Le domaine des coopératives est cependant assez récent pour Tyler, qui a commencé sa carrière en tant que thérapeute sportif certifié. En fait, il habitait en Alberta et dirigeait sa propre entreprise en tant que thérapeute sportif, lorsque la COVID-19 est arrivée.
Comme il avait un jeune enfant et qu’il ne pouvait plus travailler, lui et son épouse ont décidé de retourner vivre dans leur région d’origine, le Cap-Breton.
Ici, il est devenu directeur général de la coopérative de Chéticamp, et c’est ainsi qu’a commencé son parcours dans le secteur coopératif.
Tyler explique que, historiquement, les gens utilisaient le modèle des coopératives pour combler l’écart entre les produits et les services disponibles et ceux dont la communauté avait besoin. Grâce aux coopératives, les résidents d’une région, ou des personnes ayant des intérêts similaires, pouvaient créer leurs propres solutions.
Les mêmes prémisses existent aujourd’hui qu’à l’époque. La seule différence – à mon avis – est que le contexte de notre société a changé.
Et, aujourd’hui, cela n’a pas changé: individuellement, ils n’ont peut-être pas le pouvoir d’achat ou les ressources nécessaires pour combler une lacune ou répondre à un besoin qu’ils ont, mais ensemble, ils peuvent y arriver.
«Les mêmes prémisses existent aujourd’hui qu’à l’époque. La seule différence – à mon avis – est que le contexte de notre société a changé», souligne Tyler.
En juin dernier, Tyler s’est rendu à Madrid, en Espagne, dans le cadre de son programme de maitrise, pour étudier Mondragon, un chef de file mondial du mouvement coopératif.
«J’ai été extrêmement impressionné de voir à quel point leur société est devenue autosuffisante, et de voir toutes les possibilités d’apprentissage et d’utilisation de ce qu’ils ont développé, indique Tyler. Et de penser, dans notre propre contexte local, à ce qui pourrait être fait, ou utilisé, et aux avantages que cela pourrait nous apporter ici.»
Les coopératives ont aidé nos communautés à évoluer. […] Le cadre a été établi. Et maintenant, quelle est la prochaine étape?
Bien sûr, la Nouvelle-Écosse ne part pas du même point de départ – ici, la réalité, la population, le climat et les besoins sont différents – mais, d’après Tyler, il y a certainement un potentiel de croissance.
«Les coopératives ont aidé nos communautés à évoluer. […] Le cadre a été établi. Et maintenant, quelle est la prochaine étape?», demande-t-il.
Selon Coopératives et mutuelles Canada, la Nouvelle-Écosse compte au total 307 coopératives, tous types confondus. Ces coopératives touchent à de nombreux secteurs et industries, et contribuent grandement à l’économie provinciale.
Il est convaincu de l’impact considérable que peut avoir le secteur coopératif. Il continue donc d’apprendre et d’œuvrer dans ce domaine qui le passionne, afin de contribuer à l’avancement du mouvement.
Tyler est également administrateur et trésorier du Nova Scotia Co-operative Council, siège au comité Coopérateurs émergents du Canada, un comité consultatif de Coopératives et mutuelles Canada, et est étudiant à la maitrise au Centre international de gestion coopérative de l’Université Saint Mary’s. En outre, il est conseiller d’entreprise indépendant spécialisé dans l’innovation, la gouvernance et le développement coopératif.
