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Pour Hazel Birch, Lily Boudreau, Charlotte Samson, jeunes danseuses de la troupe, ce sera la première fois qu’elles se rendront en France à l’occasion d’une telle manifestation.
«Un grand moment de fierté», se réjouit Renée Samson, gérante et accompagnatrice du groupe, mais surtout très honorée d’avoir ses jeunes talents sélectionnés pour l’évènement.
«On va aussi participer aux cérémonies en Normandie et à Juno Beach, en lien avec les commémorations des vétérans.»
Une dimension importante, car, parmi les danseuses, huit sont issues de familles de soldats acadiens qui ont débarqué le 6 juin 1944 sur les plages normandes.
Le festival ayant aussi été créé pour honorer ces anciens combattants, souvent oubliés de l’histoire.
En outre, il s’agira d’une belle occasion pour les jeunes filles de partager leur identité culturelle.
Préparées depuis des mois, les participantes, originaires de l’ensemble du Comté de Richemont, présenteront au public un style de danse acadien, riche de ses traditions avec un flair moderne.
Seul groupe de la Nouvelle-Écosse de la partie, pour Renée Samson, cela représente quelque chose de très spécial qui leur permettra de rendre hommage à leur amour pour la danse, à leur culture, à leur héritage, et ce, à l’international.
L’Acadie, c’est vraiment comme un pays sans frontières.
«L’Acadie, c’est vraiment comme un pays sans frontières», affirme-t-elle, heureuse de cette richesse culturelle existant de part et d’autre du monde.
Un peuple dispersé peut-être, aux différents dialectes et différents talents, mais qu’elle perçoit, malgré tout, comme uni et fier.
D’où l’importance de diffuser son histoire et de préserver sa mémoire, au-delà des continents, en particulier pour la jeune génération dont les origines se trouvent aussi en France.
«[Les danseuses] sont maintenant en train de mieux connaître leur histoire, leurs racines et de savoir comment est-ce que nous aussi on a un lien qui existe, pas seulement ici en Nouvelle-Écosse, ou au Cap-Breton, mais aussi ailleurs autour du monde.»
Pour nombreuses d’entre elles, dont deux petites-filles de vétérans qui joueront aussi du violon lors des cérémonies, ce sera donc un vrai moment de commémoration.
«Il va y avoir d’autres artistes, d’autres familles acadiennes et d’autres gens qui sont comme nous, qui ont été dispersés, qui reviennent, qui apprennent l’histoire et qui vont partager les talents ensemble.»
Et pour Renée Samson, grande passionnée, et après plus de 25 ans à enseigner la danse, cet évènement ne pourra être autre qu’une expérience unique, belle et valorisante.
Parce que la troupe sera alors connue à l’échelle internationale, et qu’elle rendra ainsi fière toute la communauté d’Isle-Madame, et, plus largement, toute l’Acadie de la Nouvelle-Écosse.
«Pouvoir transmettre mes connaissances, mon amour pour la danse, mon amour pour ma culture, à travers toutes ces danseuses qui vont voyager avec nous et leur famille, et que leur famille me permette de les amener, c’est méga spécial.»
