Type de contenu: Récit
L’été est une période chargée en rendez-vous et en invitations. Plusieurs aventures nous attendent et c’est la saison idéale pour parents et amis de nous retrouver dans cette magnifique province, où la nature est fabuleuse et où le temps semble s’écouler plus lentement.
Bien que plusieurs désiraient être présents à notre rencontre, d’autres invitations les ont retenues ailleurs.
Néanmoins, sept personnes s’étaient donné rendez-vous lors du dernier dimanche matin de juillet à Port Williams, un petit village dans le comté de King. Cette charmante localité d’environ 1 100 personnes est située sur la rive nord de la rivière Cornwallis, à environ 5 km de Wolfville.
En faisant des recherches sur cet endroit, j’ai appris qu’historiquement, ce village a de profondes racines acadiennes et qu’on y retrouve encore aujourd’hui des digues qui favorisent une agriculture florissante.
Notre groupe au Port Pub and Bistrot à Port Williams.
Autrefois, la rivière aux Canards était un lieu important d’établissement acadien dans la région de la vallée d’Annapolis. Port Williams est aujourd’hui reconnu, entre autres, pour ses vignobles et cidreries. On y retrouve une communauté rurale dynamique qui attire de plus en plus l’attention des gens d’ici et d’ailleurs.
The Port Pub and Bistrot, situé sur les rives de la rivière Cornwallis, est un endroit de prédilection pour quiconque aime observer les marais et les marées tout en profitant de la beauté des paysages. Le chef nous propose une cuisine locale fort intéressante.
Aujourd’hui, autour de la table, je constate que la participation masculine est majoritaire. Seuls deux invités sont nés et ont grandi dans cette région de la Nouvelle-Écosse. Anglophones de souche, ils ont choisi pour des raisons personnelles et/ou professionnelles d’apprendre le français. Certains d’entre nous viennent du Québec et ont grandi dans la langue et culture française. Nous avons appris l’anglais plus tard dans notre vie. L’un d’entre nous a vu le jour au Nouveau-Brunswick et se définit comme Acadien, un autre participant a quitté l’Ontario il y a quelques années pour s’établir ici. Stacey vient de Calgary.
Je trouve fascinant et magnifique de me retrouver assise au bistrot avec plus d’anglophones que de francophones. Je répète à qui veut bien l’entendre que je trouve admirable qu’une personne dont la première langue est l’anglais choisisse d’apprendre le français. J’éprouve beaucoup d’estime et de considération pour celles et ceux qui font ce choix, alors qu’il est entièrement volontaire et qu’ils/elles pourraient très bien se contenter de s’exprimer en anglais.
Voici Michael Townsend et Scott Burbidge, deux amis anglophones de la région qui se joignent à notre groupe de rencontres francophones.
Comme nous étions peu nombreux, nous avons eu le plaisir de nous présenter aux membres du groupe et de répondre aux questions des participants. Puisque le groupe était restreint, j’avais préparé une série de questions afin d’en apprendre davantage sur ces passionnés de la langue française, qui se réunissent avec d’autres personnes partageant le même intérêt.
Si le cœur vous en dit lors d’une prochaine rencontre entre ami(e)s, vous pourrez vous aussi poser les questions suivantes et découvrir quelques nouvelles facettes de ces êtres chers qui partagent votre vie.
-Quel aliment tout le monde semble adorer, mais que vous, vous détestez?
-Êtes-vous plutôt escapade en pleine nature ou exploration d’une nouvelle ville?
-Si vous pouviez manger un seul dessert pour le reste de votre vie, lequel choisiriez-vous?
-Êtes-vous du genre à arriver très en avance, juste à l’heure ou quelques minutes en retard?
-Êtes-vous plutôt livre papier, livre numérique ou livre audio?
-Quel endroit d’ici ou d’ailleurs aimeriez-vous faire découvrir aux autres?
Voilà où notre petit groupe s’est réuni, le 26 juillet dernier, pour converser en français et faire de belles découvertes.
-Quand vous partez en voyage, êtes-vous du genre à tout planifier ou à vous laisser porter par le moment?
-Aimez-vous les frites? Si oui, êtes-vous plutôt ketchup, vinaigre, aïoli ou nature?
-Quels cinq mots permettraient aux autres de mieux vous connaître?
Deux heures se sont écoulées et nous en avons appris un peu plus sur chacun(n)e. Certains sont demeurés plus longtemps afin de jaser avec quelqu’un à la suite de notre échange autour du repas. Le nombre de participants m’importe peu. Ce qui me ravit, c’est de constater l’enthousiasme, la curiosité et les liens qui se créent au fil du temps malgré l’anxiété qui peut nous habiter au départ, l’hésitation à venir s’asseoir avec de parfaits inconnus et la peur de ne pas se sentir à la hauteur.
Nous arrivons avec l’envie de casser la croûte avec les gens de la communauté, de faire de nouvelles connaissances, de converser en français. Nous repartons le cœur léger, heureux d’avoir partagé ces moments simples et conviviaux.
The Blooming Collective vous propose un prochain rendez-vous francophone au vignoble Bent Ridge, le samedi 29 août à 11 h 30. Si vous désirez vous joindre à nous, envoyez-moi un courriel: [email protected]
