Lucie Maude LeBreton, artiste multidisciplinaire et créatrice de bijoux.
Lucie Maude a commencé sa carrière comme designer d’intérieur, en pensant que c’était un bon domaine pour elle. «J’ai tout le temps eu cette fibre entrepreneuriale là, mais j’ai aussi un très grand côté créatif. Je viens d’une grande famille d’artistes d’un bord, puis de musiciens de l’autre côté», souligne-t-elle, en précisant qu’elle se considère comme une artiste multidisciplinaire.
«Puis, quand j’ai choisi une carrière en design, je me suis dit, ″Ah, ça va être parfait, je vais pouvoir mettre ma fibre entrepreneuriale avec mon côté créatif, puis je vais pouvoir marier ça ensemble″, poursuit-elle. Puis, c’était pas pantoute qu’est-ce que je pensais. J’ai pas pu être autant libre, créativement, que je pensais pouvoir l’être, avec ce domaine-là. Puis, je me suis rendu compte que c’est pas ça que je voulais faire», explique-t-elle.
Lucie Maude a donc quitté le monde du design et a trouvé un emploi au centre communautaire francophone et à l’École acadienne de Truro. À peu près en même temps, elle a commencé à fabriquer des bijoux.
Ensemble, son travail et son passetemps forment un tout qui la satisfait. «Je vais dans ma communauté pendant la journée, puis mon rôle feel important, en tant que femme, en tant qu’Acadienne, en tant [que] rôle clé à l’école avec les enfants, et tout ça. Puis je trouve que je fais une différence.»
Des boucles d’oreilles faites par Lucie Maude.
«Donc, ça comble ce besoin-là, ajoute-t-elle. Puis, en plus de ça, j’ai mon côté créatif, artistique, que j’explore dans mes temps libres. J’ai beaucoup de monde qui me supporte là-dedans aussi maintenant, parce que j’ai ma clientèle», raconte-t-elle.
Lucie Maude fait toutes sortes de bijoux avec différents matériaux, comme du verre de plage, des pierres naturelles et, surtout, des fleurs qu’elle cueille et sèche elle-même.
Elle vend ses bijoux principalement au marché de Truro, mais elle participe aussi à d’autres évènements locaux. Elle vient juste de lancer son site Web, afin de pouvoir vendre ses créations en ligne également.
Et elle n’a pas l’intention de s’arrêter là. Son but, c’est d’avoir un endroit où elle pourrait explorer la créativité avec d’autres, surtout des femmes francophones de son âge, et de la nouvelle génération.
«Le fait d’avoir juste poursuivi ce que j’aimais dans la vie m’a amené où je suis maintenant. Ça fait que je me suis dit, ″Faut aussi bien suivre cette voie-là″. Puis peut-être qu’un jour, je pourrai avoir ma propre espace où est-ce que je vais pouvoir organiser des choses, inviter des gens, puis poursuivre cette liberté créative là avec d’autre monde», mentionne Lucie Maude, qui ajoute que tout le monde a un côté créatif, même ceux et celles qui n’y croient pas.
