le Mardi 16 juin 2026
le Mercredi 13 mars 2024 7:00 Actualités provinciales

Le fédéral octroie seulement 12 900 permis d’études à la Nouvelle-Écosse

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  PHOTO : Unseen Studio - Unsplash
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En janvier, le ministère fédéral de l'Immigration, par l’entremise du ministre Marc Miller, a affirmé que le gouvernement va réduire le nombre de permis d’études délivrés aux étudiants étrangers. En raison du plafonnement, seulement 12 900 demandes de permis pour étudiants étrangers seront octroyées pour toutes les universités et les collèges de la Nouvelle-Écosse pour l’année 2024-2025.

Le fédéral octroie seulement 12 900 permis d’études à la Nouvelle-Écosse
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Plusieurs raisons expliquent ce plafonnement annoncé par le gouvernement fédéral. Selon ce dernier, non seulement il souhaite réduire les pressions sur la demande de logements au Canada, mais il souhaite aussi réduire les fraudes dont les étudiants étrangers sont victimes durant leur processus d’inscription.

En raison du nombre d’étudiants étrangers qui ne cesse d’augmenter à l’Université du Cap-Breton, la ville ainsi que les logements connaissent une surpopulation, ce qui inquiète la Municipalité régionale du Cap-Breton. 

En automne 2022, cette université comptait environ 4 000 étudiants étrangers sur un total d’environ 5 900 étudiants. Cette université passe à plus de 9 000 étudiants pour l’année 2023-2024. Plus de 75 % de ces étudiants sont des étrangers. En plus du Cap-Breton, d’autres endroits de la Nouvelle-Écosse font face à ce problème de logements.  

Le Courrier ne détient pas d’informations à propos des fraudes dont les étudiants étrangers de la Nouvelle-Écosse sont victimes. Or, cette situation est monnaie courante depuis plusieurs années en Atlantique. D’ailleurs, en 2023, l’Université de Moncton a refusé plus de quarante demandes d’admission à cause des documents frauduleux. 

Marc Miller, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada. 

PHOTO : Facebook - Marc Miller

Outre l’Université du Cap-Breton, d’autres universités de la Nouvelle-Écosse accueillent de plus en plus d’étudiants étrangers. Selon le Bureau canadien de l’éducation internationale (BCEI), la Nouvelle-Écosse comptait 26 490 étudiants étrangers durant l’année universitaire 2022-2023, soit 3 % des étudiants étrangers de l’ensemble du territoire canadien. Un nombre qui augmente en 2023-2024. 

L’Université de Dalhousie, qui est considérée comme la plus grande université de cette province, accueille plus de 4 000 étudiants internationaux chaque année. 10 % de la population estudiantine de l’Université Saint Mary’s viennent de l’étranger. 

Les autres universités de la province comme Acadia University, l’Université Sainte-Anne, l’Université Mount Saint Vincent, l’Université Saint Francis Xavier  et l’Université de King’s College accueillent également de nombreux étudiants étrangers. 

Par ailleurs, la Nouvelle-Écosse en accueille plus que des provinces comme le Nouveau-Brunswick, l’Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve-et-Labrador et la Saskatchewan. 

L’une des raisons qui expliquent le nombre élevé d’étudiants internationaux en Nouvelle-Écosse est le programme Étudier Pour M’y Établir. Ce programme est conçu pour les étudiants internationaux en dernière année d’études postsecondaires qui prévoient de vivre et de travailler en Nouvelle-Écosse après l’obtention de leur diplôme. 

Si l’on n’obtient pas des données sur le nombre d’étudiants de la Nouvelle-Écosse qui se sont inscrits dans ce programme ou un autre leur facilitant la résidence permanente, toutefois, le BCEI informe que 60 % des étudiants internationaux prévoient demander la résidence permanente au Canada. 

Lors de l’année universitaire 2023-2024, la Nouvelle-Écosse a délivré 19 000 permis d’études. 

Les étudiants internationaux représentent un grand support financier pour les universités. Non seulement ils sont en grand nombre, mais leurs frais de scolarité valent parfois le double, voire le triple de ceux des étudiants canadiens.