le Vendredi 5 juin 2026
le Mardi 21 avril 2026 11:00 Nos communautés - Clare

Le grand «après» du Mois de la Francophonie

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  PHOTO: Nicolas Jean
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Cela fait déjà deux semaines que le Mois de la Francophonie s’est achevé. Dans la municipalité de Clare, il a été mis en avant de différentes manières à travers diverses activités. Mais qu’en reste-t-il après la fin de ce mois si marquant?

Le grand «après» du Mois de la Francophonie
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Type de contenu: Actualité

Prudencia Mbiadjeu – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse – IJL FDV

L’agenda du Mois de la Francophonie a été alimenté cette année par des rassemblements importants axés sur les enjeux de cette notion au sein de la communauté.

Il s’agit notamment du Symposium inaugural tenu par l’Observatoire Nord/Sud de l’Université Sainte-Anne, en collaboration avec la Société acadienne de Clare (SAC), lors de la Journée internationale de la francophonie. Centrée sur le thème «Du local au mondial», la conférence a permis aux intervenant(e)s de développer des analyses pertinentes sur les dynamiques de la francophonie dans la localité, mais aussi dans le monde.

La Société historique acadienne de la Baie Sainte-Marie, également en association avec la SAC, a quant à elle célébré la richesse de la langue française en optant pour un hommage rendu à l’une des familles fondatrices de Clare; la famille Comeau.

Le Mois de la Francophonie a donc bel et bien été un mois de partage et de célébration dans la communauté. Mais quel est le quotidien de ses francophones, une fois que toute cette excitation est redescendue? 

Arona Diop, originaire du Sénégal, réside à Clare depuis bientôt cinq ans et a répondu à cette préoccupation. «C’est vraiment un sujet (la francophonie) sur la table qui n’est pas prêt de bouger», affirme-t-il. 

Déjà très impliqué dans les activités autour du Mois de la Francophonie dans son pays, Diop a découvert un autre regard sur le sujet depuis son arrivée en région acadienne. Il y observe effectivement une évolution dans la facilitation du quotidien en français. 

En parlant des services offerts dans la région, il mentionne que «quand tu entres quelque part, on peut te parler en anglais de prime abord, mais ce que j’aime bien par rapport à ici, dès que tu leur parles en français, ils te répondent automatiquement en français».

En ce qui concerne Désiré Nyela, ressortissant du Cameroun et résidant à Clare depuis 2008, l’évolution locale de la francophonie est également indéniable. 

«Quand je suis arrivé en 2008, il fallait vraiment se battre, encore plus que maintenant», dit-il au sujet du quotidien en français dans la région. 

Il mentionne particulièrement l’apport de la SAC, ainsi que celle de l’Université Sainte-Anne dans cette progression. 

Il aborde l’impact des activités, souvent organisées dans le cadre de ces institutions, sur la disponibilité des services francophones offerts par les établissements publics. 

Natalie Robichaud, directrice de la SAC, a également été amenée à répondre à la question du grand après du mois de mars. Elle évoque à ce sujet la notion de pluralité du français retrouvée dans la région, qui résulte du métissage culturel qui y est présent désormais.

«Il y a des étudiants de Sainte-Anne qui sont diplômés, qui habitent, qui travaillent ici maintenant, qui font partie de notre communauté», évoque-t-elle.

«On  pourrait entendre des accents québécois ou des accents africains», ajoute-t-elle.

L’inclusivité du français devient ainsi un autre enjeu. Alors, comment offrir des services en français, qui tiennent compte des différentes variantes de la langue?

L’important pour nous (la SAC), c’est que, peu importe quel français, c’est juste faut que ça parle français.

— Natalie Robichaud

Pour Natalie Robichaud, l’objectif demeure clair: «L’important pour nous (la SAC), c’est que, peu importe quel français, c’est juste faut que ça parle français.» 

Type: Actualités

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