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le Mercredi 20 mai 2026 12:30 Nos communautés - Clare

Une famille fondatrice de Clare, les Doucet, est présentée par Glenda Doucet-Boudreau

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Glenda Doucet-Boudreau a présenté sa famille à la petite foule. — PHOTO: Stéphanie LeBlanc
Glenda Doucet-Boudreau a présenté sa famille à la petite foule.
PHOTO: Stéphanie LeBlanc

POINTE-de-l’ÉGLISE - Après les Dugas, les Comeau et les Thibault, c’était au tour des Doucet de faire connaitre leur histoire comme famille fondatrice de Clare. Glenda Doucet-Boudreau des Concessions a eu l’occasion de présenter sa famille Doucet, remontant à Germain Doucet, dit Laverdure, le premier Doucet venu en Acadie en 1632.

Une famille fondatrice de Clare, les Doucet, est présentée par Glenda Doucet-Boudreau
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Type de contenu: Actualité

Il était venu avec l’expédition d’Isaac de Razilly à la fondation de l’Acadie, mais est retourné en France en 1654 sans ses enfants adultes, Pierre, Germain et Marguerite. 

Pierre a vécu de 1621 à 1713. Il était marié à Henriette Pelletret. Il était un maçon en 1707. Leur fils René était marié à Marie Brossard. Ils n’ont pas été déportés, mais ont beaucoup souffert durant les durs hivers froids.

François (1715-1770) était marié à Marguerite Petitot en 1742. Il était le premier Doucet à être déporté. Il y a été sur le navire Helena avec le capitaine Samuel Livingston. Le bateau a quitté le bassin d’Annapolis le 27 octobre 1755 et est arrivé au Massachusetts le 27 novembre. Cet État américain a reçu le plus grand nombre de déportés. La stratégie là était de placer certains enfants déportés avec des familles de la ville.

Pierre (1750-1797) avait été placé dans une famille d’accueil et est éventuellement devenu capitaine de navires. Sa nouvelle famille lui a montré à lire et à écrire, ainsi qu’à apprendre la navigation. Il a épousé Marguerite LeBlanc à Salem (Massachusetts) et est déménagé à Portland (Maine) avant de s’en venir à la Baie Sainte-Marie en 1775.

Affiche des Doucet(te).

PHOTO: Stéphanie LeBlanc

En 1772, François Doucet, avec Pierre LeBlanc, a utilisé une barge pour venir examiner la côte de la Baie Sainte-Marie ainsi que l’Île-des-Séraphins. François savait aussi lire et écrire, étant devenu navigateur. Ils sont venus s’établir à la Baie en 1773 et ont reçu un octroi de terre en 1775, comprenant 735 arpents au site de l’Université Sainte-Anne actuellement en allant jusqu’au Petit-Ruisseau.

Pierre LeBlanc était le père de Madeleine LeBlanc, d’où vient le nom de la Société Madeleine-LeBlanc en Clare. D’habitude, il n’y avait pas plus que trois personnes locales qui pouvaient lire et écrire à l’époque. Les Doucet en avaient quatre.

Pierre, fils de François, s’est installé à la Baie Sainte-Marie en 1775 sur 200 arpents de terre achetés de Joseph Gravois. Il était capitaine de trois bateaux qui échangeaient avec des pays des Caraïbes, apportant du poisson sec et du bois sous diverses formes, et il retournait avec des outils en fer, des chandelles, du sucre, de la mélasse, de la farine, du sel et du thé.

Une décennie après  son arrivée, il avait un magasin général, vendant, entre autres, des gâteries, du rhum et du tabac. Il écrivait son nom Peter Dowsett dans son journal de bord. Lors d’une tempête le 21 décembre 1797, à Briar Island, son bateau le Peggy a coulé, apportant toutes les âmes à bord. Le capitaine avait 47 ans.

L’évêque du Québec a visité l’endroit à l’époque et a témoigné de l’impact de Pierre Doucet sur sa communauté. «Les Acadiens de la Baie Sainte-Marie parlent avec éloge de l’un d’entre eux: un nommé Doucet, mort […] C’était un homme instruit, honnête, raisonnable, sachant se présenter avec avantage. En se rendant recommandable par sa déférence aux Gouverneurs d’Halifax, il n’oubliait point que les autres Acadiens étaient ses frères et travailla pour eux aussi bien que pour lui-même», a écrit l’évêque.

Anselme, fils du capitaine Pierre, est né en 1871. Il s’est marié à Marguerite LeBlanc à l’âge de 20 ans. Ils ont eu 11 enfants. Son héritage a inclus la maison paternelle à la Pointe-à-Major, village nommé en son honneur, car il était nommé major dans la milice de Digby. Il gérait une industrie du bois avec 1 200 arpents le long de la Baie.

Amable Doucet (1737-1806), fils de François Doucet et Marguerite Petitot, est né à Annapolis. Lors de la Déportation, il était au Massachusetts à l’âge de 18 ans. Sa famille est allée au Québec. Amable et son épouse Anne ont suivi les parents d’Anne à la Baie. Elle est décédée en 1774 et Amable s’est remarié à Marie-Gertrude et ils ont eu 10 enfants.

Glenda Doucet-Boudreau explique la lignée des Doucet d’Alphonse Doucet de Grosses-Coques.

PHOTO: Stéphanie LeBlanc

Il était homme de confiance du père Sigogne, car il pouvait lire et écrire. Il est devenu greffier du Township of Clare et Juge de paix en 1792 pour le comté d’Annapolis, le premier Acadien à obtenir ce poste.

Glenda a repassé en particulier la branche de sa famille Doucet, tout en abordant des liens avec les autres familles Doucet de Clare. De son côté, il y avait Frank (1792-1873) qui était le petit-fils de François. La fille de Frank, Catherine Doucet, a marié Abner Weaver, un Allemand anglophone et protestant. Mais il y avait la condition que leurs enfants soient élevés en tant que francophones et catholiques.

Catherine et Abner ont eu, entre autres, un fils nommé Désiré Weaver, qui a marié Hattie Gaudet. Ceux-ci ont eu Catherine Doucet, la mère de Glenda.

Frank avait un frère, Thimotée, qui a marié Marguerite Melanson avec qui il a eu huit enfants, dont Jacques Cyriac, nommé Jimmy Crow à cause du rhum qu’il buvait préparé par la compagnie Crow. 

Jimmy Crow a eu un fils, Siffroid, qui a marié Alma LeBlanc. Siffroid est décédé d’un cancer au printemps de 1920. Son épouse, cinq mois après le décès de Siffroid, a mis au monde leur dernier enfant, qui était né dans la pauvreté. Parmi les autres enfants, il y avait James, qui a marié Catherine Weaver. Les deux sont devenus mère et père de Glenda Doucet-Boudreau.

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