Elle a donc fondé, en avril 2023, Stemma Analytics, une entreprise de conseil en économie qui soutient les entreprises et les politiques par une approche économique holistique.
Voici des extraits d’une conversation avec Stéphanie, qui nous parle du travail d’un(e) économiste en général et de son travail en particulier, puis de sa perspective du développement économique en Nouvelle-Écosse.
YC: En quelques mots, que fait un(e) économiste?
SM: Un économiste, ça peut faire plusieurs choses. Ça peut être quelqu’un qui étudie les théories, comme un universitaire, mais ça peut aussi être quelqu’un qui va aller chercher les expériences, les données empiriques, puis les appliquer d’une manière un peu plus pratique.
Moi, c’est ce côté-là qui m’intéresse. Les données. Et puis qu’est-ce que les données empiriques peuvent nous dire. Parce que tu peux avoir des théories, mais t’as besoin de données pour soutenir ces théories.
YC: Quels sont les services que tu offres avec ton entreprise?
SM: Les services que j’offre, c’est vraiment d’aller chercher dans la communauté la littérature économique, surtout rurale et régionale. Mais j’offre aussi un service de base technique avec les données empiriques, pour mes clients. Mes services, c’est vraiment d’aller chercher des sources d’information puis de données qui vont amener un portrait qui est indépendant, qui est non biaisé. […] Je veux offrir à mes clients un service qui va les aider à prendre des décisions qui sont bonnes pour leurs entreprises, basées sur un ensemble de données innovatrices.
YC: Qu’est-ce qui t’intéresse le plus du développement économique en Nouvelle-Écosse?
SM: Il y a beaucoup de focus sur la macroéconomie, puis comment les taux d’intérêt affectent l’inflation, puis toutes ces choses-là à haut niveau, dans le pays. C’est rare que le focus soit sur l’effet de la macroéconomie sur le développement régional. Ça fait que vivre en région, vivre en milieu minoritaire, puis surtout dans une communauté qu’est proche à mon cœur, ça vient me chercher. Je suis passionnée par l’idée d’aider avec mon expertise économique.
C’est souvent que, surtout en région, nous sommes perçus comme ayant moins d’opportunités. Mais des fois, il faut penser à l’extérieur de la boite. Puis il faut penser à des opportunités qui sont un peu plus innovatrices, qu’on ne connait pas nécessairement. C’est pas qu’on n’est pas confortable avec ces idées, mais, souvent, en région rurale, on pense aux choses auxquelles on est habituées, tu sais? Ici, c’est la pêche. Mais y a souvent des idées innovatrices qui viennent des secteurs traditionnels qu’on pourrait exploiter, qu’on pourrait utiliser comme un levier, pour développer les régions qui sont un peu plus écartées des centres urbains comme Halifax.
YC: Quel rôle penses-tu que les entreprises acadiennes et francophones ont à jouer dans le développement économique de la province?
SM: Comme francophones, surtout comme Acadiens, on est un peuple résilient. On est un peuple qui a toujours su être innovateur, qui est innovateur de nature. Ça fait je pense qu’avec ce sens profond là de l’innovation, si on sort de la boite, on est capable de penser à ces choses innovatrices là qui va faire qu’on peut développer nos régions, puis développer notre propre économie francophone ici en Nouvelle-Écosse.
