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Marilys Beaudoin – Les As de l’Info
Etsy, c’est une entreprise de vente en ligne américaine où des artisans du monde entier peuvent vendre leurs créations. On y trouve toutes sortes de choses, comme des bijoux, des vêtements, des jouets, des décorations, des œuvres d’art et bien plus encore!
Une décision qui fait réagir
Plus tôt cette année, Etsy a annoncé qu’à partir du 11 août, les objets fabriqués avec de la fourrure animale ne pourront plus être vendus sur son site. La raison? L’entreprise dit vouloir protéger la biodiversité et les espèces menacées, qui sont affectées par le commerce de la fourrure.
Mais cette décision ne fait pas l’unanimité.
Au Canada, la fourrure occupe une place importante dans la culture et l’histoire de plusieurs communautés autochtones. Encore aujourd’hui, la fabrication de vêtements et d’objets en fourrure de castor, de caribou, de phoque et de renard, entre autres, fait partie de leurs traditions.
Et plusieurs artisans autochtones, surtout des femmes, gagnent une partie importante de leurs revenus en vendant leurs créations traditionnelles sur Etsy. C’est particulièrement le cas dans certaines communautés éloignées, où il n’y a pas beaucoup de possibilités d’emploi.
La fourrure, mauvaise pour l’environnement? Attention!
La réponse n’est pas aussi simple que l’on pourrait croire. En fait, ce sont surtout les fermes d’élevage d’animaux destinés à la production de fourrure qui sont polluantes. C’est parce qu’elles utilisent beaucoup de nourriture, d’eau et d’énergie. Au Canada, on retrouve principalement des élevages de visons et de renards.
Or, la fourrure utilisée par les artisans autochtones est plutôt issue de la chasse. Et, selon la cheffe d’une Première Nation de Terre-Neuve-et-Labrador, Jenny Brake, les communautés autochtones chassent de manière responsable. C’est-à-dire en respectant l’environnement et les animaux.
Par exemple, les chasseurs ne tuent que le nombre d’animaux dont ils ont besoin, à la bonne période de l’année, pour éviter de mettre les populations en danger. Ils évitent aussi de gaspiller, en utilisant les différentes parties de l’animal, comme la viande pour se nourrir et la peau ou la fourrure pour fabriquer des vêtements ou des objets.
Jenny Brake se fait entendre à l’Assemblée!
La semaine dernière, lors de l’Assemblée des Premières Nations, à Ottawa, Jenny Brake a demandé à Etsy de reculer sur l’interdiction de la fourrure. Elle aimerait que l’entreprise prenne le temps de discuter avec les peuples autochtones pour comprendre l’impact de cette nouvelle règle sur leur vie.
Plusieurs personnes ont appuyé cette demande, notamment le directeur général de l’Institut de la fourrure du Canada, Doug Chiasson.
«On sait que les communautés autochtones à travers le monde sont les partenaires les plus importants dans la conservation de la biodiversité», a-t-il expliqué.
Pour l’instant, Etsy n’a pas reculé sur son intention d’interdire la fourrure. À suivre!
Selon toi, quelle décision devrait prendre Etsy par rapport à la fourrure?
Déclaration IA : Le présent article a été rédigé par un/une journaliste sans l’aide d’outils de l’intelligence artificielle.
