Type de contenu: Conversation
Issue d’East Preston, un canton rural situé à la croisée de Halifax et de Dartmouth, Tara Lynn Taylor a grandi au sein d’une communauté à prédominance noire, qui lui a permis de prendre conscience très vite des enjeux auxquels cette dernière fait face en Nouvelle-Écosse.
Très tôt, la coiffure devient une activité qu’elle pratique en autodidacte et à laquelle elle s’attache. Elle décide donc de se professionnaliser et d’ouvrir, plus tard, son propre salon. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais Taylor choisit de faire des différentes cordes qu’elle a à son arc une véritable carrière aux multiples facettes.
Depuis, elle évolue entre les industries du cinéma et du divertissement, ainsi que dans le monde journalistique. L’une des missions qui a jalonné son parcours a été d’ouvrir la porte à d’autres créateurs comme elle, afin de leur montrer qu’il est possible de se faire une place au sein d’un milieu qui leur est parfois difficilement accessible.
PM: Pouvez-vous parler de votre enfance à East Preston et de la manière dont votre éducation et vos antécédents familiaux ont façonné la femme et l’artiste que vous êtes devenue?
TLT: Grandir à East Preston dans son ensemble, cela s’appelle le canton de Preston et nous avons toujours su que nous étions parmi les premiers peuples là-bas, avec notre famille autochtone.
Le canton de Preston est une réserve sans statut.
C’est une histoire et un héritage que j’aime continuer à faire connaître aux personnes qui le connaissent et qui détiennent cette histoire de nous parce que, fondamentalement, c’était très important pour moi, parce que j’ai eu une enfance si belle avec ma grand-mère, ma mère et mes frères et sœurs, je veux que cet héritage ne soit pas effacé et oublié.
Tara Lynn Taylor, Entrepreneure et artiste pluridisciplinaire.
