Le parcours entrepreneurial de Juliette a commencé à l’âge de 21, lorsqu’elle a ouvert un salon de coiffure, Styles Unlimited, à Yarmouth, avec l’aide de son père.
Elle a possédé et exploité ce salon pendant 10 ans, avant de le vendre en 2012, à peu près au même moment qu’Evan’s Fresh Seafoods a commencé à se développer.
Au cours des quelques années suivantes, Juliette a continué à travailler comme coiffeuse, à son compte, à partir de sa maison. Quand elle n’était pas occupée, elle allait à l’usine de poisson de son père, pour donner un coup de main.
Ses responsabilités se sont toutefois accrues, et, quelques années plus tard, elle a commencé à assumer des fonctions de gestion d’Evan’s Fresh Seafoods.
Puis quand la décision a été prise de construire une nouvelle usine de transformation du poisson, il a également été décidé que Juliette, Jimmy et Evan seraient désormais impliqués à parts égales dans l’entreprise en tant que copropriétaires.
Mais Juliette, qui a l’esprit d’entreprise dans le sang, ne s’est pas arrêtée là. Nullement intimidée par l’idée de se lancer dans la restauration, elle a sauté sur l’occasion d’acheter le Dennis Point Café, lorsqu’il a été mis en vente il y a un peu plus d’un an.
Je suppose que nous sommes comme une équipe.
«Je n’avais jamais pensé que je voudrais acheter un restaurant», explique Juliette, qui dit que l’idée a germé en elle après avoir commencé à être serveuse dans cet établissement, lorsque les choses étaient plus calmes à l’usine de poisson.
«Mais tout est lié. Nous avons nos propres bateaux, et ils vont directement à l’usine. Nous transformons le poisson frais, puis il arrive ici [au restaurant]. Nous avons donc le poisson le plus frais, les meilleurs produits, ici. Et c’est juste à côté. C’est à une centaine de pieds», signale-t-elle.
Un repas servi au Dennis Point Café à Pubnico-Ouest-le-Bas.
Bien que les trois associés aient acheté le restaurant ensemble, c’est Juliette qui gère l’établissement. Elle fait donc chaque jour des allers-retours entre le restaurant et l’usine de poisson, en fonction des besoins.
D’ailleurs, c’est ce que son mari et son père font aussi. Même la mère de Juliette – l’épouse d’Evan –, qui est aide-enseignante à l’école Pubnico-Ouest, donne un coup de main quand elle le peut.
«Je suppose que nous sommes comme une équipe», constate-t-elle, en faisant référence à sa famille, qui travaille ensemble et qui s’entraide tous les jours.
Juliette est aussi très fière de ses fils jumeaux qui, à l’âge de 21 ans, ont déjà eux aussi bien entamé leur parcours entrepreneurial dans le domaine de la pêche.
Bien sûr, Evan et le reste de la famille les ont aidés à se mettre sur pied. «Ils ont grandi dans le monde des bateaux et de la pêche, et ils ont toujours vu les adultes autour d’eux travailler fort. Et nous leur avons appris dès un jeune âge qu’il est important de travailler», déclare Juliette.
«Je crois qu’ils sont devenus entrepreneurs à cause de nous, poursuit-elle. Surtout à cause de leur grand-père.»
