le Vendredi 5 juin 2026
le Jeudi 20 novembre 2025 7:00 Rubrique - Les visages de la Vallée

Les visages de la Vallée – Paul Thimot, Devon Cooke et Jean-Sébastien Giguère

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Paul Thimot, chef, sommelier et chef formateur à Nova Scotia Community College.  — PHOTO: France Thériault
Paul Thimot, chef, sommelier et chef formateur à Nova Scotia Community College.
PHOTO: France Thériault

Dans cette chronique, je vous invite à découvrir Paul Thimot, Devon Cooke et Jean-Sébastien Giguère, le premier étant chef, sommelier et chef formateur à Nova Scotia Community College en plus d’avoir plus de trois décennies d'expérience culinaire.

Les visages de la Vallée – Paul Thimot, Devon Cooke et Jean-Sébastien Giguère
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Type de contenu: Rubrique

Devon Cooke est producteur vidéo et cinéaste. En octobre dernier, dans le cadre de Devour The Food Film Fest, Devon nous a proposé son premier long métrage, The Hands That Feeds Us

Quant à Jean-Sébastien Giguère, il était l‘une des étoiles de Montréal. Restaurateur québécois, celui-ci nous a offert une extraordinaire expérience culinaire avec Reprise de La Cabane à Sucre lors de la cérémonie des Golden Times Awards.

QUESTION-RÉPONSE avec Jean-Sébastien Giguère

FT: Pourrais-tu te décrire en quelques mots?

JSG: Chef entrepreneur passionné, je cherche maintenant à transmettre mon savoir et agrandir mon groupe.

FT: Que représente pour toi l’invitation à l’évènement, Les Étoiles de Montréal? 

JSG: Un grand honneur de faire rayonner Montréal à l’étranger!

FT: Quelle fut ton impression à titre de chef francophone d’avoir participé à cet évènement consacré à la gastronomie et au cinéma? 

JSG: La clientèle était curieuse et très enthousiaste à accueillir un chef francophone.

FT: Quel souvenir gardes-tu de ton expérience à Devour?

JSG: Un superbe accueil qui restera gravé dans ma mémoire !

Le menu créé par le Chef Jean-Sébastien était sublime. Au programme en ce dimanche matin automnal, rien de moins qu’un brunch raffiné en neuf services. 

De la soupe aux pois en passant aux croustillants choux de Bruxelles avec bacon au sirop d’érable servi sur polenta, de même qu’une frittata aux pommes de terre, champignons sauvages et échalotes confites, tout avait été créé pour nous séduire. 

Éblouissement, ravissement et étonnement sont trois mots qui me viennent en tête lorsque je repense à cette brillante invitation gastronomique montréalaise.

QUESTION-RÉPONSE avec Paul Thimot

FT: Pourriez-vous vous décrire en quelques mots?

PT: Acadien, chef, passionné, instructeur et cuisinier.

FT: Qu’est-ce que cela représente pour vous de faire partie de cet évènement?

PT: Depuis le début il y a 15 ans, Nova Scotia Community College est à Devour. On était une grosse partie de ce projet avec nos étudiants. À cette époque, nous utilisons l’infrastructure du collège. Maintenant, c’est beaucoup plus de travailler avec les chefs. Nous voulons que nos élèves travaillent avec les chefs invités, fassent  un peu de networking et qu’ils apprennent différentes choses.

Durant Devour, les élèves ont des opportunités qu’ils n’auraient pas à l’école. Surtout à propos de la bouffe, ils peuvent découvrir un grand nombre d’aliments et d’ingrédients.

FT:Qu’est-ce qui vous inspire en tant que cuisinier?

PT: Pour moi, c’est les aliments. Je ne suis pas gros pour réinventer la cuisine. Je suis plus classique. Moins d’ingrédients sur l’assiette, mais que les ingrédients parlent. Tu prends ce que tu as et tu le fais excellent. 

FT: Comment étaient les relations entre les étudiants et les chefs invités?

PT: J’ai vraiment aimé travailler avec les chefs montréalais. La manière dont ils parlaient et travaillaient avec les étudiants, c’était bien. Ils leur donnaient les instructions dont nos étudiants avaient besoin. Ils les rencontraient au niveau où étaient les étudiants. J’ai trouvé que c’était excellent.

Merci, Paul, pour votre contribution lors des évènements culinaires au festival. Je voudrais faire une mention spéciale pour Fais-do-do autour du homard, qui a été, selon moi, un grand succès.

QUESTION-RÉPONSE avec Devon Cook

FT: Pourrais-tu te décrire en quelques mots?

DC: Je suis cinéaste, philosophe, ingénieur du son et danseur.

FT: Est-ce que tu pourrais brièvement me parler de ton film? 

DC: Ce film raconte l’histoire de ce qu’il faut pour être un fermier et pourquoi je ne peux pas être un fermier.  Je voulais aussi mettre en lumière les failles du système, plus particulièrement dans l’accessibilité et la gestion des terres  agricoles. 

Le film se déroule durant Covid. Le 15 avril 2020, je suis parti de l’ile de Vancouver et j’ai voyagé vers l’est du pays. J’ai visité cinq fermes en huit mois. Durant ce temps, j’ai demeuré chez des fermiers; en échange, j’ai travaillé et contribué aux tâches journalières requises lorsque nous habitons en région rurale sur une ferme. 

Alors que j’y habitais, j’ai commencé à filmer ce qui se déroulait au quotidien, j’ai eu des conversations avec des fermiers et les gens qui contribuent à la ferme.

FT: Qu’est-ce qui t’a le plus surpris dans tes conversations avec les fermiers? 

DC: Ce qui m’a surpris le plus, c’est que j’avais une idée préconçue, un jugement formé au départ qui  m’amenait à croire que nous ne pouvions faire de l’argent en étant fermier. Cela dit, j’ai rencontré des fermiers qui ont deux emplois; d’autres ont trouvé des façons innovatrices de gagner leur vie tout en étant fermier. 

Tous les fermiers rencontrés ont trouvé des solutions et des moyens afin de vivre sur la ferme et d’y élever leur famille. Mon idée à propos du succès et de ce qu’est la richesse ont complètement changé. Être un fermier est une vocation. Vivre à la ferme en famille est un choix important pour eux. 

FT: Qu’est-ce que cela signifie de participer à ce festival? 

DC: La vérité, c’est que j’aurai aimé que mon film soit sélectionné à des festivals internationaux, mais ce ne fut pas le cas. Après avoir discuté avec Michael et Lia, l’idée de présenter mon film en sortie officielle à Devour m’apparaissait un excellent choix, considérant qu’ils se soucient de la nourriture, des agriculteurs et des enjeux économiques qui y sont liés.

Un Q&A avec Devon Cooke et des fermiers, animé par Ali Hassan.

PHOTO: France Thériault

Bonne chance, Devon, pour ta tournée pancanadienne. Je suis persuadée que tu auras de fantastiques discussions et un grand impact sur cet enjeu.

Il va sans dire qu’un tel évènement requiert des idées innovantes, de l’audace et un savoir-faire qui se peaufine au gré du temps. Lia Rinaldo, Michael Howell et un nombre considérables de bénévoles nous ont offert une expérience effervescente, savoureuse et inoubliable. 

J’ai quitté l’évènement Les Étoiles de Montréal avec un grand sourire, un estomac plus que rassasié, le cœur léger et rempli de gratitude.

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