Ces entrevues, ainsi que la recherche que les étudiant.e.s auront effectuée dans les archives, figureront dans un épisode d’un balado (podcast), Acadiversité, réalisé par le professeur Clint Bruce et l’Observatoire Nord-Sud à l’Université Sainte-Anne (USA).
La CJA fut fondée par le Père Yvon Lanteigne en 1959 afin d’offrir des camps d’été aux enfants de la région. L’objectif du camp était de promouvoir la culture acadienne avec des activités en français et avec une forte présence de la religion catholique.
L’année suivante, on fonde les Dame patronnesses, une organisation qui, à l’origine, était composée de mères bénévoles de la région qui voulaient trouver une façon d’amuser leurs enfants hors de la maison pendant leurs vacances d’été. Elles deviennent responsables de la CJA en 1968. Dès lors, ce sont elles qui gèrent le camp d’été et son personnel.
Avec le temps, la CJA est également devenue une sorte de rite d’initiation à la culture acadienne de la région, autant pour les campeurs d’ailleurs que pour la jeunesse locale. On sent que, depuis déjà longtemps, ce n’est plus rien qu’un camp d’été.
Au début du trimestre d’hiver, lorsque les étudiant.e.s entrèrent en classe pour la première fois et entendirent qu’iels vont faire de la vraie recherche historique et des entretiens oraux avec la communauté, iels étaient enthousiastes envers cette idée de projet.
Certain.e.s sont justement originaires de la région, d’autres ont travaillé à la CJA , et moi, qui ne savais pas ce que c’était au juste une « CJA », j’avais hâte d’en apprendre davantage sur Clare et de mettre mes mains à la pâte avec ce travail d’historienne comme je ne pourrais pas le faire ailleurs qu’à l’USA. Mais, par où commencer ?
Le travail débuta donc dans le fonds d’archives des Dames patronnesses, qui se trouve au Centre acadien. Cette étape a permis aux étudiant.e.s de se familiariser à la fois avec les Dames patronnesses et avec la recherche archivistique.
Le groupe a retrouvé des informations parfois intrigantes et parfois drôles. Êtes-vous aussi curieux.se.s que nous l’étions ? Malheureusement, il va falloir attendre le lancement du balado, cet automne, avant d’en apprendre davantage ! Sachez toutefois que ces découvertes ont préparé les étudiant.e.s pour la prochaine étape de leur travail.
Présentement, les chercheur.euse.s font chacun.e.s leur part pour promouvoir ce projet auprès de la communauté. Par exemple, Evelyne, Alec et Samantha distribuent les affiches publicitaires et les dépliants que Cailey a conçus, Allyson rédige les courriels d’invitations et d’informations, Monica sera interviewée à la radio, et moi, bien, j’écris au Courrier !
Ensuite, des équipes de deux étudiant.e.s rencontreront les gens qui auront répondu aux publicités selon la disponibilité et les besoins de ces derniers afin de leur poser quelques questions et, enfin, avoir une discussion avec eux sur leurs expériences à la CJA.
Ces discussions informelles (ne laissez surtout pas le terme « entretien oral » vous faire peur !) ciblent non seulement les anciens campeurs, mais toutes personnes qui ont un certain lien avec la CJA, c’est-à-dire des anciens membres des Dames patronnesses, ou des moniteur.trice.s et des parents de campeurs, par exemple.
Ces entretiens seront enregistrés et, avec la permission des personnes interviewées, feront ensuite partie du prochain épisode d’Acadiversité!