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Ces données ne précisent toutefois pas la proportion de personnes francophones ou allophones parmi cette population.
À Halifax, où 84 % de la population avait l’anglais comme langue maternelle en 2021, la langue peut-elle constituer un obstacle supplémentaire lorsqu’un individu cherche à obtenir de l’aide ?
Pour les personnes qui ont besoin de nourriture, de vêtements ou de fournitures, Parker Street Food and Furniture Bank constitue l’une des ressources clés, disponibles dans la MRH. L’organisme, incorporé en 1990, offre différents services destinés aux personnes et aux familles dans le besoin.
Son offre comprend notamment le Food and Furniture Bank, qui distribue de la nourriture et des articles de première nécessité, ainsi que Great Things in Store, une friperie.
L’organisme propose également le Turkey Club, qui permet la distribution de dindes à l’approche de Noël. À cela s’ajoutent d’autres programmes, dont une assistance en matériel technologique et un programme de rentrée scolaire destiné aux familles en situation de précarité.
Pour ce qui est de la langue, Parker Street n’offre pas officiellement ses services en français.
«Nous n’offrons pas de services en français, mais nous avons quelques membres du personnel ici qui parlent français», précise Josie Young, responsable du programme alimentaire de l’organisme.
Elle indique pouvoir elle-même comprendre le français mieux qu’elle ne le parle et aider les personnes qui s’expriment dans cette langue.
Lorsqu’aucun membre du personnel francophone n’est disponible, l’organisme peut également avoir recours à Google Traduction. L’outil peut notamment être utilisé en mode audio pour permettre à une personne qui ne parle pas anglais d’entendre les informations dans sa langue.
Pour Young, une personne qui ne parle que français ne devrait pas être incapable d’obtenir de l’aide auprès de Parker Street.
Elle reconnaît néanmoins que la communication peut parfois prendre plus de temps. À ses yeux, le français représente toutefois moins d’obstacles que certaines autres langues pour lesquelles des outils de traduction ne sont pas toujours disponibles.
Si vous pouvez aider quelqu’un d’autre à obtenir les réponses dont il a besoin, c’est toujours une victoire.
«Si vous pouvez aider quelqu’un d’autre à obtenir les réponses dont il a besoin, c’est toujours une victoire», ajoute-t-elle.
Elle se souvient notamment d’une personne francophone qui s’était présentée à Parker Street quelques mois auparavant pour obtenir des renseignements sur l’inscription et la prise de rendez-vous. Comme elle était en mesure de communiquer avec elle en français, Josie a pu répondre à ses questions.
«Ils sont repartis avec les réponses dont ils avaient besoin, vous savez, parce que nous avons pu communiquer.»
Pour accéder aux services réguliers de Parker Street, les personnes doivent d’abord s’inscrire sur le site Web de l’organisme.
Le fonctionnement a toutefois changé en raison de l’augmentation du nombre de personnes qui sollicitent les services de Parker Street. Lors de l’inscription, l’organisme demande désormais une pièce d’identité pour chaque personne vivant dans le foyer, un bail indiquant les personnes qui y résident, ainsi que le plus récent avis de cotisation.
«Pendant longtemps, Parker Street n’avait vraiment aucune exigence. Il suffisait de s’inscrire assez facilement, avec seulement une pièce d’identité», explique Young.
Pour les personnes propriétaires de leur logement, le bail n’est pas requis. Par ailleurs, Parker Street prévoit dorénavant de demander l’avis de cotisation tous les deux ans plutôt que chaque année.
L’inscription se fait normalement en ligne. Toutefois, des exceptions peuvent être prévues pour les personnes qui n’ont pas accès à un ordinateur ou qui ne savent pas comment l’utiliser. Dans ces situations, un rendez-vous peut être organisé afin de les accompagner dans leur inscription.
Une fois l’inscription approuvée, Parker Street envoie un courriel contenant les informations nécessaires pour le rendez-vous, notamment la date, l’heure, le lieu et les éléments à apporter.
Les personnes doivent notamment avoir leur pièce d’identité avec elles et apporter leurs propres sacs pour transporter les denrées, puisque l’organisme ne fournit pas systématiquement de sacs.
Les personnes en situation d’itinérance peuvent également avoir accès aux services de Parker Street, mais leur situation peut nécessiter une approche différente.
Selon Young, les documents habituellement demandés ne sont pas toujours disponibles pour une personne sans logement. Elle peut notamment ne pas avoir de bail ou d’avis de cotisation.
Les quantités de nourriture distribuées dans le cadre du service régulier ne correspondent pas nécessairement à sa situation, puisqu’une personne qui n’a pas de logement ne peut pas toujours entreposer ou transporter une grande quantité de nourriture.
Dans ces situations, Parker Street évalue les demandes au cas par cas. Certains articles peuvent également être obtenus sans rendez-vous au comptoir d’accueil de l’organisme.
L’organisme affirme recevoir chaque jour entre cinq et dix nouvelles demandes d’inscription. Selon Young, les personnes découvrent principalement ces services par du bouche-à-oreille, des recherches sur Google ou encore par l’intermédiaire du 211 et d’organismes qui connaissent leurs services.
