le Vendredi 5 juin 2026
le Vendredi 7 novembre 2025 9:00 Actualités: Acadie et Francophonie

Le Salon du livre du Francofest: un heureux rendez-vous pour les francophiles et bibliophiles

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Marie Cadieux, directrice littéraire et générale de Bouton d’or Acadie. — PHOTO: Margaux Paz Paredes
Marie Cadieux, directrice littéraire et générale de Bouton d’or Acadie.
PHOTO: Margaux Paz Paredes

Chaque année, livres, auteurs et bouquineurs se réunissent à Halifax dans le cadre du Salon du Livre du Francofest, festival des cultures francophones mené par le Conseil Communautaire du Grand Havre (CCGH), pour célébrer la littérature francophone. Cet automne n’a pas fait exception, pour la plus grande joie des passionnés de lecture, qui ont profité de quatre jours entièrement dédiés à nos beaux mots de papier.

Le Salon du livre du Francofest: un heureux rendez-vous pour les francophiles et bibliophiles
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Type de contenu: Actualité

Du 29 octobre au 1er novembre, le Salon a investi plusieurs lieux de la ville, offrant une programmation diverse et variée qui a su attirer un large public.

Brunch, cocktails, tables rondes, ateliers, spectacles ou encore heure du conte, il y en a eu pour tous les goûts, pour les petits lecteurs comme pour les grands.

Au cours de rencontres organisées à l’Alliance Française, partenaire du Francofest, puis à l’Université Sainte-Anne, l’autrice Julia Malye s’est notamment déplacée pour discuter de son livre, La Louisiane, un roman historique qui raconte le destin de trois femmes envoyées en Louisiane, au XVIIIe siècle.

Benjamin Audoye, auteur.

PHOTO: Margaux Paz Paredes

«Je suis absolument ravie d’être là avec vous tous», a-t-elle déclaré au début de sa présentation qui a manifestement touché son auditoire, comme en ont témoigné les nombreux applaudissements qui ont suivi.

«C’est des sujets qui nous parlent et en tant qu’organisme avisé, éducatif, il faut parler de ces sujets de société, donner des exemples, avoir de la représentation», a soutenu Mélanie Koehnemann, responsable culturelle de l’Alliance Française, avant de donner une opinion plus globale sur le Salon du livre.

«C’est très excitant, il y a une variété d’évènements culturels et littéraires qui est assez folle. Ça se voit que l’équipe du festival a travaillé très fort pour faire venir des autrices, des artistes de tout horizon.»

Estèle Jehan, agent immobilier chez Red Door Realty et commanditaire du Salon avec Jules Chamberlain, a partagé la même impression: 

«On a la chance d’avoir plusieurs auteurs qui sont venus», s’est-elle enthousiasmée, pour ensuite expliquer pourquoi encourager ces rencontres demeure fondamental selon elle.

«En Nouvelle-Écosse, on a peu accès à la littérature francophone et donc c’est important de sponsoriser un évènement comme le Francofest et le Salon du Livre, parce que c’est enfin un point de rendez-vous de la culture francophone, ici, en Nouvelle-Écosse.»

Benjamin Audoye, un autre des auteurs invités et qui a notamment animé une soirée littéraire LGBTQ+, a abondé dans son sens: «Rencontrer différentes communautés francophones pour moi, ça a été un plaisir.»

Rencontre littéraire à l’Alliance française autour du livre La Louisiane de Julia Malye.

PHOTO: Margaux Paz Paredes

Très satisfait de sa traversée du pays, il en a même été inspiré pour son prochain ouvrage, qui devrait, d’après ses dires, se dérouler en Acadie. Il promet de l’écrire le plus vite possible afin de pouvoir revenir rapidement.

«J’ai l’impression qu’au Canada tout est possible.»

Pour Andrée Jacques, navigatrice au Centre de ressources des familles militaires d’Halifax (CRFM H&R), l’évènement a été l’occasion d’encourager les rencontres entre francophones.

Le Salon du Livre à l’École du Carrefour.

PHOTO: Margaux Paz Paredes

«Dans la communauté francophone, il y a plusieurs familles francophones militaires aussi. On les invite à venir parce que c’est une façon de s’intégrer.»

Selon elle, ces rendez-vous culturels favorisent considérablement les sentiments d’appartenance, d’affiliation et d’unification.

«Souvent les familles des militaires, leurs familles ne sont pas ici, puis, leur famille, c’est la communauté. C’est pour ça que pour faciliter leur intégration, pour qu’[elles] se sentent chez [elles], en fait, de promouvoir les activités que la communauté francophone ici fait –  [et] il y en a tellement des belles activités -, ça aide à créer un tissu social.»

Joëlle Lumbu, membre de l’équipe du CCGH, a soutenu la même opinion: 

«Ça fait plaisir de voir autant de personnes autour de la littérature et de la langue française. On retrouve des personnes d’ailleurs qui parlent avec un différent accent, mais on parle tous le français. Ça fait plaisir de voir la diversité, avec les gens qui se déplacent pour les bonnes causes.»

La jeune femme qui vivait cette expérience pour la première fois a aussi manifesté combien elle a été satisfaite de son déroulement.

«Ça a vraiment été un succès. C’est cardio, mais c’est encore très réconfortant de voir les sourires sur les visages.»

De même que Marie Cadieux, la directrice littéraire et générale de la maison d’édition Bouton d’or Acadie:

«Nos auteurs ont été très présents dans les écoles, ont été bien reçus la plupart du temps. Ils ont travaillé très fort. De ce côté-là, on est très contents. Il y a eu un beau spectacle d’ouverture avec Les Voix [d’Acadie]. C’était charmant aussi. Tout plein de beaux petits moments.»

Si elle espère voir à l’avenir plus d’engagements de la part des écoles et davantage d’enfants repartir avec des livres entre les mains, elle a tenu toutefois à féliciter les efforts et investissements soutenus par le corps professoral.

Le Salon du Livre à l’École du Carrefour.

PHOTO: Margaux Paz Paredes

«Les enseignantes sont attentives, des bibliothécaires scolaires sont venues faire un tour, alors quand on additionne tout ça ensemble, c’est un bonheur.»

Pour sa part, la participation de Bouton d’or Acadie au Salon est demeurée fondamentale, car elle s’inscrit dans les missions et la continuité du travail auquel la maison s’adonne au quotidien.

Cette année, elle s’est dite particulièrement satisfaite de la représentation de la littérature mi’kmaq, qui, d’après elle, a été mise en avant de manière très visible et honorée à sa juste valeur.

«L’équipe qui organise tout ça est vraiment dévouée, réfléchit à ce qu’elle fait et engagée par rapport à la diversité de publics, diversité d’auteurs aussi. Ça fait vraiment du bien à voir.»

Ainsi, tous semblent du même avis: la communion littéraire est une véritable richesse pour la francophonie.

Type: Actualités

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