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Pour le public francophone, une soirée spéciale est prévue, le vendredi 7 novembre de 19 h à 21 h, en partenariat avec l’Alliance française et en collaboration avec le Club français de l’Université de Dalhousie.
«Cela est devenu une tradition: chaque vendredi du Festival, la soirée spéciale francophonie a lieu au théâtre de Dalhousie», souligne Hay-Love Hadchiti, fondatrice du Festival.
La séance regorgeant de cinéma expérimental, fictions et documentaires se déroulera au local P 5260 du centre des sciences de la vie.
Mme Hadchiti dévoile que les projections seront suivies d’une discussion avec des professionnels de l’industrie cinématographique et que l’invitée d’honneur de la 9ème édition est la dramaturge et actrice libanaise trilingue, Betty Taoutel, qui vient de Beyrouth pour l’occasion.
Les films choisis par l’Alliance sont non seulement en français, mais aussi en anglais et en arabe, avec sous-titrage français.
Quelque six courts-métrages sont sélectionnés: La Voix de ma mère de Romy et Dolly Choueiri, Alitisal de Sabine Kahwaji, The Dancer de Céline Hammoud, Lorraine de Alisson Basha, Wingo de Edward Gebraël et Bon Apoutine de Ludovic L’Heureux Devinat et Bertrand Niquel.
«Les Libanais font partie du réseau francophone international. Le Liban était sous mandat français lors de son cheminement vers l’indépendance», commente la fondatrice de l’évènement.
D’où l’importance pour elle, en tant que professionnelle de l’audiovisuel, de mettre l’accent sur la francophonie et de lui consacrer une partie essentielle du Festival.
Le premier partenariat avec l’Alliance française a eu lieu à Halifax, puis il a été poursuivi dans le reste des régions canadiennes.
Photo de groupe prise lors de l’édition du Festival de l’an dernier.
Elle signale: «Nous faisons valoir des productions audiovisuelles et cinématographiques de réalisateurs et d’étudiants libanais en France et au Québec.»
Et d’ajouter: «La majorité de nos collaborateurs ont étudié dans des universités francophones au Liban, comme l’Académie libanaise des beaux-arts (ALBA), l’Université Saint-Joseph (USJ), et l’Université Saint-Esprit de Kaslik (USEK).»
Historique
Après son succès à Montréal en 2017, le Festival a eu lieu l’année suivante pour la première fois à Halifax au mois de mai, «le but étant de mettre en lumière le cinéma libanais», enchaine Hay-Love Hadchiti.
«La Nouvelle-Écosse nous a donné le privilège d’organiser l’évènement au mois de l’héritage libanais. Suite à la demande du Consul honoraire du Liban dans les provinces atlantiques, M. Wadih Fares, il se déroule désormais chaque deuxième weekend de novembre.»
La trame du Festival
Remerciant la générosité de tous les commanditeurs dans la réalisation du festival, Hay-Love Hadchiti annonce que l’entrée au Festival est gratuite et ouverte à tous les adeptes du cinéma.
Le samedi, un après-midi et une soirée sont planifiés pour les jeunes à l’Association Diman-Canada.
Dimanche, l’évènement officiel du tapis rouge aura lieu au Musée canadien de l’immigration du Quai 21, accompagné de la projection du film Arze (Cèdre en français) de Mira Shaib, en la gracieuse présence de l’actrice Betty Taoutel, qui répondra aux questions qui lui seront adressées et interagira avec le public.
Et de souligner que le lundi sera projeté le film libanais Nohad Al Chami, A Sign of Faith de Samir Habchi à Cineplex, avec l’anglais pour sous-titrage.
