le Jeudi 24 septembre 2026
le Jeudi 24 septembre 2026 13:00 Santé

Leah Burns, un parcours de rémission inspirant

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Leah Burns du Cap-Breton. — PHOTO: de gracieuseté - CCPCS
Leah Burns du Cap-Breton.
PHOTO: de gracieuseté - CCPCS

DARTMOUTH - Se découvrant atteinte d’une rare tumeur du pancréas, à 17 ans, la maladie a bien failli lui prendre la vie. Aujourd’hui, Leah Burns, jeune étudiante de 24 ans originaire du Cap-Breton, sportive et très investie, partage son histoire et devient une véritable source d’inspiration.

Leah Burns, un parcours de rémission inspirant
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Type de contenu: Actualités

Margaux Paz Paredes

Le Courrier de la Nouvelle-Écosse – IJL

Le parcours de Leah Burns est de ceux qui insufflent foi et espoir. D’où sa volonté de le transmettre au plus grand nombre et, à travers lui, sensibiliser la population au cancer du pancréas.

C’est dans cet esprit qu’elle sera présente le 26 septembre, à Dartmouth, pour participer au Kicking PancreAS™ 5K, une course caritative organisée par la Craig’s Cause Pancreatic Cancer Society (CCPCS), association nationale qui soutient la recherche et la progression des soins du cancer du pancréas.

Durant cet évènement inclusif et bienveillant, elle témoignera de la découverte brutale du diagnostic, survenu après une blessure au volleyball. 

«Elle a été rendue à l’hôpital, puis c’était trop de douleur qu’elle a été aussitôt transportée par ambulance du Cap-Breton jusqu’à Halifax, où ils ont vu que c’était tout à fait une tumeur dans son pancréas, et c’était le cancer», raconte Alessia Proietti, gérante de communication pour CCPCS. 

«Donc cette semaine-là, elle a fait une chirurgie où ils ont enlevé plusieurs parties de l’estomac — son pancréas, ils [l’]ont laissé juste un peu — et aussi sa rate, pour éviter qu’il y ait d’autres problèmes.»

À la suite de cette intervention, il n’a pas été nécessaire pour la jeune fille de suivre de chimiothérapie ou d’autres traitements, puisque la tumeur avait été entièrement retirée. Une opération que l’on peut objectivement considérer comme réussie, Leah vivant depuis huit ans sans cancer.

Par-dessus tout, Alessia Proietti tient à mettre en avant la rareté de ce cas-là, non seulement pour une jeune fille de l’âge de Leah Burns, le cancer du pancréas survenant le plus souvent chez des personnes de 50 ans ou plus, mais aussi en général: selon les estimations, en 2026, 7 500 Canadiens devraient recevoir un diagnostic.

«Par contre, le taux de décès est très haut, souligne-t-elle. C’est la troisième cause de décès du cancer au Canada. On prévoit que 6 500 personnes vont mourir de ce cancer cette année.»

Alessia Proietti explique que l’un des principaux problèmes était que les symptômes du cancer du pancréas ne sont pas spécifiques et peuvent avoir des manifestations très variées, telles que des douleurs abdominales, dorsales ou encore digestives, ce qui ne permet pas de poser d’emblée un diagnostic.

«C’est des choses que, d’habitude, si on voit les docteurs, puis on dit ces symptômes, ils vont dire: “OK, changez votre diète, ou peut-être mangez quelque chose d’autre, ou peut-être c’est juste que vous avez fait un mouvement mal”. Ils ne vont pas penser à ce cancer.»

Le pancréas étant un organe situé en arrière de l’estomac, dans la partie supérieure de l’abdomen, les tumeurs sont aussi plus difficiles à détecter. Le cancer du pancréas est donc souvent diagnostiqué tardivement, à un stade trois ou quatre. Or, il n’existe pas encore de test pour le diagnostiquer plus tôt.

Leah Burns a d’une certaine manière été ironiquement «chanceuse», d’après Alessia Proietti, car, aux dires de son médecin, si elle n’avait pas éprouvé ces douleurs au volleyball, la tumeur cancéreuse aurait pu grossir au-delà des limites physiques du pancréas, provoquant une rupture de l’organe, comme une sorte d’«explosion».

«Ses douleurs ont été comme un signal pour le docteur, pour dire: “OK, il y a un problème ici dans son pancréas, on doit réagir rapidement.”»

La présence des tumeurs à l’intérieur du pancréas a aussi été une «chance», car l’opération a alors été possible, ce qui n’est bien souvent pas le cas pour celles qui se développent à l’extérieur de l’organe.

«Comme mon père, par exemple, confie Alessia Proietti, il a le cancer du pancréas et, pour lui, sa tumeur, c’est autour de veines, donc il ne peut pas faire [de] chirurgie. Donc, ça, c’est un cas qui est un peu plus intense. Dans ce cas, il doit faire des chimios pour toute sa vie.»

Cependant, bien qu’en très bonne forme aujourd’hui et toujours aussi sportive — «un mois et demi après sa chirurgie, elle est retournée pour faire un jeu de basketball, 40 minutes, toute seule!», admire Alessia Proietti —, Leah Burns, désormais sans rate, est immunodéprimée.

«Elle ne peut pas combattre quelques bactéries, précise la gérante en communication, donc elle doit être vraiment prudente pendant la saison des maladies et tout ça. Par contre, à part ça, sa vie est redevenue normale, comme avant.»

C’est pourquoi il lui tient tout particulièrement à partager son histoire et sa fin victorieuse, mais également de participer à des évènements, comme le Kicking PancreAS™ 5K, pour soutenir la cause et ramasser des fonds. Les frais médicaux pesant souvent lourdement sur les finances des patients hospitalisés sur de longues durées, ainsi que sur celles de leurs proches.

«La réalité pour beaucoup de personnes avec ce cancer, c’est qu’elles doivent voyager pour la chirurgie, parce qu’on a besoin des docteurs très spécifiques pour faire ce type de chirurgie. Donc, il y a beaucoup de coûts», regrette Alessia Proietti, rappelant que CCPCS propose des aides financières aux familles dans des situations similaires, qui peuvent être utilisées pour des besoins essentiels et quotidiens, tels que la nourriture ou le transport. 

Cette dernière encourage donc très fortement le plus grand nombre de personnes à se joindre à eux, le 26 septembre, à 18 h 30, au lac Sullivan’s Pond à Dartmouth, lieu de commencement de la course, pour soutenir cette cause et accroître la sensibilisation à la maladie.

Car, comme elle le répète, un cancer du pancréas diagnostiqué et traité le plus tôt possible augmente considérablement les chances de survie.

«Je veux que ça devienne comme les autres cancers, parce que maintenant, avec les statistiques, on prévoit que ce cancer devienne la deuxième cause de décès pour le cancer au Canada à 2030. Donc, on veut que les statistiques tournent. On veut le contraire.»

À l’image du parcours de Leah Burns, qui vit une très belle vie aujourd’hui, et pour qui elle espère voir continuer ainsi, «comme avant, comme [si] elle n’avait jamais eu le cancer».

Type: Actualités

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