le Vendredi 5 juin 2026
le Mardi 2 Décembre 2025 11:00 Nos communautés - Halifax

«Le Canada nous exhorte à aimer le pays du Cèdre»

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Wadih Fares, consul honoraire du Liban dans les provinces maritimes, hissant le drapeau libanais au Quai 21.  — PHOTO: Tarek Al Wazzi
Wadih Fares, consul honoraire du Liban dans les provinces maritimes, hissant le drapeau libanais au Quai 21.
PHOTO: Tarek Al Wazzi

Le 23 novembre, la communauté libanaise s'est rassemblée au Quai 21 de Halifax autour de l’emblème du pays du Cèdre. La cérémonie de lever du drapeau du Liban célébrée comme de coutume, dans le cadre du mois du patrimoine libanais, s’est déroulée dans une ambiance de nostalgie, de fierté et avec un regard jeté vers l’avenir.

«Le Canada nous exhorte à aimer le pays du Cèdre»
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Type de contenu: Actualité

Bien que l’histoire de l’immigration libanaise n’ait jamais été rédigée, l’emplacement choisi symboliserait l’arrivée au port de Halifax du premier Libanais, au 19e siècle. «C’est à ce quai que l’océan a mené nos ancêtres», souligne le consul du Liban dans les provinces maritimes, Wadih Fares. 

«Après plus de 140 ans, nous y hissons le drapeau libanais et saluons le labeur de nos grands-parents qui sont venus dans des circonstances difficiles jeter les fondements de notre succès», poursuit-il. 

Pour M. Fares, à qui sont décernés la médaille du couronnement du roi Charles III, la médaille du jubilé de platine de la reine Elizabeth II et l’ordre du mérite libanais, cette cérémonie, qui a lieu depuis plus de six ans, est un témoignage «d’honneur pour la communauté libanaise». 

Selon lui, la confiance du Canada est «une grande responsabilité», qui engage les générations à venir.  

Il évoque son amour pour ses deux pays et surtout sa reconnaissance pour le Canada, qui lui a donné maintes opportunités de murir et d’exceller. 

La parade au début de la cérémonie. 

PHOTO: Tarek Al Wazzi

Le mois du patrimoine libanais

Le mois du patrimoine libanais est fêté au Canada depuis 2023. La loi édictée stipule la volonté de «souligner et célébrer l’apport historique des Canadiens d’origine libanaise dans l’édification de la société canadienne d’hier et d’aujourd’hui». 

Les Libanais compteraient en Nouvelle-Écosse, selon le consulat, quelque 12 000 personnes.  

Wadih Fares estime que, dans notre province, la communauté libanaise contribue surtout au renforcement de l’économie et des institutions. 

Il rappelle aussi son empreinte politique avec l’élection au plan fédéral et la nomination comme ministre de Lena Metlege Diab, d’origine libanaise.

Un peu d’histoire

Selon le consul, le premier Libanais arrivé à Halifax dans les années 1880 est originaire du village de Bazoun, dans le Caza de Becharré, au nord du Liban. Puis vinrent des personnes des familles Ghossein et Alam de Hadath el Jobbeh.

«Edward Arab, fils d’Ibrahim venu de Louisiane et originaire de Dimane, est né à Halifax. C’est lui qui, à l’âge de 22 ans, a rassemblé les Libanais autour de l’association « Lebanon Canadian Society of Halifax »», dit Wadih Fares.  

«Successivement, les paroisses maronite Notre-Dame du Liban et orthodoxe [Saint Antonios] ont été fondées pour devenir aussi des références pour la communauté», note le consul. 

Les Libanais auraient progressé au fil du temps et seraient passés «de marchands à médecins, banquiers, constructeurs, développeurs, tout en restant généreux et bienveillants».

Mike Savage, lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse. 

PHOTO: Tarek Al Wazzi

Lena Metlege Diab, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté. 

PHOTO: Tarek Al Wazzi

Les valeurs prônées

Pour Wadih Fares, «les valeurs sur lesquelles nous avons été éduquées, dont l’amour de la famille, du prochain, la foi en Dieu, l’ouverture à autrui, le bel accueil, la serviabilité et la chaleur», façonnent notre identité. 

Selon lui, «ces valeurs nous ont permis d’être acceptés par la communauté canadienne aimable et nous souhaitons que nos enfants s’y attachent». 

«Quiconque peut gagner de l’argent, être riche, mais cela n’en fait pas un humain complet», souligne-t-il.

Timothy Halman, représentant le chef du gouvernement de la Nouvelle-Écosse. 

PHOTO: Tarek Al Wazzi

La cérémonie

«Ensemble pour le Liban» a lieu aussi pour célébrer la fête de l’indépendance du Liban, commémorée tous les 22 novembre. 

Il y a été convié avec la communauté «des représentants des différents partis politiques, des curés de paroisse, des députés et consuls et les directeurs des universités Dalhousie, St Mary’s et le chef de l’aéroport», rappelle Wadih Fares. 

La cérémonie s’est déroulée en deux temps. À l’extérieur, une parade de jeunes a défilé, au rythme d’un tambour, portant les drapeaux canadien, libanais et néoécossais. 

Ensuite, le consul a hissé le drapeau du Liban simultanément avec les hymnes «Ô Canada» et l’hymne national libanais, interprétés successivement par Caroline Jarmache et l’archiprêtre Georges Esber. 

À l’intérieur, la salle était comble et grouillait de figures notables. Des jeunes de la «Dimane Association» ont présenté la dabké (danse folklorique libanaise). 

Les allocutions se sont succédé, soulignant les contributions libanaises à la province et souhaitant au Liban paix et stabilité. 

Ainsi, la cérémonie fut marquée par la présence distinguée et les paroles de Mike Savage, lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse, de la ministre Diab, de Timothy Halman, représentant le chef du gouvernement de la Nouvelle-Écosse, et du maire de Halifax, Andy Fillmore.  

Andy Fillmore, maire de Halifax.

PHOTO: Tarek Al Wazzi

Les jeunes de la «Dimane Association» présentant la dabké.

PHOTO: Tarek Al Wazzi

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Corrections:

le Mardi 2 Décembre 2025 14:23:

Dans l’avant dernier paragraphe de cet article, il faut lire [Saint Antonios], non Saint-Joseph.