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le Mercredi 28 janvier 2026 9:00 Nos communautés - Clare

L’insécurité linguistique et le bon parler français en vedette en Clare

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La Société acadienne de Clare a créé des macarons indiquant E’je parle bonne dans le cadre de cette campagne de sécurité linguistique.  — PHOTO: SAC
La Société acadienne de Clare a créé des macarons indiquant E’je parle bonne dans le cadre de cette campagne de sécurité linguistique.
PHOTO: SAC

COMEAUVILLE - Une pièce de théâtre portant sur le parler du «bon» français s’en vient en Clare. Le «parler de France», celui de la langue québécoise et celui de la Nouvelle-France, qui a évolué depuis des siècles en Acadie et ailleurs seront présentés lors d’une pièce de théâtre, le mercredi 4 mars prochain, à la salle Marc-Lescarbot de l’Université Sainte-Anne, à 19 h.

L’insécurité linguistique et le bon parler français en vedette en Clare
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Type de contenu: Actualité

Natalie Robichaud, directrice générale de la Société acadienne de Clare (SAC), a tenté depuis longtemps, a-t-elle admis, de faire venir la pièce dans la région. 

Par manque de fonds, il a pris du temps pour  la présenter dans la région. Le cout est de 20 $ afin de combler les dépenses de la pièce. 

Un mois avant la présentation de la pièce, un Cercle de discussion aura lieu avec la collaboration de la SAC et de l’Équipe d’Alphabétisation de la Nouvelle-Écosse (ÉANÉ) en Clare, le 4 février au bureau de l’ÉANÉ à Saulnierville, dès 18 h 30. 

Il s’agira de discuter de toute la question de parler le «bon» français. Natalie Robichaud insiste sur le fait qu’il s’agira plutôt de parler de la «sécurité» linguistique, soit le désir de parler en français tout court. 

Il est question de faire des actions pour s’exprimer en français. «L’insécurité vient d’une personne qui n’a pas la confiance de s’exprimer dans sa langue écrite et parlée», selon elle.

Les animatrices du Cercle seront Natalie Robichaud, la musicienne Vickie Deveau et la professeure Andrea Burke-Saulnier de l’Université Sainte-Anne, qui effectue des recherches dans le domaine de l’insécurité linguistique.

Les artistes acadiens Gabriel Robichaud et Bianca Richard ont créé la pièce de théâtre Parler mal. Originaires du Nouveau-Brunswick, les deux comédiens décrivent leurs expériences bien réelles. C’est pour voir à l’idée qu’il existerait une seule et unique façon légitime de s’exprimer en français autrement que de parler le français «standard».

La langue dite «acadienne» ou «canadienne-française» a évolué au fil des années et a varié selon les régions au Canada (surtout en Acadie et au Québec) et en Louisiane. Présentée dans plusieurs provinces canadiennes et à l’étranger, la pièce continue d’inviter le public à célébrer les variances du français, selon les accents locaux et autrement. 

L’insécurité linguistique réfère au sentiment de mal parler sa propre langue. Parler mal part d’un constat que les Acadiens ont toujours eu l’impression de parler mal le français, ce qui encourage la  honte et le silence. 

Les deux comédiens, par la télévision des années 1990, ont écrit une pièce selon le «chiac » du Nouveau-Brunswick. C’est dans cette optique dite acadienne que la représentation sera suivie de discussions avec le public, à la suite de la présentation. 

La discussion en public propose trois questions qui constituent la base de la pièce Parler mal, soit les réponses aux questions: d’où vient l’insécurité linguistique, pourquoi ça fait mal et comment s’en sortir? La langue française n’est pas l’orthographe ou la grammaire écrites, mais toutes les variantes, soit acadiennes, françaises, québécoises, africaines ou d’ailleurs. Il s’agit de la même langue. 

C’est important de se sentir confiant et fier de sa langue et de son accent.»

— Natalie Robichaud

«C’est important de se sentir confiant et fier de sa langue et de son accent, a souligné Natalie Robichaud. Nous préparons l’accueil de la pièce de théâtre Parler mal le 4 mars à la salle Marc-Lescarbot, qui parle de ce sujet. Venez discuter avec nous le mercredi 4 février dans les locaux de l’Équipe Alpha à 18 h 30 pour aborder le sujet qui sera présenté.»

«Pendant tout le mois de février, nous allons parler de la sécurité linguistique et faire la promotion de la pièce de théâtre en partageant des vidéos sur notre site Internet afin d’encourager le monde de partager leurs expériences en vue des discussions prévues.»

Il y aura aussi une présentation de la pièce aux élèves de la 10e année de l’École secondaire de Clare, l’École de Par-en-Bas, l’École de la Rive-Sud et l’École Rose-des-Vents, qui se rendront en Clare afin de voir la pièce et avoir une discussion entre eux. Des étudiants de la classe d’Andrea Burke-Saulnier de l’Université Sainte-Anne feront aussi partie des discussions.

La SAC a créé des macarons indiquant E’je parle bonne dans le cadre de cette campagne de sécurité linguistique.

Type: Actualités

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