le Mercredi 21 octobre 2026
le Mercredi 21 octobre 2026 11:00 Nos communautés - Halifax

40 ans à Halifax: «C’est si tant marquant pour tout le monde»

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Le logo et le tapis de Radio-Canada.  — PHOTO: Jean-Philippe Giroux
Le logo et le tapis de Radio-Canada.
PHOTO: Jean-Philippe Giroux

Octobre 2026 marque le 40e anniversaire du service de Radio-Canada en Nouvelle-Écosse. Pour célébrer cet évènement, le média a invité les membres de la communauté à assister à l'enregistrement de l'émission La mouvée, le 16 octobre, dans le studio 60 de CBC.

40 ans à Halifax: «C’est si tant marquant pour tout le monde»
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Type de contenu: Actualité

Jean-Philippe Giroux
Le Courrier de la Nouvelle-Écosse – IJL

Nathalie Allaire, directrice de Radio-Canada Acadie, souligne l’importance de célébrer les 40 ans de la radio, et que, d’ailleurs,  l’Île-du-Prince-Édouard a fait pareillement cette année pour le 30e anniversaire de son service en français. 

«C’est très important pour nous de montrer à la communauté que Radio-Canada est ancrée depuis bien longtemps, pis on va l’être encore pendant bien longtemps», déclare-t-elle, ajoutant que l’émission a été conçue pour le public qui écoute depuis les premières années.

L’animatrice de La mouvée Nathalie Geddry avec Jules Chiasson, qui a été le premier réalisateur de la station d’Halifax, en 1986. 

PHOTO: Jean-Philippe Giroux

Remonter le temps

Le réalisateur et technicien Mark Doiron et ses collègues ont demandé à une dizaine d’anciens, dont Cynthia Maillet, Normand Bélanger et Jules Chiasson, de revenir en ondes pour une édition spéciale de La mouvée, animée par Nathalie Geddry. Cette dernière leur a demandé, par exemple, quelle a été leur diffusion favorite lors de leur temps à la station haligonienne. 

Des clichés d’un album photo de Radio-Canada Nouvelle-Écosse, pour remonter le temps. 

PHOTO: Jean-Philippe Giroux

Les recherchistes ont fouillé dans les archives depuis 1986, l’année où la première diffusion a eu lieu. Les moments forts? Dans un temps plus récent, la couverture de la COVID-19 et de la tuerie de Portapique, et, dans les premières années de service, le combat pour la création du Conseil scolaire acadien provincial et la ségrégation à Chéticamp. 

Au début des années 80, c’est la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse et les organismes communautaires qui ont milité pour la création de la station, pour que les Acadiens de la province puissent avoir une radio à leur image. 

Ce fut monumental pour donner la parole aux Acadiens de la Nouvelle-Écosse et pour valoriser les parlers acadiens, rappelle Cynthia Maillet. Cette place qui lui a été accordée a permis «de passer de “tu parles mal” à “tu peux travailler sur ta diction, la grammaire ou les consonnes”», un signe, selon elle, qu’il y avait une volonté de mieux représenter la diversité linguistique en ondes. 

Avant l’ère des réseaux sociaux, les correspondants régionaux étaient des vedettes, raconte Jules Chiasson, qui apprenait aux animateurs tout ce qui se passait dans leur coin de la province. Ces liens privilégiés étaient une richesse pour eux, car ils les mettaient sur des pistes dans lesquelles puiser pour développer de nouvelles histoires. 

Toujours la même responsabilité

En direct du studio 60 de CBC, Nathalie Geddry et d’anciens collègues de Radio-Canada, en plein enregistrement de l’émission du 40e anniversaire du service d’Halifax.

PHOTO: Jean-Philippe Giroux

Pendant un mois, Mark Doiron s’est beaucoup amusé à consulter l’audiothèque pour monter l’émission du 40e, ayant réussi à compter une histoire progressivement avec des extraits de la toute première émission depuis Halifax, de plus que des moments de valeur historique dans la couverture de Radio-Canada, dont le moratoire sur la pêche à la morue à Terre-Neuve (le 2 juillet 1992). 

Bien que le son et les technologies de radiodiffusion aient énormément évolué depuis les années 80, chez Radio-Canada, «la responsabilité est la même», insiste Doiron, soit de parler aux communautés.  

Agathe Boucart, journaliste numérique à Halifax, a réalisé une vidéo verticale pour le Web et un reportage, qui comprend un entretien avec le premier réalisateur de la station en 1986, Jules Chiasson, et la personne actuellement à ce poste, Mark Doiron. Elle voulait, entre autres, voir les différences et similitudes du travail d’hier et d’aujourd’hui. 

Boucart a également profité de l’occasion pour prendre le pouls en allant à la rencontre du public. «J’essaie de savoir comment on pourrait s’améliorer à Radio-Canada, quels enjeux on pourrait couvrir», explique-t-elle. 

Une radio pour les artistes

Ç’a vraiment bercé tous mes matins en grandissant, pis ça fait une grosse partie de ma vie.

— Sylvie Boulianne

Les auteurs-compositeurs-interprètes Ronald Bourgeois et Sylvie Boulianne ont ponctué l’émission avec des compositions originales. 

«C’est le fun que la communauté se rassemble autour de cecitte, pis c’est si tant marquant pour tout le monde», commente la musicienne. 

L’équipe technique lors de la diffusion en direct depuis le studio 60 de CBC. 

PHOTO: Jean-Philippe Giroux

Boulianne a grandi avec Radio-Canada. Elle se remémore les matins où elle écoutait l’émission en chemin vers l’école. «Ç’a vraiment bercé tous mes matins en grandissant, pis ça fait une grosse partie de ma vie.»

Elle souligne l’importance d’une radio francophone, comme celle de Radio-Canada, pour son cheminement identitaire et artistique. La station de Halifax a joué un rôle essentiel dans le rayonnement des artistes acadiens de la Nouvelle-Écosse, fait remarquer Boulianne. 

Cette dernière a chanté deux de ses chansons, «Thunder Bird», tirée de son premier microalbum, et «Pu feeler ma tête», un simple qui marque le début de son cheminement vers son premier long jeu, qui sera coproduit par elle et la multiinstrumentaliste acadienne Maggie Savoie. 

Ce sera un projet de 11 chansons, qui sera enregistré cet hiver. Elle envisage une sortie à la fin du printemps. 

Sylvie Boulianne, Ronald Bourgeois et Nathalie Geddry avant une performance. 

PHOTO: Jean-Philippe Giroux

L’auteur-compositeur-interprète Ronald Bourgeois s’est produit lors de l’émission spéciale de La mouvée.

PHOTO: Jean-Philippe Giroux

Type: Actualités

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