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Dans son autobiographie, Chemin faisant…, Gérald Boudreau se présente et s’explique.
«Je ne voulais pas décevoir les pères Eudistes qui m’avaient offert une bourse en échange de ma vie et, surtout, pas décevoir mes parents […] je me sentais redevable. Aujourd’hui, cela ne me gêne pas de dire que nous subissons tous […] une sorte de lavage de cerveau», estime-t-il dans sa biographie.
Il raconte être sorti de la prêtrise avec l’autorisation du Vatican.
«J’ai vécu personnellement (le) célibat pendant plusieurs années […] Heureusement, avec un peu d’expériences de vie et un peu plus de maturité, j’ai pu comprendre ma vie personnelle d’une autre façon.»
Le livre, divisé en huit chapitres, comprend d’abord sa biographie commençant par sa vie de collégien dès l’âge de 13 ans, en 1955, dans l’intention de devenir prêtre.
Après sept ans aux études classiques, il obtient son diplôme de baccalauréat ès Arts en 1962 et entre au séminaire à Halifax. Il est ordonné prêtre en 1966 et occupe des positions pastorales au Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse.
Il retourne aux études à l’Université Saint-Paul à Ottawa en 1970 et obtient sa maîtrise en Sciences familiales. Il décide alors de demander sa laïcisation, ce qui le dispense de ses fonctions de prêtre.
«C’était facile en ce temps-là, raconte-t-il. Il y avait beaucoup de prêtres qui sortaient de leurs fonctions.»
Après quelques emplois à la Saskatchewan et ailleurs, il devient en 1973 directeur des résidences au Collège Sainte-Anne à l’invitation du premier recteur laïque du Collège, Louis R. Comeau. Il habitait la Pointe-de-l’Église avec son épouse de l’époque et mère de ses deux enfants, Nicole et Luc-André. Il œuvre à Sainte-Anne pendant 30 ans comme Secrétaire général, registraire, vice-recteur à l’Enseignement et directeur du Centre acadien.
Il part en congé sabbatique en 1984 pour commencer son doctorat de l’Université de Montréal sur l’œuvre du père Jean-Mandé Sigogne et il obtient son PhD en 1990. Il publie une dizaine de livres, surtout sur le père Sigogne, et deux romans.
Au fil des ans, Gérald Boudreau s’est surtout démarqué par sa contribution significative à l’Acadie. Il a notamment été président de l’ancien Conseil scolaire Clare-Argyle, vice-président de la Société nationale de l’Acadie, président de la Société de presse acadienne et président de la Fédération des parents acadiens. Il a été reçu dans l’Ordre des Francophones d’Amérique, au grade de Chevalier de l’Ordre des Palmes académiques et au Conseil de la vie française en Amérique.
Cette autobiographie comprend aussi des témoignages de 24 amis, connaissances et membres de la famille, obtenus par Sylvain Rivière, un collaborateur de cette publication, en communiquant directement avec eux, ainsi qu’une vingtaine de pages de photos.
Il raconte que son nom de Gérald a été choisi par ses parents d’après Gérald Charles Boudreau, un aviateur local tué en guerre qui n’était pas de proche parenté.
La préface du livre est de Marie-Claude Rioux, ancienne directrice générale de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse et de l’Association des juristes francophones de la Nouvelle-Écosse:
«L’engagement de Gérald à la francophonie n’est plus à prouver. Qu’il s’agisse de la longue lutte pour obtenir des écoles homogènes et une programmation homogène […] comme président de l’Association canadienne d’Éducation de langue française, comme porteur du dossier pour l’inscription du paysage de Grand-Pré au Patrimoine mondial de l’UNESCO ou encore par le biais de ses nombreuses activités bénévoles, Gérald a toujours répondu présent lorsqu’il s’agissait de la Francophonie et, surtout, de son Acadie.»
Le livre est disponible auprès d’Argyle Court House à Tusket (902-648-2493) et de la Société acadienne de Clare à Comeauville (902-769-0955). On prévoit un lancement à l’été.
