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Prudencia Mbiadjeu – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse – IJL FDV
Lors de cet évènement, Shala Mudimbiyi s’est vu offrir un prix, honorant ainsi son engagement au cours de son processus d’apprentissage au sein de l’Équipe d’alphabétisation.
Ce dernier se définit comme «un organisme communautaire qui soutient les adultes partout en Nouvelle-Écosse dans leur apprentissage continu et dans le développement des compétences favorisant leur autonomie personnelle, familiale et professionnelle, grâce à des formations en français qui sont accessibles, adaptées à chaque profil et complémentaires aux établissements éducatifs traditionnels».
La Semaine provinciale de l’apprenant adulte en Nouvelle-Écosse; est, quant à elle, une célébration visant à encourager l’apprentissage continu au cours de la vie.
Shirley Vigneault, directrice générale de l’Équipe alphabétisation, précise qu’elle a été officialisée en 2017 par l’ancien premier ministre provincial Stephen McNeil.
«Reprendre le chemin de l’apprentissage demande du courage», relève Souhaël Bouallagui, président de l’Équipe d’alphabétisation, au début de la cérémonie.
Souhaël Bouallagui, président de l’Équipe d’alphabétisation.
Ce courage, Shala Mudimbiyi en a justement fait preuve tout au long de son parcours. Originaire de la République démocratique du Congo, où le français est la seule langue officielle, Mudimbiyi s’est livrée sur les défis linguistiques qu’elle a rencontrés à son arrivée à Halifax, au micro du Courrier.
«Quand on arrive dans une province où on parle la langue contraire de celle que vous avez, c’est vraiment un défi pour nous. C’est tout un problème», mentionne-t-elle.
Elle évoque notamment des situations précises dans lesquelles cette barrière linguistique est observable. «Quand vous arrivez à un rendez-vous […] , c’est lent. Il faut passer par l’interprète pour que les messages puissent passer.»
Le besoin en organismes pouvant accompagner les nouveaux arrivants dans le processus d’intégration devient ainsi crucial.
«Non, mais c’est vraiment essentiel pour nous. C’est ce qui nous a mis à l’aise. […] J’ai appris. J’ai appris l’informatique dans notre communauté. J’apprends la petite enfance dans notre communauté. C’est ça l’avantage que j’ai trouvé dans notre communauté.», confirme-t-elle.
