le Vendredi 5 juin 2026
le Lundi 22 Décembre 2025 11:00 Actualités: Acadie et Francophonie

Moi & Dave: Cinq années de production et de passion

Pourquoi faire confiance à Le Courrier
Simon Mador et David Baeta. — Crédit: Courtoisie Moi & Dave
Simon Mador et David Baeta.
Crédit: Courtoisie Moi & Dave

Moi & Dave, la boite de production franco-ontarienne, a fêté en 2025 ses cinq ans dans le domaine de l’audiovisuel. Un moment marquant pour les deux cofondateurs de la société, David Baeta et Simon Mador, qui ont partagé avec Le Courrier leurs joies, fiertés, souvenirs et projets pour l’avenir.

Moi & Dave: Cinq années de production et de passion
00:00 00:00

Type de contenu: Actualité

Amis de longue date, les deux hommes œuvrent depuis plus de 20 ans dans l’industrie des écrans. Ils se sont rencontrés en travaillant ensemble pour la Télévision française de l’Ontario (TFO), où ils produisaient du contenu éducatif pour les adolescents.

«On a appris comment faire le métier, puis c’est quelque chose qu’on aimait beaucoup, se remémore David Baeta, producteur exécutif de Moi & Dave. Et, éventuellement, on a vu une opportunité de pouvoir monter une boite.»

Discussion technique entre le réalisateur Simon Madore et le directeur photo Ivan Verlaan et son associé Julian De Zorzi.

Crédit: Courtoisie Moi & Dave

Désirant acquérir plus de liberté, en 2020, alors que la crise sanitaire commençait, ils ont finalement décidé de se lancer en tant qu’indépendants. Ils souhaitaient pouvoir travailler sur des œuvres proches de leurs valeurs et qui reflèteraient davantage leurs personnalités.

«Le genre d’émissions que nous [voulions] regarder, des émissions qui touchent des enjeux sociaux, et fait à notre manière.»

C’est-à-dire avec un certain trait d’esprit.

«C’est un peu le fil conducteur de toutes nos œuvres, poursuit-il, on réussit à saupoudrer, [à] injecter de l’humour dans tous nos projets, [de] la meilleure façon qu’on peut.»

«On aime [en] ponctuer les réflexions qu’on a sur les sujets qu’on traite», renchérit Simon Mador, producteur-réalisateur de la société, expliquant que cela peut se faire aussi bien à travers des commentaires, des critiques ou de simples blagues, selon le format de l’émission.

Car Moi & Dave produit différents types de contenus, allant des programmes jeunesse aux documentaires, avec pour objectif commun de partager des récits qui sauront toucher leur public.

«C’est important aussi, en tant que francophones en situation minoritaire, de pouvoir raconter des histoires qui nous ressemblent», soutient David Baeta, révélant qu’ils désirent également explorer d’autres genres, notamment la fiction.

Une entreprise sur laquelle ils travaillent activement et qu’ils souhaitent voir prendre différentes formes, du long au court métrage, voire des séries pour la télévision.

«Vu qu’on est en milieu minoritaire, c’est pas déplaisant. On est content de faire des trucs qui sont différents, exprime Simon Mador. Mais, je pense que pour [qu’]une boite de production survive, on a besoin de faire plusieurs choses.»

Si ce virage vers la fiction est un choix assumé, ils expliquent que, plus généralement, leurs projets sont le plus souvent le fruit d’opportunités amenées par des collaborateurs extérieurs.

«[C’est] le récit qui décide pour nous, je dirais», s’amuse à imaginer David Baeta.

«Il y a pas de plan très précis, confirme Simon Mador, à part ceux qui sont en développement. Mais sinon, pour les prochaines idées, on se garde toujours un peu de l’espace pour en développer nous.»

David Baeta, Simon Madore et leurs collaborateurs, l’animateur et scénariste Frédéric Choinière, et la productrice déléguée Renée De Sousa, avant la remise du Prix Gémeaux.

Crédit: Courtoisie Moi & Dave

Quoi qu’il en soit, peu importe le format, Moi & Dave cultive sa ligne éditoriale.

«[Il] faut que ça revienne toujours à quelque chose qui est proche de nos valeurs à nous, explique David Baeta, que l’œuvre et le récit [puissent] permettre aux téléspectateurs de repasser à sa place dans la société, puis de questionner comment les choses se font de manière générale.»

Fondamentalement, chacune de leurs réalisations doit être porteuse de sens.

«On voulait avoir un rôle, d’une certaine façon, d’éducation, développe Simon Mador, donc on se dit ça quand on est dans des projets. On veut aussi que les gens apprennent des choses et réfléchissent.»

«[À] chaque projet qu’on fait, on a l’opportunité de changer un petit peu le monde à [notre] façon, souligne son ami, que ce soit en permettant de s’éduquer, de s’informer, de comprendre certains enjeux de différentes façons. Ça, c’est un élément qui est important pour nous, c’est sûr. Je veux pas dire qu’on va régler tous les problèmes de la société, mais je pense que chaque projet va certainement amener un élément positif.»

Notamment en veillant à ce que ces derniers reflètent l’ensemble des communautés canadiennes dans toute leur diversité.

«Les gens qu’on met à l’écran, on veut faire en sorte de s’assurer qu’il y a des voix sous-représentées, poursuit David Baeta, qui viennent parler de différents dossiers, différents enjeux.»

Et dans cette entreprise, ils affirment se sentir soutenus par les politiques publiques.

«Si le gouvernement provincial fédéral donne de l’argent pour créer de la télé en milieu minoritaire, pour moi, c’est déjà un geste qui démocratise les choses, affirme Simon Mador, parce qu’on nous permet de voir à l’écran la différence.»

Il explique que cela est essentiel pour éviter la monoculture.

«On a besoin d’une diversité. C’est comme ça qu’on réussit à évoluer et à survivre.»

«Si on se voit pas et on s’entend pas à la télévision, à la radio ou dans les journaux, c’est une forme d’effacement», renchérit David Baeta.

Aujourd’hui, toujours animés par la même volonté initiale de raconter leurs propres histoires pour et avec des gens qui leur ressemblent, ils repensent avec émotion et fierté aux cinq années écoulées.

«On est arrivé là, réalise encore David Baeta, ça [veut] dire que, des fois, quand on rêve ou on pense à quelque chose, ça peut se matérialiser. Donc moi, je suis content de faire ce travail-là aujourd’hui [et] je suis content de pouvoir le faire avec Simon.»

Type: Actualités

Actualités: Basé sur des faits, soit observés et vérifiés directement par le ou la journaliste, soit rapportés et confirmés par des sources bien informées.

Pour consulter nos pratiques exemplaires et politiques journalistiques, cliquez ici.

Contactez la rédaction - Proposer une correction - Faire une suggestion - Contactez l'équipe