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Jean-Philippe Giroux
Le Courrier de la Nouvelle-Écosse – IJL
Étant l’entreprise «coup de cœur» de 2026, Frédéric (Fred) Dardenne de Wild Food & Fine Products est heureux de recevoir ce prix, qui lui permet de mettre en valeur un secteur assez méconnu: la cueillette de produits naturels, ainsi que la création de produits fins.
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C’est une belle reconnaissance, non seulement pour lui, mais aussi pour la nature.
[…] ça peut aussi permettre d’inculquer de nouvelles façons de pratiquer des affaires plus sereinement, plus posées, en lien avec la nature, l’écosystème […]
«C’est bien de voir que, tout compte fait, c’est valorisé à travers un prix, mentionne Dardenne, et puis ça peut aussi permettre d’inculquer de nouvelles façons de pratiquer des affaires plus sereinement, plus posées, en lien avec la nature, l’écosystème, etc.»
Durant sa jeunesse en Belgique, il lui arrivait souvent de se balader en forêt avec sa famille à la quête de produits sauvages.
Arrivé en Nouvelle-Écosse il y a presque 20 ans, il a apprivoisé le territoire et s’est familiarisé avec ces trésors: champignons, baies, fleurs comestibles. Sa découverte la plus fascinante fut les plantes de mer, notamment les algues.
Aujourd’hui, restaurateurs et commerçants mettent en avant ses produits.
«Les faire distribuer dans le secteur [de la] restauration était très, très, très dur parce que rien n’aurait été fait au niveau de la promotion de tous ces produits-là. Mais bon, ça a pris des années et puis, maintenant, il y a beaucoup de produits côtiers, algues ou plantes du bord de mer, qui se trouvent sur toutes les belles étales au Canada.»
Dardenne ne suit pas un horaire fixe. Chaque saison étant différente, il peut passer des journées en plein air à faire de la cueillette ou bien travailler à l’intérieur, à préparer ses produits. Par exemple, si les champignons sont abondants, il ne serait pas surprenant de le retrouver dans les bois pendant des semaines d’affilée.
Frédéric Dardenne, posé dans son jardin.
«Tout le monde est connecté, c’est-à-dire que moi, je propose au chef ce qui peut être disponible à ce moment-ci de la journée, de la semaine. Il nous dit: “Sure, OK, Fred, moi, j’aimerais bien ce produit-là, j’aimerais bien celui-là, j’aimerais bien des fleurs, etc.” À ce moment-là, le lendemain, ben, on prend notre route, on va en forêt, puis on va récolter les quelques kilos de plantes dont ils ont besoin.»
Il compte actuellement plus ou moins 25 à 30 cueilleurs au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse qui collaborent avec lui.
En plus des produits fins, Dardenne s’aventure dans l’écotourisme depuis une quinzaine d’années en offrant des écotours en petit groupe. Une opportunité d’apprendre à cueillir soi-même et de montrer ses produits.
C’est une manière de conscientiser les gens à la flore qui les entoure lorsqu’ils se promènent en forêt ou près des berges, ajoute Dardenne, pour notamment éviter de marcher sur les végétaux dans le sable, et prendre conscience du fait qu’une partie considérable des plantes que l’on croise sont comestibles.
Maintenant, il y a beaucoup de gens qui sont déjà un petit peu plus connaisseurs dans la nature, complète-t-il, grâce au travail de sensibilisation et d’éducation.
