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Après Montréal, Vancouver, Ottawa et Toronto, Halifax accueillera, du 6 au 10 novembre, cinq jours de projections, de rencontres et de célébrations, avec une place particulière accordée à la francophonie.
Cette édition marque une décennie consacrée à faire connaître le cinéma libanais et à lui donner une visibilité au Canada.
Hay Love Hadchity, fondatrice du festival, revient sur la naissance de cette initiative culturelle, lancée à Montréal avant de prendre une dimension nationale.
Notre objectif était de mettre le cinéma libanais sur la map et de lui donner une place sur la scène culturelle canadienne.
«Au fil des années, le projet a pris de l’ampleur. Notre objectif était de mettre le cinéma libanais sur la map et de lui donner une place sur la scène culturelle canadienne», dévoile-t-elle.
«Nous sommes fiers d’avoir été parmi les premiers à amener le cinéma libanais et un festival qui lui est consacré sur les grands écrans canadiens», souligne-t-elle, en reconnaissant le soutien des institutions gouvernementales, de l’ambassade du Liban et des partenaires.
Une célébration entre cinéma, musique et reconnaissance
Le samedi 7 novembre, au Musée canadien de l’immigration du Quai 21, le tapis rouge recevra des dignitaires, des invités et des représentants de l’industrie cinématographique pour une réception suivie de la cérémonie officielle sous le patronage du consul honoraire du Liban dans les provinces atlantiques Wadih Fares.
Cette soirée sera aussi l’occasion de rendre hommage aux personnes ayant contribué au succès du festival au fil des années.
L’artiste libanaise Laura Haddad apportera une touche musicale à la célébration avec un répertoire réunissant des chansons libanaises, françaises et anglaises, ainsi que des titres issus du cinéma libanais.
Le dimanche 8 novembre, les projections se poursuivront tout au long de la journée. La programmation comprendra de courts métrages et des documentaires, dont un consacré aux frères Rahbani et à l’évolution de la musique libanaise, ainsi que A Sad and Beautiful World (Un monde fragile et merveilleux), du réalisateur libanais Cyril Aris, sélectionné pour représenter le Liban dans la course à l’Oscar du meilleur film international en 2026.
La francophonie, un lien viscéral avec le Liban
À Halifax, les festivités débuteront le vendredi 6 novembre par une soirée francophone organisée en collaboration avec l’Alliance française. Le public découvrira de courts métrages en français ou sous-titrés dans la langue de Molière ou mêlant le français et le dialecte libanais dans les dialogues et la narration.
«Le français fait partie de notre vie. Le Liban a été sous mandat français et la langue française prédomine dans nos programmes scolaires, dans bon nombre d’établissements, notamment dans ceux qui sont homologués. C’est une partie de notre quotidien et de notre culture», commente Hay Love Hadchity.
Elle souligne en outre l’importance de maintenir des liens avec les associations francophones au Canada, pays officiellement bilingue.
Elle poursuit qu’en cet anniversaire, la collaboration avec l’Alliance française occupe une place importante.
Pour la fondatrice du festival, ce partenariat s’inscrit dans une relation culturelle et historique profondément ancrée.
Elle raconte que la première collaboration avec l’Alliance française a été à Halifax et a été rendue possible «grâce à Madame Taghrid Bou Hassan et à Monsieur Arthur Landais, responsable du programme culturel».
A ses débuts, le festival avait organisé ses évènements francophones à l’Université Dalhousie. Cette relation a ensuite permis de développer des contacts avec d’autres antennes de l’Alliance française, notamment à Ottawa, Vancouver, Calgary, Edmonton et récemment à Montréal.
Halifax, une communauté construite au fil des années
L’ancrage du festival à Halifax représente une étape importante de cette aventure. À l’époque de son lancement, les évènements culturels libanais de cette envergure étaient peu présents dans la région. L’encouragement du consul honoraire Wadih Fares a particulièrement contribué à soutenir cette initiative, fait valoir Hay Love Hadchity.
«C’était un grand pas pour nous, affirme-t-elle. Cette expérience nous a permis de tisser des liens avec les communautés libanaises et canadiennes.»
«Les gens issus de la province n’ont pas tardé à former une véritable communauté autour de l’évènement et à participer à son organisation tous les ans», précise-t-elle.
Les partenariats avec l’Université Dalhousie, l’Alliance française et le Festival international du film de l’Atlantique ont également renforcé les liens avec le milieu culturel et cinématographique de la région.
Sur une note finale, elle conclut qu’il s’agit d’un très beau parcours. «Nous sommes heureux de ce que nous avons construit. Aujourd’hui, nous considérons que nous faisons partie de la communauté à Halifax.»
À l’approche de cette édition anniversaire, la fondatrice remercie les membres du comité de Halifax, les commanditaires, les partenaires, les médias, le public et toutes les équipes qui ont contribué à faire grandir le festival.
Une décennie après ses débuts à Montréal, le Festival du film libanais au Canada poursuivra sa mission: faire rayonner le cinéma libanais et créer des ponts durables entre les cultures et les communautés.
