Type de contenu: Critique
Le 10 juillet a marqué le lancement des Journées acadiennes. Vendredi en fin d’après-midi, nous étions tous et toutes invité(e)s à vin, fromage et musique. Dans quelques instants, Le Maudit Français, alias Nicolas Jean, allait faire ses débuts sur la scène dans le grand chapiteau blanc à quelque pas de l’église de Grand-Pré.
Le soleil était au rendez-vous en ce dernier jour avant le week-end et plusieurs dizaines de spectateurs se déplaçaient lentement en direction de la tente. Alors que je marchais vers le site, j’ai aperçu plusieurs visages connus de la communauté acadienne, au loin des résidents de Wolfville et des environs se regroupant afin de socialiser brièvement avec de nouvelles connaissances ou de renouer avec des ami(e)s de longue date avant le début du spectacle.
Des choristes américains du groupe Kulshan qui participent à une tournée en Nouvelle-Écosse se sont joints à nous pour quelques heures.
Avant même de faire place à Nico, nous avons eu le plaisir de découvrir les nouveaux participants qui prenaient part à Cri de Terre 2026, une résidence d’écriture francophone qui se déroule à Grand-Pré durant les festivités. Cet événement réunit des artistes francophones et francophiles dans un projet artistique qui inclut des lectures, des échanges avec le public de même que de brèves prestations par les artistes de cette cohorte.
Cette année, Hughie Batherson, Mireille Messier, Martine Jacquot, Vickie Deveau, Michael Victor et Serena Wu étaient les six artistes sélectionné(e)s par la Fédération culturelle acadienne de la Nouvelle-Écosse.
La résidence d’écriture francophone s’adresse, entre autres, aux auteur(e)s, compositeurs(trices) de chansons, poètes, gens de théâtre et slameurs(euses) qui résident en Nouvelle-Écosse et qui sont âgé(e)s de plus de 18 ans.
Le spectacle offert par Le Maudit Français, interprète, compositeur, poète et innovateur avec ses paroles de chansons en français et en anglais, nous propose une sonorité moderne et éclectique. À plusieurs reprises, Nico nous transporte dans des univers sensoriels et visuels, où il a su créer une harmonieuse combinaison artistique de plusieurs influences.
Le samedi matin, musique, activités pour la famille et conférences défilent à différents endroits au lieu historique national. Les contes et légendes, une présentation offerte en français et subséquemment en anglais par Anne Godin, ont su captiver les spectateurs. Dans la foule, on retrouvait notamment le groupe de parents et enfants de Canadian Parents for French, qui sont venus passer la journée dans un environnement où le français est visiblement très vivant.
Le groupe acadien Pieds à Terre est composé de quatre musiciens talentueux. Durant plus de deux heures, ils ont su divertir les gens de toutes les générations confondues. Leur musique traditionnelle et entraînante invite les spectateurs à taper du pied, à frapper des mains et à danser.
Les Journées acadiennes ne seraient pas complètes sans la traditionnelle danse câllée. Natalie Robichaud est, encore une fois cette année, la célèbre calleuse qui guide les mouvements de la foule en leur donnant des directives simples alors que violonistes et guitaristes s’en donnent à cœur joie en interprétant les mêmes rythmes festifs qui ravissent les Acadiens de la Baie Sainte-Marie et d’ailleurs.
Les festivités se sont terminées en début d’après-midi et plus tard, vers 17 h, nous avons été invité(e)s dans l’amphithéâtre de Grand-Pré pour assister au visionnement de documentaires sur les communautés acadiennes de Sydney et Truro. À la découverte des coins méconnus de l’Acadie de la Nouvelle-Écosse, ce projet, L’Autre Acadie, nous a transporté dans ces régions.
Le groupe Pieds à Terre nous a divertis avec des chansons acadiennes entraînantes et festives.
À travers des entrevues et des survols de ces deux villes, nous avons eu le plaisir de découvrir des gens passionnés et des lieux de rassemblement importants des communautés francophones de ces villes respectives. Nous faisons la connaissance de personnes dévouées au maintien de la langue française et de la culture acadienne. Celles-ci offrent des événements, du soutien, des lieux où l’héritage acadien est encore vivant, en dépit des défis qui sont présents au quotidien.
Le dimanche est la journée communautaire, au Belvédère de l’UNESCO, Expérience Valise de Cirque pour les enfants est présenté par Danse en l’Air aux grands plaisirs des petits et des plus grands.
Peu de temps après, sous la tente, les artistes en résidence de l’édition 2026 de Cri de Terre font face au public. Aussitôt terminé, un spectacle de musique bluegrass en français est offert par Vickie Deveau et Les Amis de la Baie juste avant le BBQ communautaire.
Pour terminer ces magnifiques festivités, Paul Hébert, l’une des figures artistiques les plus reconnues au Nouveau-Brunswick pour sa musique francophone bluegrass, vient clore les Journées acadiennes de Grand-Pré.
Plus de 1 300 participants ont foulé le sol du lieu historique de Grand-Pré. Le samedi, environ 240 repas ont été offerts gratuitement aux visiteurs(euses), et, le dimanche, le nombre de participant(e)s était plutôt d’environ 175 visiteurs(euses).
Vous avez peut-être eu le plaisir de côtoyer et d’échanger avec des voyageurs(euses) qui prenaient part à des voyages organisés. Durant la fin de semaine, plus de 175 d’entre eux qui voyageaient en groupe, en autocar, sont venus prendre part à cet événement unique en son genre .
Vive la culture acadienne et son rayonnement!
