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Les Amis de Grand-Pré tournent la page

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Les Amis de Grand-Pré ont organisé un dernier rassemblement au lieu historique national de Grand-Pré afin de souligner les 35 ans de l’association.  — PHOTO: Les Amis de Grand-Pré
Les Amis de Grand-Pré ont organisé un dernier rassemblement au lieu historique national de Grand-Pré afin de souligner les 35 ans de l’association.
PHOTO: Les Amis de Grand-Pré

Après 35 ans de mobilisation pour faire valoir le patrimoine acadien de la région, Les Amis de Grand-Pré ont pris la décision de tirer un trait sur les activités de leur groupe. En parallèle à sa dissolution, la Société Promotion Grand-Pré s’est engagée à prendre la suite, pour s’assurer que les projets des Amis ne sont pas perdus.

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Type de contenu: Actualité

Jean-Philippe Giroux
Le Courrier de la Nouvelle-Écosse – IJL

Les Amis de Grand-Pré est un organisme de bénévoles qui a permis de regrouper les Acadiens francophones et francophiles ayant un lien avec Grand-Pré. Au début, c’était un groupe plutôt social, mais, au fil du temps, son mandat est devenu plus large, explorant également la recherche historique et la généalogie. 

Elle a contribué à de multiples activités rassembleuses, notamment les causeries des Journées acadiennes, a fréquemment accueilli des visiteurs au lieu historique national de Grand-Pré et a fait des visites scolaires dans les écoles de la Vallée et dans la région de Halifax pour sensibiliser la jeunesse. 

Susan Surette-Draper, qui a été la présidente des Amis de Grand-Pré pendant 19 ans. 

PHOTO: Les Amis de Grand-Pré

Le groupe a aussi offert des visites guidées de la région et joué le rôle de porte-parole, pour donner à Grand-Pré et ses Acadiens de la visibilité à longueur d’année. 

«On n’est pas juste un fait historique, insiste Susan Surette-Draper, qui était la présidente des Amis de Grand-Pré. On est encore ici, on est encore vivant et présent. On est vos amis, on est votre parenté même.»

Mais aujourd’hui, plusieurs de leurs membres, des septuagénaires et octogénaires, dévoués depuis longtemps aux activités du groupe, étaient prêts à tourner la page. 

Ne voulant pas laisser tomber les projets des Amis, l’association devait trouver l’organisme idéal pour prendre la relève. Les bénévoles ont décidé de transférer le terrain de l’ancien cimetière Sainte-Famille (1698-1755), le grand projet de l’association, à la Société Promotion Grand-Pré (SPGP). 

C’est donc la SPGP qui sera responsable de la gestion du cimetière — découvert par pur hasard dans les années 90 lors de travaux de subdivision, où les os d’ancêtres acadiens ont été trouvés — et de son sentier commémoratif, fruit du travail de la membre et historienne Sally Ross, qui s’est battu afin d’obtenir une désignation historique pour le site. 

«C’était difficile comme décision à prendre», dit Surette-Draper. Puisqu’il n’y a que trois cimetières acadiens en Nouvelle-Écosse (Grand-Pré, Annapolis Royal et Falmouth) datant de la prédéportation, il fallait choisir le bon organisme pour protéger cet acquis.

Au moment de la signature du transfert à la Société Promotion Grand-Pré. De gauche à droite: Sally Ross, membre des Amis de Grand-Pré, Susan Surette-Draper, présidente des Amis de Grand-Pré, Robert-Yves Mazerolle, président sortant de la Société Promotion Grand-Pré, et Réal Boudreau. 

PHOTO: Les Amis de Grand-Pré

Les personnes présentes lors du dernier rassemblement des Amis de Grand-Pré, au lieu historique national de Grand-Pré. 

PHOTO: Les Amis de Grand-Pré

Claude Boudreau, directeur général de la Société Promotion Grand-Pré, et Susan Surette-Draper, présidente des Amis de Grand-Pré. 

PHOTO: Les Amis de Grand-Pré

Les Amis de Grand-Pré sont rassurés par leur décision et sont d’avis que le cimetière est entre de bonnes mains avec la SPGP, qui connait bien le dossier. 

Même si la décision de dissoudre l’association a été difficile, Surette-Draper, qui a été avec Les Amis pendant 19 ans, est convaincue que, dans la vie, il y a des moments où, «à un certain point, on arrive qu’il faut laisser partir». 

«C’est le mélange de nostalgie, c’est vraiment triste. Et c’est, dans le même temps, un soulagement. C’est tout ce mélange-là que, moi, j’ai senti», exprime-t-elle. 

Barbara LeBlanc, fondatrice de l’association. 

PHOTO: de gracieuseté

La SPGP s’occupera aussi du site Internet des Amis de Grand-Pré, qui possède un large éventail de ressources historiques. 

En plus de la propriété, il y a aussi un transfert à effectuer de l’argent restant du groupe, qui sera utilisé pour, entre autres, aider avec l’entretien du cimetière et la réfection du site Internet, afin de lui donner une autre vie. 

Avec 35 ans d’histoire, il y a eu nombre d’exploits et de réussites. Les Amis de Grand-Pré sont particulièrement fiers de la lecture annuelle, le 5 septembre à 15 h, de l’Ordre de la Déportation au site de Grand-Pré. Une occasion pour le public de revivre et mieux comprendre ce chapitre de l’histoire acadienne. 

Le Quinzou était, chaque année, un moment marquant pour Les Amis de Grand-Pré. Avant la pandémie, l’association organisait une messe spéciale pour la Fête nationale, un pilier de cette fête liant la foi catholique, l’identité culturelle et l’histoire. 

En 2010, une grande reconstitution de la Déportation et une marche commémorative ont été organisées à Grand-Pré pour permettre au public de se mettre à la place des Acadiens ayant vécu à travers cette période. 

À ce jour, Surette-Draper rencontre encore d’anciens participants qui lui disent que cette expérience les a marqués. Un coup de cœur pour Les Amis de Grand-Pré. 

Félix et Lucille Amirault, membres fondateurs de l’association. 

PHOTO: Les Amis de Grand-Pré

Les Amis de Grand-Pré, au lieu historique national de Grand-Pré. 

PHOTO: Les Amis de Grand-Pré

François Gaudet, guide au lieu historique national de Grand-Pré, et Susan Surette-Draper, présidente des Amis de Grand-Pré. 

PHOTO: Les Amis de Grand-Pré

Type: Actualités

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