Type de contenu: Actualité
Après l’incendie du Saulnierville Kwik Way, où Melanson gérait le rayon confiserie, elle s’est retrouvée sans emploi, cherchant un moyen de joindre les deux bouts. Elle a commencé par lancer une vente aux enchères en ligne «afin de collecter des fonds pour faire stériliser mes lapins, car cela coute extrêmement cher».
La vente aux enchères a rencontré un tel succès que les membres de la communauté ont continué à faire des dons, même après que son objectif ait été atteint. Inspirée par ce soutien, Mme Melanson a décidé de louer un espace commercial pour une période d’essai initiale de trois mois.
Elle a combiné les articles d’occasion donnés avec un comptoir de bonbons, ce qui lui a permis de renouer avec une partie de son ancien travail, qui lui manquait beaucoup.
Pour gérer la taille modeste de la boutique, elle préemballe les bonbons gélifiés dans des contenants créatifs, tels que des «bocaux bonhommes de neige» et des petits sacs.
La partie friperie de la boutique fonctionne entièrement grâce aux dons qui ont commencé avec sa vente aux enchères en ligne. Les articles sont d’abord mis en vente dans la boutique physique ou dans le cadre d’une vente aux enchères en ligne permanente.
Les vêtements qui ne se vendent pas sont transmis à une autre organisation caritative et, dans un dernier temps, les vêtements invendus sont recyclés en chiffons pour les entreprises voisines.
Melanson entretient un dialogue en ligne en publiant quotidiennement du contenu, allant de bonbons spécifiques aux «trouvailles du jour» dans la section des articles d’occasion.
Alors que les petites villes voient souvent les mêmes clients réguliers, ses publications engageantes ont brisé ce moule. «Normalement, je dirais que ce sont toujours les deux mêmes personnes, explique-t-elle, mais ce n’est plus vraiment le cas depuis que j’ai commencé à publier des messages interactifs.»
Melanson indique que les clients ont déjà exprimé leur souhait qu’elle prolonge son séjour au-delà de la période d’essai initiale de trois mois, qui se termine en décembre.
Avant d’ouvrir son marché, Jenna Melanson gérait sa plateforme en ligne, Canadian Beats Media.
Fondée en 2013 comme un passetemps axé sur la musique canadienne, la plateforme a depuis évolué pour couvrir «toute la musique, partout». Elle sert de centre d’interviews, de critiques et d’actualités du secteur, soutenue par un réseau de photographes bénévoles à travers le Canada.
«Mon mari dit que je dois aimer créer des entreprises», déclare Jenna Melanson.
Pour l’instant, elle se dit satisfaite de sa boutique et n’a pas l’intention dans l’immédiat de s’agrandir.
Elle attend avec impatience l’été, où elle prévoit d’installer des étagères en plein air et d’organiser des vide-greniers, et espère un jour intégrer de la musique en direct à son activité.
