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le Mercredi 23 septembre 2026 11:00 Nos communautés - Halifax

L’ONF veut présenter des œuvres connectés aux réalités de l’époque

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  PHOTO: Zhyar Ibrahim - Unsplash
PHOTO: Zhyar Ibrahim - Unsplash

Depuis la création originale du Festival international du film de l’Atlantique (AIFF) en 1980, l’Office national du film du Canada (ONF) collabore étroitement avec l’évènement pour promouvoir des documentaires et films d’animation ancrés dans l’air du temps.

L’ONF veut présenter des œuvres connectés aux réalités de l’époque
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Type de contenu: Actualités

Margaux Paz Paredes

Le Courrier de la Nouvelle-Écosse – IJL

Il s’agit d’un partenariat de longue date dont Nathalie Cloutier, productrice exécutive à l’ONF, est venue partager avec Le Courrier la pertinence.

«Notre présence à AIFF est comme le reflet des productions sur lesquelles on travaille», affirme-t-elle dès le commencement de l’entretien.

En effet, participer à un tel évènement représente, pour la productrice, un indicateur que la production canadienne, et particulièrement l’activité de production ou de coproduction de l’ONF, se porte bien.

Sur ce, elle relève qu’en 2026, ce sont huit œuvres qui ont été sélectionnées dans le cadre du festival.

Des longs et courts-métrages qui, d’après Nathalie Cloutier, se démarquent par des voix fortes et singulières, dont la réflexion se mène beaucoup autour des questions de l’identité, et reflétant, chacune à leur manière, l’état d’esprit du moment.

Les créateurs ont des antennes. Ils sentent les choses.

— Nathalie Cloutier

«Les créateurs ont des antennes. Ils sentent les choses», affirme la productrice exécutive.

Elle souligne également une volonté de mettre en avant des œuvres portées par des auteurs locaux, citant, en exemples, les documentaires Smash and Grab: le coup d’éclat de Mike Jones de Justin Smith et Billy Gauthier: sculpter l’avenir de Jenny Williams, deux réalisateurs originaires de Terre-Neuve-et-Labrador.

De même que de laisser place à des créateurs qui témoignent d’enjeux sociaux ou politiques, plus larges que les histoires personnelles, comme Daniel Léger dans son court-métrage Je m’appelle Daniel, un film qui aborde le sujet de la santé mentale.

À lire aussi: Daniel Léger: «Je suis juste Daniel, avec toutes ces identités»

Nathalie Cloutier, productrice exécutive à l’ONF.

PHOTO: Sophie Quevillon

En outre, la présence de l’ONF à l’AIFF est une occasion rêvée pour les cinéastes de l’Atlantique, notamment parce que cela leur donne l’opportunité de rencontrer les deux productrices de la région, Liz Cowie, établie à Halifax et qui gère le volet anglophone, et Christine Aubé, à Moncton, qui s’occupe de l’unité francophone.

«Quand on parle de productions en Atlantique, on parle en anglais et en français», fait remarquer Nathalie Cloutier, ajoutant que l’occasion est tout aussi bonne pour l’organisme de dénicher de nouveaux talents, et ce, en participant aux différentes activités organisées au cours de l’évènement, dont les entretiens individuels, les panels, les cocktails, les activités portes ouvertes, etc., avec toujours en tête de mettre le doigt sur des projets qui s’inscrivent dans une démarche d’auteur et présentant un point de vue important.

«Il faut que l’histoire aussi soit fun, qu’elle soit pertinente, qu’elle soit intéressante», insiste la productrice exécutive, rappelant la raison d’être de l’ONF depuis 90 ans: choisir et soutenir des œuvres d’intérêt public et porteuses de sens, «des voix de créateurs très fortes, qui poussent les limites, qui challengent». 

Et à travers cette mission fondamentale, que l’ONF déploie à l’échelle de tout le pays, s’exprime aussi un engagement très fort de refléter la diversité et d’inclure la richesse de création de toutes les identités canadiennes.

Comme l’organisme le fait ici, dans sa collaboration à l’AIFF, en soutenant les créateurs de l’Atlantique et la vitalité de l’écosystème de production dans lequel ils évoluent.

«J’y crois beaucoup. Moi, je [lui] souhaite longue vie. Et même des années où peut-être on n’a pas de film sélectionné, ce n’est pas grave. On peut y être quand même, participer au volet industrie, être là pour rencontrer les créateurs. C’est vraiment, un rendez-vous, en fait. C’est le rendez-vous annuel des cinéphiles, des créateurs de l’Atlantique. Donc, c’est super important», conclut finalement, très enthousiaste, la productrice exécutive.

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