendre à leur prochaine destination ou qui marchent le long de la route.
Le Centre de la Mi-Carême est un endroit clé, où l’on peut se rendre pendant cette semaine festive, et ce, pendant toute la semaine. Les observateurs et les Mi-Carêmes sont les bienvenus. Il y a des friandises, des spectacles locaux tous les soirs et beaucoup de plaisir. On compte des espaces pour les danses de pas et les sets carrés.
Le 9 mars en après-midi, soit la dernière journée de la Mi-Carême 2024, alors que beaucoup pensent que la saison sera terminée, les spectateurs et les Mi-Carêmes auront l’occasion de s’amuser une fois de plus tout en enterrant cette tradition pour une année supplémentaire, lors du Gala de la Mi-Carême.
Cette tradition pourrait mystifier et étonner des gens de l’extérieur de la région. Où ailleurs que dans ces petites communautés acadiennes, quelqu’un aurait-il l’idée de laisser entrer des gens masqués dans sa maison ? Où ailleurs une telle tradition serait-elle célébrée depuis des siècles sans qu’on en voie la fin ?