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le Mardi 21 octobre 2025 7:00 Nos communautés - Halifax

Un nouveau club de jeux de société francophone à Halifax!

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Une partie de jeux de société. — PHOTO: ClickerHappy - Pixabay
Une partie de jeux de société.
PHOTO: ClickerHappy - Pixabay

Daniel Kehler, originaire de Wolfville, est installé à Halifax depuis presque 20 ans. Passionné de jeux de société et de francophonie, il vient de lancer un nouveau club dans sa ville d’adoption. Un projet pour lequel il est heureux de s’investir et dont il espère voir rapidement se développer.

Un nouveau club de jeux de société francophone à Halifax!
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Type de contenu: Actualité

«Je cherche toujours des occasions, des opportunités pour m’entretenir en français, expose-t-il, puisque je suis anglophone.»

Ses parents étant professeurs de français et lui parlant cette langue à la maison, il raconte que cet intérêt pour la langue française était déjà présent du temps de son enfance.

«J’ai fait la même chose avec mes enfants, et je vois que ça les limite un peu, parce que je ne suis pas francophone et, comparés aux enfants de parents francophones, ils n’ont pas tout à fait le même niveau de français. Ils se débrouillent, mais quand même. Alors, si moi je m’améliore, j’espère que ça va les aider eux aussi.»

Plus généralement, en tant que passionné de langues et de voyages, il considère que l’opportunité de partager des expériences avec autrui dans sa langue maternelle est une véritable richesse.

Une partie de jeux de société.

PHOTO: Jo_Lanta - Pixabay

Mais, il regrette qu’il ne soit pas toujours facile de trouver des occasions pour rencontrer d’autres francophones et francophiles.

«Tout mon cercle de connaissances, ce sont des anglophones. Je travaille avec des anglophones. Donc, je n’ai pas beaucoup de liens avec la communauté francophone.»

Il s’en désole d’autant plus qu’il avoue son manque de progression dans la langue.

«Sans parler la langue, on n’avance pas. Je peux lire, je peux comprendre, je peux absolument regarder la télé, mais j’ai vraiment besoin de pratiquer mon français oral.»

C’est ainsi qu’il a eu l’idée de créer ce club de jeux de société francophone. Grand ludophile, il a vu dans le lancement de cette nouvelle activité l’occasion de réunir ses deux passions et tisser des liens d’amitié autour de centres d’intérêt commun.

«J’ai toujours joué aux jeux, depuis l’âge de 10 ans, partage-t-il. Et puis, depuis la renaissance des jeux de société, qui a commencé il y a peut-être 15 ans, c’est tout un autre monde qui s’est ouvert. Pas juste pour moi, mais pour plein de gens qui n’auraient peut-être jamais joué aux jeux. Mais les jeux sont maintenant si intéressants, si intrigants, si amusants. Il y a toujours un défi ici, que ça rassemble beaucoup plus de monde.»

Après trois premières rencontres, il admet que ces dernières se passent pour le moment qu’en petit nombre, car les personnes attirées sont souvent prises par d’autres engagements et qu’il n’est pas facile de trouver un soir qui convienne à tous.

«On espère continuer à élargir le nombre de participants.»

Toutefois, il se dit satisfait du déroulement des premières sessions et content d’avoir fait de nouvelles rencontres. Cela l’a conforté dans son idée que les jeux de société connaissent aujourd’hui un fort attrait populaire, stimulé par une communauté de joueurs grandissante.

«Il y a des gens qui sont fascinés de jeux», insiste-t-il, rapportant qu’il existe même des évènements publics qui leur sont spécifiquement dédiés. «C’est une activité assez intense, on passe longtemps avec les personnes. Et si on a un intérêt partagé, on trouve des points en commun, forcément. Alors c’est plus facile de discuter, de se parler un peu de la vie en jouant.»

Selon lui, cette expérience permet de créer des relations plus rapidement que dans d’autres situations.

«La première séance, on a passé la première heure à se conter un peu qui on était, quel était notre parcours dans la vie, et puis on a commencé à jouer. C’est beaucoup plus facile que d’être dans une grande salle où tu ne connais personne et tu essaies de faire des liens par-ci par-là.»

Toutefois, si les opportunités pour jouer en anglais demeurent nombreuses, il constate qu’il reste compliqué de rencontrer des partenaires de jeux francophones, bien qu’il ait aussi senti un intérêt spécifique pour cela.

«Il y a une ou deux personnes qui se sont jointes récemment, qui m’ont dit: “Je ne suis pas tout à fait à l’aise en français, mais j’aimerais travailler mon français, est-ce que je peux me joindre au groupe?” — “Absolument! C’est pour ça!”», rapporte-t-il avant d’ajouter: «C’est pour ça que c’était important pour moi d’essayer de lancer ces jeux-là.»

Espérant que cette nouvelle activité continue pendant la saison hivernale et au-delà, il souhaite pouvoir installer une fréquence de rendez-vous mensuelle, et envisage de partir à la recherche d’un lieu de rencontre plus grand si le nombre de participants évolue.

«Je sais qu’il y a du monde qui s’intéresse et j’ai hâte de les rencontrer aussi.»

Type: Actualités

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