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Le parcours de Mariia est assez unique. Elle est née en Ukraine, a grandi en Russie et en Ukraine, a déménagé en France à l’âge de 20 ans, puis habite maintenant au Canada depuis près de 10 ans, ayant passé deux années dans les Territoires-du-Nord-Ouest avant de s’installer à Halifax.
Possédant deux maitrises et une expérience variée en affaires, elle est à la tête de la Playground Creative Agency, une agence initialement créée par son mari, qui propose des services en conception, en marketing, en image de marque et en publicité, entre autres, tout en se spécialisant dans la stratégie.
En travaillant avec une grande variété d’organisations et d’entreprises, Mariia et son équipe offrent des services personnalisés dans les deux langues officielles. Elle souligne d’ailleurs que le fait de proposer des services en français est bénéfique tant pour son entreprise que pour sa clientèle.
«Je pense que c’est vraiment très important, parce que ce qui se passe assez souvent, ce que je remarque, malheureusement, c’est qu’une compagnie anglophone va développer une très bonne stratégie, et après, elle va faire la traduction. Et assez souvent, ce sont des traducteurs, ce ne sont pas des marketologues ou des stratégistes. Ils vont juste faire une traduction directe ou logique, mais qui ne va pas forcément résonner avec les clients parce qu’on sait que la clientèle francophone va peut-être avoir d’autres coutumes, où il y a certains mots qui vont résonner plus que d’autres.»
«Donc nous, ce qu’on fait assez souvent, c’est que, si on fait une stratégie anglophone et francophone, on prend vraiment en compte, OK, si on travaille avec les anglophones, c’est de cette façon-là, parce que c’est les traditions, ça fait qu’il faut faire ça.»
«Mais après, on va reprendre la même stratégie. On ne va pas juste la traduire en français, mais on va vraiment y penser, mais comment est-ce qu’elle peut marcher pour le public francophone, parce qu’il y a quand même des petites différences auxquelles il faut qu’on fasse attention. C’est un peu comme deux niches différentes, même si tu as la même stratégie», explique-t-elle.
Même des mots. Si c’est une communauté acadienne, on essaie vraiment d’aller chercher les mots acadiens, pour créer ce sentiment d’appartenance.
«Même des mots. Si c’est une communauté acadienne, on essaie vraiment d’aller chercher les mots acadiens, pour créer ce sentiment d’appartenance», ajoute-t-elle.
Et même si la concurrence dans le domaine s’intensifie – il y a de plus en plus d’entreprises qui offrent des services bilingues –, Mariia ne considère pas cela comme une mauvaise chose.
«Il y a quatre ans, on était probablement les seuls à être bilingues. Aujourd’hui, le marché a grandi. Bien évidemment, il y a des concurrents qui apparaissent. Mais moi, je trouve que c’est une belle chose. Ça me permet de me développer, de me dire: “Comment est-ce que je peux être la meilleure? Qu’est-ce que je peux faire de plus pour mes clients? Comment est-ce que je peux me développer mieux?”», lance-t-elle.
Pour Mariia, son succès réside dans la manière dont elle peut aider ses clients. «Moi, j’aime vraiment cette partie-là: prendre leur problème, le comprendre, le décortiquer, trouver une solution, mettre la solution en place et voir comment ça grandit.»
