Type de contenu: Actualité
Jean-Philippe Giroux
IJL – Réseau.Presse – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse
Organisé par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, en collaboration avec le Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse et le Réseau de développement économique et d’employabilité, diverses questions ont été posées concernant le recrutement de talents francophones et bilingues et les stratégies d’embauche à l’étranger.
Les nouveaux arrivants francophones apportent une diversité culturelle et contribuent à l’économie et au tissu social de la province, a déclaré Nolan Young, ministre provincial du Travail, des Compétences et de l’Immigration, lors de l’évènement.
Au Canada, 32 % des entreprises avec du personnel salarié sont dirigées par des immigrants, selon le gouvernement fédéral.
Des premiers obstacles
À la garderie du Petit Voilier, l’un des plus gros défis à relever pour le recrutement est le cout de la vie, explique Fanny Ratisseau, directrice du talent et de la culture du Petit Voilier.
Elle insiste sur le fait qu’il n’est pas difficile de vendre la Nouvelle-Écosse comme terre d’accueil, mais qu’il est arrivé, à quelques reprises, de voir de nouveaux arrivants prendre la décision de retourner dans leur pays d’origine, ou de déménager au Québec, à cause de la situation financière.
Toutefois, elle ajoute que, parmi les employés qui sont restés, tous ont réussi à se placer.
Le panéliste Corey Clamp, un conseiller en mobilisation des employeurs, a discuté des barrières auxquelles font face les employeurs, dans un contexte de crise du logement. Au-delà du recrutement, il faut penser à l’endroit où les nouveaux employés vont habiter, en milieu rural ou dans un plus grand centre.
Le processus d’embauche est aussi plus compliqué que l’on pense. M. Clamp soutient que des employeurs peuvent recevoir une grande quantité de courriels. Le processus de sélection visant à trouver de bons candidats est déjà, en soi, une tâche difficile, mentionne-t-il.
Un effort supplémentaire
Marcel Saulnier, coordinateur de la Communauté francophone accueillante de Clare, observe que l’intégration est le plus efficace lorsque les nouveaux arrivants vont vers l’autre.
Puisque Clare est une petite communauté, le sens d’appartenance et les connexions, dit-il, se renforcent davantage en s’impliquant dans la planification des activités communautaires.
Selon Yala Sangaré, directeur du Département des sciences administratives de l’Université Sainte-Anne, les nouveaux arrivants qui étudient à l’université ont un certain avantage, puisqu’ils sont dans la communauté en moyenne pendant quatre ans, leur donnant plusieurs occasions de s’impliquer.
Or, il fait remarquer que d’autres compétences et habiletés méritent d’être développées, par exemple en ce qui concerne la réussite d’un entretien d’embauche, pour assurer l’intégration.
M. Sangaré suggère de fournir des formations plus pointues pour aider les nouveaux arrivants qui ne souhaitent pas retourner aux études pour obtenir un diplôme supplémentaire, voulant plutôt s’insérer sur le marché du travail dès leur arrivée.
