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Accordant une grande importance à la famille et à la communauté, il est fier qu’il ait pu mener une vie et élever sa famille dans sa région natale tout en travaillant au service des autres pendant toutes ces années.
Le Courrier de la Nouvelle-Écosse s’est entretenu avec lui pour revenir sur son choix de carrière, son travail comme propriétaire d’une compagnie d’assurance et conseiller financier, et, bien sûr, ses projets de retraite.
Yvette: Pourquoi as-tu choisi de faire carrière dans l’assurance?
Marcel: Première chose, c’était que ça donnait une sécurité. […] J’avais trois enfants à la maison, puis, moi et ma femme, on avait besoin de certaines sécurités. Les autres business comme les seasonal work qu’on avait par icette, c’était pas assez. Pis je voulais pas travailler seulement trois mois par an, ça me prenait de quoi à long terme.
Puis, tu sais, Chéticamp c’est un petit village, comme pas mal partout alentour d’icette en Nouvelle-Écosse. Moi, je voulais vivre dans mon village. Je voulais pas aller vivre à Toronto. Je voulais quelque chose qui allait me donner l’opportunité de grandir ma famille icette. Et ça, ça a vraiment bien marché.
Y: Puis qu’est-ce que tu aimais de ce domaine-là?
M: L’assurance, ça me permettait d’être avec les gens tous les jours, puis souvent pouvoir les aider. S’il y avait des grosses réclamations ou des pertes de vie, j’étais là pour les guider et leur donner de l’argent pour les aider à rebondir. Ça, c’était vraiment spécial pour nous autres. Je feelais vraiment j’aidais les gens.
Et puis, même souvent, dans la nuit, s’il arrivait quelque chose, ou après les heures [de bureau], s’il y avait un accident ou un feu, ils m’appelaient directement à la maison. Je pouvais aller voir, même si j’avais pas les habiletés de les aider tout de suite. C’était bon d’aller là et partager leur peine avec eux et les aider à rebondir.
Y: Et quels sont tes projets de retraite?
M: Ben, on a trois petits-enfants. On aime de passer du temps avec eux. On est chanceux que nos trois enfants sont ici à Chéticamp. Ça fait qu’on passe beaucoup de temps avec eux. Et si ils ont besoin d’aide, je les aide. J’ai des projets autour de la maison. Et comme des loisirs, on va peut-être aller faire un peu de camping, voyager un peu. Puis je vais faire du volontaire dans la communauté. Avec la paroisse, puis l’église, puis des choses comme ça.
